DS L'ORAISON
quel les rmor agreaDies an Père éternel.
Noua lisons en la Grenese , que lorsque
Jaoob (4) voulut avoir la bénédiction de
aoD perelsaaCySa mereluy fîtappreslerun
dierreau à la sauce de la venuison , selon
qalsaac Taimoit, etluy fit mettre dans ses
nains des gants de poil , à cause qu*Esaii, à
ipn appartenoit la bénédiction, estoit tout
tbIu ; mais outre cela , elle iuy fit encore
neUre la robbe parfumée destinée pour
Taisné de la maison , puis le mena ainsi à
no mary , qui estoit aveugle , et Jacob de-
Mndala bénédiction à son père Isaac,qui
Iny touchant les mains , s*escria : Ah 1 que
Je suis en peine, la voix que j'entends est
bvoix de mon Gis Jacob , mais les mains
que je touche sont les mains d^Esaii ; Fox
fmdem , voxJacobi estjSed manus^ ma-
maunt iS'^au.Neantmoins ayant senti la
nave odeur qui provenoit de sa robbe
UTU.
parfumée , il en récent tant de complaisance , qu*il dit ces paroles : La bonne odeur que je sens donne tant de suavité à mon odorat, qu'elle me contraint de donner la bénédiction à mon fils. Ainsi nous autres, ayant appresté cet agneau sans macule nostre divin Sauveur , et l'ayant présenté au Père éternel comme un mets tres-delicieux pour rassasier son goust, en Iuy demandant sa bénédiction , il nous dira semblablement, s'il nous trouve rcvestus de sa robbe, c'est-à-dire de son sang : La voix que j'entends est la voix de Jacob , mais les mains qui signifient nos œuvres sont les mains d'Esaii ; toulesfuis , à cause de la suavité que j'ay à sentir la bonne odeur qui provient de la robbe parfumée do mon fils , je vous donne ma bénédiction, bénédiction qui nous comblera de grac« en ce monde , et nous fera par>'enir à la gloire étemelle en l'autre. Amen,
AUTRE SERMON