PO T. 1. DORE
Enfin, le beau mignon, vos bons déportements* Troubleront les vieux jours d'un père à tous moments ; Tous les jours vous ferez de nouvelles merveilles, Et nous n'aurons jamais autre chose aux oreilles.
Que fais-je tous les jours qui soit si criminel? Kn quoi mériter tant le courroux paternel?
pÔltdore.
Je suis un étrange homme, et d'une humeur terrible, D'accuser un enfant si sage et si paisible! Las ! il vit comme un saint ; et dedans la maison Du matin jusqu'au soir il est en oraison !
* Var. Enfin. le beau mignon, vos beaux déportements (1C82).
Diir qu'il pervertit l'ordre de lu nature,
Kt l'ait du jour la nuit : ô la grande imposture !
Qu'il n'a considéré père ni parenté
En vingt occasions : horrible fausseté !
Que de fraîche iiiémoirc un furtif hyniénée
A la lilh^ d'Albert a joint sa destinée,
Sans craindre de la suite un désordre puissant :
On le prend pour un autre, et le pauvre innocent
Ne sait pas seulement ce que je lui veux dire.
Ah! chien, que j'ai nu-u du ciel pour mon martyre
Té croiras-tu toujours?* et ne pourrai-je pas
Te voir être une fois sage avant mon trépas'?
VALÈRE, seul, et rêvant.
D'où peut venir ce coup? Mon âme embarrassée Ne voit que Mascarille où jeter sa pensée, 11 ne sera pas homme à m'en faire un aveu. Il faut user d'adresse et me contraindre un peu Dans ce juste courroux.