LIVRE m, GHAPIXBi
os, cresches et sepulcbres , quoy que ne la eroii a eeté ennoblie pour avoir
employée ao service de nostre reption , aussi ont bien la lance , la zbe et le sepulchre.
une est , que dès lors que Constantin aboly le supplice de la croix , la croix t d'autre usage parmy les chrcstîens , D de représenter la saincte passion : là 38 cresches , sepulchroi? ou autres choiemblables , ont plusieurs autres ordies et naturels.
autre est , cellie que dit S. Athanase , tant que si quelques payons ou hugue-
nous reprochoient Fidolastrie, comme )U9 adorions le bois , nous séparerions nnent les pièces de la croix , et no les irant plus, on connoislroit que ce n'est pour la matière que nous honorons la X, mais pour la représentation et rcabrance : ce qu*on ne peut faire de la tcfae, lance et sepulchre et autres telles les : lesquelles neantmoins estant em- ^éas expressément à la représentation saincts mystères , ne doivent pas estre rées d*honneur.
»onc les images ayant perdu leur forme, lar conséquent la représentation , elles sont plus vénérables : mais cela s'en- 1 quand elles n'ont point d'autre quahODorable sinon la représentation et le
rapport à leur modçlle , commç il arrive ordinairement. Mais cette image de Cdsaréo, ou la représentation, estoit une relique précieuse de cette dévote femme , un mémorial d'antiquité vénérable , et instrument d'un grand miracle , lesquelles qua* litez ne se trouvent pas seulement à l'assemblage , symétrie et proportion des lineamens et relcveurs d'une statué' , mais encore à chaque pièce d^icclle : ainsi les pièces des statuè's anciennes sont gardées pour mémoire d'antiquité; et de mesme»
le moindre brin de la robbe , et autres meubles des saincts et des inslrumens de Dieu.
Or un grand miracle - avoit esté fait à celte statue , elle estoit colloquée sur une haute colomne de pierre, sur laquelle croissoit une herbe inconnue, laquelle venant à joindre aux franges de la robbe de Timage, guerissoit de toutes les maladies : en quoy la robbe de Nostre-Seîgneur est d'autant pTus comparable à sa croix; car si la rubbe fît niîracies estant touchée , aussi Gt bien sa croix. Si non seulement sa robbe , maift encore l'image de sa robbe ^ a fait miracles, je viens aussi de prouver que les iokages (le la croix ont eu cette grâce excellente d'estre bien souvent inàtru^n^jii) miraculeux de sa divine majesté.