CHAPITRE Vin
Autre division des adorations selon la differenct des manières avec laquelle les excellences soM participces.
La seconde différence des adorations
(I) Apec. XXII, T. t. TIt. II, T. t ; I Cor. tX, T. IlL
untE ïf, CHAranE a.
le la différence des façons, oo
ivec laquelle les choses qu'on
icîpent aux excellences pour lestes adore ; car il ne suffit pas de à une grande excellence pour
icoup hononible, si on n'y par-
'liemment. On honore toule sorte
*ats pour l'excellence du prince,
sont les serviteurs et ministres.
ce pour laquelle on les honore
ne : mais on ne les honore pas
t , parce que tous ne participent
ement à cette excellence. Un
eil rend inesgalement claires les
dioses pour ce respeet est appellée respeotive, rapportée, on relative. De laquelle sont capables toutes les créatures , tant raisonnables qu'autres , hormis les misérables damnez « qui n'ont autre rapport qu'à la misère , laquelle offusque en eux tout ce qui peut y estre demeuré de leurs naturelles facultez.
Mais Dieu qui n'est capable d'autre excellence que de l'indépendante, n'est ca« pablod*autre adoration que de l'indépendante. La manière d'avoir la perfection, avec la dépendance , et d'ailleurs que de soy , est trop basse et vile pour Dieu , et beaucoup plus la manière de l'avoir par imputation ou relation ; ces menus honneurs ne sont pas sortables pour une excellence infinie. L'honneur denc souverain et supresme estdeu à Dieu , non seulement pour la perfection infinie , qui est en luy, mais encore pour la manière avec laquelle il l'a ; car il l'a de soy-mesme , et par soymesme.
L'honneur absolu subalterne n'est que pour les créatures intelligentes , lesquelles seules ont en soy la vertu qui requiert l'honneur absolu : mais elles ne S'ont pas de soy, et partant il est subalterne.
L'honneur relatif, ou rapporté, est en certaine façon propre et particulier pour lescreatures irraisonnables, d*autant quelles ne sont capables d'autre honneur, n'estant vertueuses , ny d'elles-mesmes , ny en elles-mesmes. Et neantmoins les créatures intelligentes sont encore capables de cet honneur relatif, aussi bien que de l'absolu subalterne. Ainsi puis-je considérer S.Jean, ou comme tres-sainct personnage , et parlà je rhonore d'honneur absolu , quoy que subalterne; ou ccmme proche parent de Nostre-Seigneur, et par-là je i'honure d'un honneur relatif et rapporté.