‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 2)Chapitre 118 sur 356 · POUR LA PROFESSION DM MUIGIEUSES DE LA VISITATION · texte numérisé non relu

POUR LA PROFESSION DM MUIGIEUSES DE LA VISITATION

•iasi lrt?jéttez> nièsprisez^ morUdex-, immne le rebut du monde et une lu néant. Nous abandonnons bien ses extérieures, direz-vous; mais ismettre nostre propre jugement eissujcttir à ccluy d*une supérieure , OTR* todement à nostre proprB voqu*eile soit tousjours absolument e etobeyssante à ses ordonnances, le chose bien difficile et mal-a!i^a 1 est vray, mes chères filles, et pour 08 avez besoin d'an grand courage, 16 grande magnanimité. Mais si la Lé vous estonne , je vous présente Hites considérations , qui nous fennoistre l'enlrepriàe estre plus fa* 5 vous ne pensez , et qui vous donde la consolation,

remiere est, que celuy qui vous apla conqueste de son trés^pur amour, » puissant pour vous ayder à paru but de vostre entreprise : confiuzmc en luy, et luy dittes hardin>ent :

ndez. Seigneur, à nos âmes, tout i vous plaira , et nous donnez la a le faire , et d'accomplir entiereostre saincle volonté , afm de nous agreab es à vostre divine Majesté ; »ar voslre grâce que nous allions à ^ousavez commencé en nous l'œunoslre perfection , nous ne voulons douter de vostre bonté que vous ne :heviez , si nous coopérons fidelle- /ec vous.

'conde considération qui vous rele* courage, c'est de ^ça voir en quoy ^te : je vous ay dit que vous aviez i'un grand courage et d'une grande limité pour parvenir au butd'evoâ- •éprise , il est vray ; mais en quoy vous que consiste celte grandeur âge et celte magnanimilé ? c'est en esse de courage , et vous l'aurez t plus grand, que vous Tau rez 'pi us 'est-à-dire que vous serez plus j)erestimê de vous-mesmes. Ressouous de celle parolle tant admirat bien inculquée dans le cœur des s par Noslre-Seigneur : Si vous faits, leur disoil-il, comme un petit vous n'entrerez point au royaume IX, Am^n dico vobis^ nui conversi I, et efflciaminisicuiparvuli^ non \$iê 4mr§§fmm emlwrum. Certes si

wm vtMxm jpAtvmif à la piktnciioH , Il nous faut esire epèmbtables en eonrsge «mi petits enfbAs, c'est-à-dire humbles comme (eut , dom , souples et fatiles à KHirnerft

toute main comme eux.

Mais remarquez, je vous supplie, comme Nostre-Seigneur t fait ftetireilletisemetit bien paroistre la grandeur de son courage es plus excellons actes de l'amour qu'il iIoUb fi monstre avoir pour nous en sa mort et passion , ne faisant autre chose que éB 'laisser fai^e de luy tout ce qu'on vouloit, constituant la grandeur de son courage à se laisser tourner au gré et à la volonté d'un chacun. C'est aussy en quoy le nostre doit paroistre , et en quoy il veut que nous l'imitions « non pas ia«t à faire ^ comme à laisser faire en nous , et de nous tout ce qu'on voudra , non seulement par sa divine Majesté, mais aussi par nos supe» rieurs , nous rendant maniables , souples et humbles comme des fietits en fans ; car nostre grandeur consiste en nostre petitesse , et nostre exaltation en nostre humiliation..

La troisiesme considération qui vous doit estre de très-grande consolation, est TIkhineur que vous avez de venir faire vos vœux sous la prolection de nostre glorieuse Maistresse la tres-saincte Vierge, laquelle comme une mere-perle a tousjours «escu emmy la mer de ce monde , sans recevoir aucune goutte d'eau salée , je veux dire , sans estre aucunement abreuvée des vains plaisirs terrestres, ains elle a tousjours vescu dans une admirable pureté en la praatiquo de toutes sortes de vertus , mais spécialement d'une profonde humilité et abjection. Vertus par lesquelles elle s'esl rendue si agréable à Dieu, qu'il l'a choisie pour eslresa mère.

Confiez- vous donc aux mérites de cette Sle Vierge, et ne doutez point qu'elle ne vous assiste tres-particulierement, et vous prenne en sa sainrte protection , si vous venez à faire l'offrande de vos vœux avec humilité et simplicité de cœur, puis^iue ce sont les vertus jointi^s à celles de suivre fiJellement les attraits et les inspirations célestes qui ont le plus reluy en elle durant le cours de sa vie mortelle. Vertus lesquelles sans doute, avec son ardente charité , luy méritent la grâce d'estre advan* tagéa 4» plus ^pêaSm iaveuf» fua M•la^

SERMON

ny ne sera jamais aucune créature humaine ou angelique , ayant eu l*honneur d'appartenir de si près à l'humanité très-saincte de nostre divin Sauveur et Maistre , lequel

je supplie avec le Père et le Saittct<-Es|Mrit, vous donner sa grâce en ce monde, eiaa gloire en l'autre, jimen.

SERMON

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