‹ Œuvres complètes. Nouv. éd., trèssoigneusement rev. sur les textes originaux, avec un travail de critique et d'érudition, aperçus d'histoire littéraire, biographie, examen de chaque pièce, commentaire, bibliographie, etcChapitre 7 sur 266 · On connoît les vers de César sur Térence · texte numérisé non relu

On connoît les vers de César sur Térence

Tu quoque, tu in summis, o dimidiate Menander, Poneris, et merito, puri sermonis amator; Lenibus atque utinam scriptis adjuncta foret vis Comica, ut aequato virtus polleret honore Cum Graiis, neque in hac despectus parte jaceres : Unum hoc maceror et doleo tibi déesse , Terenti !

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nous montrons si exigeants, c'est, il faut le leconnoitre, parce que Molière est devant nos yeux. Molière qui est aussi gai et entraînant qu'Aristophane, sans avoir recours à des conceptions aussi liizarres , qui possède aussi complètement que Ménandre la science de l'âme , et a créé des types qui ne mourront pas quand même ses œuvres disparoîtroient à leur tour; Molière qui sait parfois braver comme Plaute la modération et pousser le vicieux et le ridicule jusqu'à l'extraordinaire, et qui a en même temps le pinceau sobre et délicat de Térence, Molière nous offre une personnification plus parfaite de l'art de la comédie.

Mais notre grand comique françois ne succède pas directement à Térence. Plus de dix-huit siècles les séparent. La comédie du xvii<= siècle n'est pas purement et simplement l'héritière de la comédie latine. Une immense révolution s'est accomplie dans l'intervalle. L'art théâtral et en particulier l'art comique a eu son histoire pendant cette vaste période. Nous avons à rechercher si cette histoire n'enrichit pas de nouveaux noms la grande lignée comique, et si elle ne fournit pas. à Molière d'autres ancêtres, des précurseurs ou des rivaux.

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