‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., trèssoigneusement rev. sur les textes originaux, avec un travail de critique et d'érudition, aperçus d'histoire littéraire, biographie, examen de chaque pièce, commentaire, bibliographie, etcChapitre 52 sur 266 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

que les mauvaises passions furent li's \éntables ressorts de son génie. Il y a de l'exagéiation dans le jugement des uns et des autres, mais surtout, à notre avis, de la part des derniers. Que Molière n'ait pas été une âme paisible et rigide, qu'il ait eu certaine âpreté de caractère , d'opiniâtres rancunes , des entraînements qu'on ne sauroit entièrement approuver, on peut n'en pas disconvenir. Faire de Molière un Grandisson, c'est ridiculement se méprendre. Mais de tout ce que l'on sait de lui, il ressort avec une incontestable évidence que ses sentiments étoient élevés et généreux, qu'il avoit une vive sensibilité, une droite raison, un grand amour de la sincérité et de la justice; cela doit suffire, pour qui ne place pas son idéal trop au-dessus de l'humanité, à compenser quelques erreurs ou quelques foiblesscs; et, en effet, le spectacle de sa vie ne fait pas tort à l'admiration que ses ouvrages inspirent.

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