CHAPITRE VI
Lt croix est employéo es coasecratioiiB tk b«iMdiciions sacramentelles.
Le GOAté du Sauivtiic percé par b taoca «uflsb<»oix fui. la viive aoufca de toytealet
grâces » dont les âmes sont arrousees par les saincls sacremens. Nos anciens Toat ainsi remarqué. Où est-ce donc que U signe de la croix est plus sortable qu'aox sacremens? Quand ce ne seroît que pour protester que la passion est la fontaine des eaux salutaires qu'ils nouscommunîqnent; les consécrations sont les plus excellentes invocations qui se fassent en l'Eglise. Le sainct signe estant un si propre moyen de prier, ne peut estre mieux employé qu'à cet cflTect. Aussi en esté une forme ordi* naire à l'ancienne Eglise de consacrer avec le signe de la croix. Oyons les tesmoina. S. Clirysostome : « Ainsi la croix reluil » en la table sacrée , es ordinations des » prestres; ain.-i derechef avec le corps de » Jesus-Clirist , es cènes mystiques.» Et ailleurs parlant de la croix : «Tout ce qui » profite à nostre salut est consommé pv » icelle ; car estant régénérez , la croix | » est , quand nous sommes nourris de 11 » tres-sacrée viande , lorsque nous sommes » establis pour estre consacrez en Tordre, » par twit, et Cousjours , cette enseignede » victoire nous'assiste. » S. Aus:ustin: cS » ce signe n'est appliqué ou au front def » croyaus , ou à Peau mesme par laquelle » ils sont régénérez, ou â l'huyle avecla- » quelle oingls de chresme , ou au sacri- » fice duquel ils sont nourris , rien de tout » cela n'est deuê'mcnt parfait. » Maisj'ay desja produit ces tcsmoignages ailleurs avec plusieurs autres qui peuvent Cilre ropportez icy , en voicy d'autres.
S. Cyprian : « Nous nous glorifions en » la croix du Seigneur, de laquelle la verlo » parfaict tous les sacremens, sans lequel » signe il n'y a rien de sainct, ny aucune » consécration est réduite à son effcct. • ËC ailleurs : « Enfin quels que soient les » administrateurs des sacremens, quelles » que soient les mains avec lesquelles oo » baigne, ou oigne ceux qui viennent aa » baplesme, quelle que soit la poictrlnede • » laquelle les mots sacrez sortent, l'autho- » rite ou vigueur de l'opération donne let » fect à tous les sacremens en la figure de » la croix. »
S. Denis areopagite tesnioigne que le
chresme estoit versé dans le baptistère,
; en forme de croix , comme nous faisons
I encore maintenant. Et traittant de l<
I sarmcte onction : c L'evesque» dift-il, oofl^
LIVRB m. CHAPITRE YII.
Dt Tonction par le signe de la I croix ) laisse l'homme aux prei&ur cslre oingt par iceux, par tout â. » Parlant ded saincU ordres :
-il, à chacun d'icoux, le signe de X edt imprimé par l'eveaque be-
nent dit que les premiers prelaU •ianisme, venant à Tau tel , se aide la croix : « Donc Tevcsquc à part soy avec les prestreë, metc robbe «plcndide ou roluisantOf curant debout vers l'autel , se siau front du trophée de la croix , ie : La grâce do Dieu tout-puis* 3t la charité de Nostre-Seigneur ^liribt, et la communicatioa du ■Esprit soit avec voui tous. »
;u8lin touche la couàtume de si* cnfuns au baptesmc, quand il dit c ventre de sa méro il estoitde*ijà signe de la croix , et astiaisonné cl : voulant dire qtie sa mère le au baptcsme, auquel on signoit, •it-'On le sel comme on fnit de ce e traiilcur io rcconnoist presque ais il ne peut jamais dire vérité it. Ë-i lithurgie de 8. Jacques, et irysostomo, il est fort souvent lé au prestre de faire le signe de : en celle de S. Basile , non scu* ^ prcâtre fait le signe de la croix Trandes, mais en fuit encore trois iplc, en forme de nos bénédictions es. C'est assez.