G 0 M E D 1 K EN CINQ ACTES
NOTICE PRELIMINAIRE
Une autre grande comédie, le Dépit amoureux, marque les dernières années des pérégrinations de Molière en province. Cette comédie suivit celle de l'Étourdi à une assez longue distance : l'intervalle que Molière mit entre les deux pièces est de plus de trois ans, puisque le Dépit amoureux fut représenté pour la première fois à Béziers dans les derniers mois de 1656.^
Cet ouvrage est dans la même voie que le précédent, dans la même tradition théâtrale, dans le même courant d'études. C'est encore une comédie d'intrigue. Toutefois, dans le Dépit amoureux, il n'y a pas seulement une comédie d'intrigue : une seconde pièce se trouve, pour ainsi dire, entée sur la première, et cette seconde comédie est toute de mœurs et de caractère. Tandis que l'une nous prépare les surprises et nous développe les complicatioas bizarres mises à la mode par les Italiens, l'autre déploie à nos j'eux des modèles d'un art nouveau ; quelques scènes tranchent merveilleusement sur l'ancien canevas et nous présagent tout l'avenir du génie de Molière. On a eu tort, par conséquent, de regarder le Dépit amoureux comme ne marquant pas sur l'Étourdi un notable progrès. Ceux qui en jugent ainsi n'ont pas pris soin de séparer les deux éléments dont cette œuvre se compose. Après avoir commencé par établir cette distinction essentielle, examinons chaque partie à son tour.
1. Il faut se reporter, pour ce qui concerne la date et les circonstances de la première représentation, à l'étude générale sur Molière, sa vie et ses ouvrages.
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I/intrigue, dans le Drpil aiiiouycux , est (^iicorn plus rojiiancsquc, plus Invraisemblable que dans VÊlourdi. Elle est empruntée à une pièce italienne, VhUeressc (la Cupidité), dont Fauteur est Nicole Secchi , cl (|ui a été imprimée en 1581. Nicole Secchi, qui vivoit dans la seconde moitié du xvr siècle, avt)it eu déjà une autre de ses pièces, les Tromperies [gl' Jnganni), traduite en françois par Pierre Larivey. Voici le sujet développé par Tautcur italien dans l'Intéresse :
Le vieillard Pandolphe a sur la conscience un gi-and remords. Jadis, pendant une grossesse de sa femme, il a parié à son voisin Richard qu'elle accoucheroit d'un garçon; Richard tint le pari qui étoit de deux mille écus. La femme de Pandolphe mit an monde une fille et mourut peu après. C(;lui-ci, pour ne pas perdre sa gageure, fit passer l'enfant pour un garçon, et l'éleva comme tel. Il a maintenant deux filhîs nubihis : Tune Virginie, dont le sexe est connu, Fautn; Lélie, (|ui porte hîs habits d'homme. Mais l'âge de celle-ci rend de jour en jour la position plus difl^cile, redouble les inquiétudes du vieillard et lui l'ait regretter la fraude (pi'il a commise. 11 seroit bien plus troublé (mcore s'il savoit ce qui se passe.
Deux jeunes gens, Fabio et Fiaminio, croient être rivaux et ne le sont pas. Fabio s'assure de la victoire en épousant clandestinement Virginie. Il prévient son valet Zucca qu'il se propose d'aller pendant la nuit rejoindre celle-ci qui lui a donné rendezvous. Zucca exprime toute la frayeur que lui causent ces téméraires aventures. Fiaminio, amoureux de Virginie, arrache au valet Zucca le secret de Fabio que Virginie auroit pris pour époux; et, naturellement, il est furieux de cette trahison. L'erreur des deux jeunes gens nous est révélée par les aveux de Lélie à son confident Thébalde; Lélie, qui a à la fois la tendresse de cœur de son sexe véritable et la hardiesse de celui dont elle porte le costume, éprise de Fabio, n'a rien trouvé de mieux que de prendre le nom et les vêtements de sa sœur, et de devenir par ce moyen la femme de Fabio qui se croit le mari de Virginie. La nuit, plus discrète que Zucca, favorise la supercherie de l'une et entreti(!nt la méprise de l'autre.
Fabio est le fils de ce Riciiard à (jui Pandolphe a escroqué les deux mille écus. Richard est informé par Zucca de la conduite de
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son fils, et il vient s'excuser auprès de Pandolpiie; il lui pui'le de sa fille et de la découverte qu'on vient de faire; Pandolphe, qui suppose qu'il s'agit de la fraude qu'il a commise et du déguisement de Lélie, se déconcerte et proteste à plusieurs reprises qu'il est homme de bien. Enfin, il s'aperçoit du quiproquo, s'étonne du mariage qu'on lui apprend, et demande une heure pour réfléchir sur ce (pi'il convient de faire.
Fabio reproche à Zucca d'avoir trahi son secret. Le valet promet à sou maître de le tirer de ce mauvais pas; il soutient à Pandolphe que Fal)io est son gendre; il soutient à Virginie que Fabio est son époux, qu'elle est enceinte, et qu'elle ne sauroit plus longtemps le dissinniler. Virginie s'indigne et réplique au valet en termes lort peu m(;sui"és.
Ce qui vient mettre un terme à cet imbroglio, c'est la révélation qu'on fait au bonhouime Richard du sexe de Lélie, et de la ruse dont son fils Fabio est victime. Richard, qui est un vieillard indulgent, trouve l'aventure charmante; il diroit volontiers, comme la Rosalinde de Shakespeare, que les filles les plus sages sont les plus diablesses; il admire l'esprit et l'audace de Lélie; il brûle de l'embrasser, et ne veut point d'autre bru qu'elle. Il annonce à son fils que Lélie le provoque en duel. Flaminio, qui est mis au fait de l'intrigue , survient et leur dit d'entrer dans la maison de Pandolphe où l'on va arranger l'affaire. Fatoio s'y refuse; il ne veut pas entendre à un accommodement; il prétend pousser l(;s choses jusqu'au bout. Il cède toutefois lorsqu'on promet de lui laisser celle qu'il a épousée. Ils entrent tous chez Pandolphe, et un personnage vient avertir les spectateurs que tous les intérêts sont conciliés et que les amants sont au comble de la joie.
Telle est la pièce de Nicolo Secchi. Elle se retrouve presque tout entière dans le Dépit amoureux. Molière a renchéri encore sur quelques détails : il a ajouté l'histoire d'une substitution d'enfant à celle du travestissement d'une fille en garçon, et il a de la sorte compliqué davantage ce qui l'étoit déjà bien suflîsamment. Cacher une fille sous des vêtements virils, la jeter dans des situations diflficiles ou scabreuses, tirer de là des effets plaisants, c'est le pont aux ânes de la comédie. Les Italiens ont, en particulier, abusé de cet expédient. La pièce de Secchi traduite par Larivey, les Tromperies^ repose sur une donnée semblable, et
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ron y voit la nuillKUirousc et unioureusc Geneviève, non moins embarrassée que Lélie, maudire le costume masculin et le nom de RolxM't qu'elle a usurpés. Le théâtre espagnol, le tliéàtr(> anglois, ne inénagcoicnl pas non plus ce ressort dranniti(|ii(^; Sliaivespoai'c Ta fréqueinmciit employé : on se rappelh^ et la piquante Rosalinde que nous venons de nommer, (*t \iola, et Iniogène. En France, la comédie d(!S Rotrou, des Hardy, des Garnier, étoit fondée presque tout entière sur de pareilles aventures. V(;rs répo(iue où .Molière donnoit en i)rovince le Dépil amoureux, la scène parisienne voyoit jouer deux pièces où le nœud est le môme que celui de l'Intéresse : Tune, de d'Ouville, intitulée : Aimer sans savoir qui, jouée en i6Zi5; l'autre de Boisrobert : la Belle inimible, jouée en 1656, c'est-à-dire la même année que le Dépit amoureux.
Cette partie de la comédie de Molière n'est donc qu'une imitation, et l'imitation d'une œuvre qui ne se recommande ellemême que par le plus foible mérite d'invention. Ce qui, toutefois, jusque dans cette partie, assure une incontestable supériorité à la pièce françoise, c'est un certain nombre de scènes parfaitement exécutées. Le monologue de Mascarille (acte V, scène i), l'entrevue des deux vieillards (acte III, scène iv), sont des modèles de facture. L'auteur italien n'a rien de comparable. De plus, les grossièretés et les indécences qui abondent dans l'œuvre de Secchi ont disparu dans celle de Molière. Le roman est aussi, dans cette dernière, conduit avec plus de rapidité. Un art plus sur, plus avancé et plus éclairé se fait sentir d'un bout à l'autre de l'ouvrage.
Mais passons à cette seconde! comédie intercalée dans l'ancienne, qui va nous révéler un bien autre progrès et presque une révolution. On a vu que, dans l'hiteresse , le personnage de Flaminio et celui de Virginie étoient fort légèrement esquissés; la jeune fille n'apparoît guère que pour répondre aux imputations offensantes du valet Zucca, ce qu'elle fait en employant un style (pi'on ne croiroit pas celui de la vertu. Molière s'empare de ces deux personnages, et il en fait Éraste et Lucile; il met auprès de l'un Gros-René, et Marinette auprès de l'autre; et il dessine, avec ces deux couples disparates, des scènes mille fois plus intéressantes que tous les imbroglios de l'Italie.
Que s'étoit-il passé entre la première œuvre vX la seconde? La
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tradition nous a transmis des indications précieuses que nous avons fait connoître. Nous avons dit que, pendant cet intervalle, le poëte fut, selon toute vraisemljlance, plus profondénuuit remué par la passion de Tamour (pril ne Favoit été encore, et (pi'il sortit de cette épreuve avec un(î expérience; nouvelle. La grâce féminine étoit tout à fait absente de l'FAonrrli, où les rôles de Célie et d'Hippolyte sont nuls. 'Mlle nous apparoît vraiment raj'onnante avec Lucile. Lucile possède la dignité, la tendresse , le charme; elle est dessinée avec les plus vives et les plus aimables couleurs. C'est la première de ces délicieuses créatures, si parfai- 'tement françoises, qui s'appelleront Léonor, Marianne, Elvire, Henriette, etc.; c'est le premier nom de femme qui s'inscrive définitivement dans l'histoire de notre comédie.
Et, en même temps que paroît Lucile, la vérité du sentiment éclate à nos yeux. L'observation devient plus pénétrante et nous dévoile avec une sagacité merveilleuse les agitations secrètes et les mystérieuses impulsions du cœur humain. Molière se trouve en pleine possession du génie comique. Les scènes d'Éraste et de Lucile, de Gros-René et de Marinette, sont des peintures qu'il pourra répéter, mais non pas surpasser. On a dit avec raison que ces scènes marquent une date aussi importante dans les annales de la comédie que les fameuses scènes du CAd : « Rodrigue, as-tu du cœur?« et « A moi, comte, deux mots! « dans les annales de la tragédie. Il y a là une illumination, une révélation saisissante qui dut frapper les contemporains, et qui ne pouvoit manquer d'être sentie par l'auteur lui-même. Molière, en effet, ne s'y trompa point. 11 donna à son œuvre le titre qui convenoit à cette partie épisodique, comme si à ses yeux la pièce étoit tout entière dans ces quelques scènes; il pressentoit et devançoit l'opinion de la postérité.
On a , comme on le pense bien , recherché les sources où Molière avoit puisé l'idée de ces développements que ne pouvoit lui suggérer Vlnleresse. On a signalé un canevas italien intitulé: gli Sdegni amorosi (les Dédains amoureux). Mais un canevas se borne à indiquer les situations; et on est toujours fort embarrassé d'ailleurs vis-à-vis de ces programmes de la Commedia deW arle, dont la date est absolument incertaine. On a signalé encoi-e, dans la pièce de Lope de Véga, el Perro del Orlolnvo (le Chien
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ilii Jardinier), la scène do réconciliai Idii de Marcello ot Thoodore (acte II, scène ix), scène qui oflViroit plutôt de Tanalogii» avec celle de Valère, Marianne et Dorine dans le Tartuffe (acte II, scène m). On n'a pas oublié do citer aussi Todo (riloraco, Timinortel Donec grcilus erani.
Mais tous ces rapprocheinents, (pij ont sans doute leur intérêt, ne diminuent en rien ]\)riL!,inalité do la double scène du Dopii amoureux. L'exécution, le détail, le dialogue est tout dansées sortes de créations. 11 est bien clair (\\\on avoit dit avant Molière (|u"il y a des brouilles, des colères, des raccomniodenuMitsdans Faniour. Térence répète fréfiuemment cette incontestable vérité :
In amoi'C hase omnia insiuit vitia : injnri.T, Suspicionos, inimicitifr-, iiulucia', Bellnni, pa\ riirsum.
« L'amour est sujet à toutes ces misères : injures, soupçons, lios- « tilités, trêves; c'est la guerre, et puis la paix. »
Térence et Horace, Lope de Véga et Molière n'ont tous eu qu'à copier les tableaux que la nature nous présente sans cesse. La peinture du Dépit amoureux, telle que le comique françois l'a tracée, est prise sur le vif; elle a l'honnue pour prototype et exemplaire, et elle vivra autant que l'homme même.
Nous n'avons pas encore épuisé tous les éléments de la comédie de Molière. On y rencontre un personnage qui ne tient ni à l'intrigue, ni aux scènes épisodiques, et qui ne fait que jouer une sorte d'intermède , le pédant Métaphraste. D'où vient ce personnage? Il y a, dans l'Intéresse., un pédant nommé Hermogène, chargé aussi de l'éducation de Lélie, la fille crue garçon. Mais cet Hermogène ne ressemble pas du tout à Métaphraste; son rôle ne consiste qu'en une suite d'indécentes équivoques. Le personnage du pédant étoit traditioimel dans la comédie italienne, et il s'imposa à la comédie françoise à partir du moment où l'influence italii'une prévalut sur notre théâtre. Les pédants de Larivey ne parlent pas latin moins ol)stinément que Métaphraste. Dans une pièce de Gilet deLaTessonnerie, le Déniaisé^ représentée en 16/|7, on voit aussi un intondant nommé Pancrace se livrer à un tel bavardage métaphysirpie, qu'il ne laisse pas à son interlocuteur le temps d(; dire un seul mot, et qu'on est obligé de le forcei-
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au silence.' N'avons-nous pas aperçu déjà, du reste, le docteur non moins opiniâtre de la Jalousie du Barbouillé? C'étoit là une donnée commune, un moyen comique sans cesse renouvelé. Pour ces sortes de rôles, la question d'imitation ou d'emprunt ne peut même pas être posée : tout le monde en pareil cas imite tout le monde.
On retrouve enfin dans le De'pil amoureux le valet Mascarille; mais combien changé depuis l'Élourdi ! Ce n'est plus le brillant roi des fourbes, aussi impudent que rusé, et risquant fort lestement les coups de bâton ou les galères. Crédule et indiscret, il tombe maintenant dans les pièges qu'il auroit tendus autrefois. La poltronnerie, que naguère il avoit presque perdue, il l'a reprise au grand complet, et c'est même le seul trait de son nouveau caractère. Il devance Sosie, et non plus Scapin. Il se laisse tout à fait éclipser par Gros-René, philosophe pratique et beau raisonneur. En dernier lieu, non moins dépourvu qu'au dénouement de l'Étourdi^ il voit Marinette lui échapper et Gros -René trioml)hant se moquer de ses menaces. On peut douter que Molière se soit jamais chargé de ce rôle; s'il le joua en province, il y renonça à Paris. Le personnage qu'il faisoit dans cette pièce étoit celui d'Albert, père de Lucile et d'Ascagne.
Le Dépil amoureux fut bien accueilli du public parisien, lorsqu'il fut représenté sur le théâtre du Petit -Bourbon, en décembre 1658. On a de ce succès le même garant que du succès de l'Elourdi, l'ennemi de Molière, Le Boulanger de Chalussay. A la suite des vers que nous avons cités dans la notice de l'Élourdi, nu lit If's vers suivants :
Mon Dépit amoureux suivit ce frère aisné
Et. ce charmant cadet fust aussy fortuné.
Car quand du Gros-René l'on apcrceut la taille.
Quand on vit sa dondon rompre avec lui la paille,
Quand on m'eut vu sonner mes grelots de mulets ,2
Mon bègue dédaigneux 3 déchirer ses poulets
Et ramener chez soy la belle désolée,
Ce ne fut que ah! ah! i\a.n& toute l'assemblée;
1. Voyez cette scène dans V Histoire du Tiiéâlre . par les frères Parfait. i. Voyez la dernière scène de l'acte III. 3. Béjart l'aîné, qui jouoit Éraste.
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Et (le tous les costés chacun cria tout haut :
i( C'est 1;\ faire et jouer des pièces roniinc il faut! n
l.c /h'/)il amoureux est une dos pircesdc .Moliri-c (|ii'()ii voit le plus constuiiiinont au théâtre; elle ne (|iiilte, poui- ainsi parler, prescpie pas ralliche. Mais on a fait la séparation (pie nous v(!nons d'étal)lir tout à l'heure : on supprime toute; la comédie d'intrigue, et Ton ne joue que cette comédie distincte oii éclata pour la première fois dans toute sa vivacité le génie de Molière. Cette comédie forme deux actes : elle comprend le premier acte de la pièce complète, les six premiers vers de la scène m de l'acte II, la scène iv du même acte, les scènes ii, m et iv de l'acte IV'". Ainsi réduit, le Dépit amoureux ofî're un régal dont ne se lassera Jamais, il faut l'espérer, l'esprit des François.
Le Dépit amoureux ne fut imprimé, comme l'Étourdi, qu'en 1663. Nous suivons, pour établir notre texte, trois éditions principales :
L'édition princeps : le Dépit amourexix, comédie représentée sur le théâtre du Palais-Royal, de J.-B.-P. Molière; à Paris, chez Claude Barbin, au Palais, sur le degré devant la Sainte-Chapelle, au Signe de la Croix. 1663. Le privilège d'imprimer, signé Le Juge, est du dernier jour de mai 1660 ;
L'édition de 1673 et l'édition de 1682.
Nous reproduisons fidèlement le texte de l'édition de 1663, le plus correct de ceux qui ont paru pendant la vie de Molière, et nous relevons les variantes des éditions de 1673 et de 1682.
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