Tournure brusque et violente qui est ici bien à sa place
2. Mi'^taphraste emploie toujours des expressions qui n'appartiennent pas à la langue ordinairo.
ACTK II. SCKNE \]\. 203
ALBERT
Ainsi soit-il !
MÉTAPIIRASTE.
Parlez quand vous voudrez.
^m^ ALBERT,
J'y vais.
MÉTAPIIRASTE.
Et n'appréhendez plus l'interruption nôtre. ^
ALBERT
C'est assez dit.
MÉTAPHRASTE
Je suis exact plus qu'aucun autre.
ALBERT
Je le crois.
MÉTAPHRASTE
J'ai promis que je ne dirai rien.
ALBERT
Suffît.
MÉTAPHRASTE
Dès à présent je suis muet.
ALBERT
Fort bien.
MÉTAPHRASTE
Parlez ; courage ; au moins je vous donne audience. Vous ne vous plaindrez pas de mon peu de silence : Je ne desserre pas la bouche seulement.
ALBERT, à part.
Le traître !
MÉTAPHRASTE
Mais, de grâce, achevez vitement :
I. Ce pronom placi' après le nom est encore du style de ce pédant.
ii!)4 LE DEPIT AMOCREUX
DqNÙs kmgtemps j'écoute: ït est" bien raLsounable Que je parie à moo tour.
ILBEKT.
Donc, bourreau détestable...
MtTAPeKA:STE.
Hê! bon Dieu! Taulez-%'ous que j'écoute à jamais? Partageons le parier au iimmiis. ou je m'^en vais.
ALBEKT.
Ma patieDce est iMen...
NETAPHRASTE.
Qnm! Youlei-vous poursuivre?
*> n'est pas encore fait? Per Joretn' " je suis irre! =
ALBEKT.
Je nai pas dît...
METAPHBASTE.
£oc«M'? Boa Keu! que de discous! Rien n*est-il saflSsant d'en arrêter le cours?*
ALBEKT.
renrage-
MElAPeRA>TE.
Derechef! 0 rétrange t<wture!
Hé! laïssez-mm pari^ un peu, je tous conjure. Un sot qui ne dit mot ne se distingue pas D'an savant qui se taît.
ALBEKT.
Parbleu ! ta te tairas.
i. On Asiôtl : ■omfiwanrtt de; aÔBlâ :
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