‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 2)Chapitre 191 sur 356 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

ConsideraUons sur le teile aUegué de }0S9à,fl^ conclusion de tout cet œuvre.

Donc les deux tribus et demi^ d'oo^

(l}JOf.T,fl6,flT.

un» l¥, («AnTMB IV.

pifl tmM r««b«refaéc8 comme suspectât de schisme i à cause de la remembranoe de ('eutet qu'elles avoient érigé ; et nous da l'autre costé sommes chargez d'idolastrie , et accusez de superstitions , poup les înuiges de l'autel de la croix , que nous dressons et eslevons par tout.

Les accusations sont presque sembla'»

blés. Mais 4 . Les accusez et accusateurs ;

de part et d'autre , sont extresmement dif^

ferens ; car 'es accusateurs des deux tribus

et demie *ce furent les dix tribus d'Israël ,

lesquelles , à Tegard des deux et demie ,

esloient 4 . Le gros et le corps de TEglisa ,

1m deux e( demie n'en estoient qu*un

meinbre et portion. 2. Les dix estoient en

vraye possession du tabernacle et autel ;

les deux et demie n'en avoient que la corn*

^ munication. 3, Les dix tribus avoient en

'^ elle^ , et de leur costé , la chaire de Moyse,

^ h| dignité sacerdotale , Tautorité pastorale,

' el succession earonique ; les deux et demie

n'estoient qu'un simple peuple , et parcelle

* de la bergerie. Tout cela ei^toit un grand

^. droict apparent et solide aux dix tribus ,

^ pour entreprendre la correction du fait des

^ deux tribus et demie > lesquelles en multi-

'^* lude , dignité et prérogative , leur estoient

~/~ du tout inférieures.

^ Mais si nous considérons nostre condi-

^ tien 9 de nous qui sommes catholiques , et

^ celle des novateurs , quj nous accusent si

: asprcment , nous verrons que tout y va à

oontre-poids. Les catholiques qui sont les

*^ accusez, sont 4. La tige et corps de !'£-

^ gllso ; les novateurs ne sont que branches

' taillées et membres retranchez. S. Les ca«

\ tboliques sept une ferme et indubitable

possession du titre de vraye Eglise, taber*

~ nscle de Dieu avec les hommes , autel sur

bquel seul l'odeur de suavité est agréable

^ à Dieu ; les novateurs qui ne font que

uistre de la terre , comme polirons , n'en

OQt qu*une yaine et fade usurpation. 3. Les

OfUholiques ont en eux et à leur faveur hi

\ »« duûre de S. Pierre , la dignité sacerdotale,

[^ 1 i'auihorité pastorale , la succession aposto-

[ i liqiie : leurs accusateurs sont nouveauxi

venus , sans autre chaire que celle qu'ils

'' 86 sont faite eux-mêmes , sans aucune di-

9ûté sacerdotale, sans authorité pasto*

r^le , sans aucun droict de succession , am«

bassadeurs sans eslre envoyez , déléguez

lans délégation , messager sans mi;>^ioo ,

enfant sana pan , «xefeutevn iana eom-missien. Ce aonl des pointe qui rendent suspecte . mais eonvainouèf d'attentat , toute la procédure des censures , que les reformateurs fopt contre nous qui sommes ealholiques , auxquels ils sont inférieurs en tant et tant de façons , et si notoirement.

fi. Il y a encore une autre différence entre le subjet de raccusation* faite contre les deux tribus et demie , par le reste d'Ifr> raè'l , et celle que les novateurs font contre nous , laquelle est bien remarquable. L'érection des remembrances et similitudes servit d'occasion à Tune et à l'autre accusation : à l'une l'érection de la similitude de l'autel de la foy ; à l'autre l'cslevation de la remembrance de l'autel de la croix. Mais il y a cela à dire , entre l'une et l'autre érection , que i'erectlon de la similitude de l'autel de la loy estoit une œuvre notoirement nouvelle , qui partant meritoit bien d^estre considérée , comme elle fut , avec un peu da soupçon , et que l'approbation d'icelle fut précédée d'un bon examen. Mais l'érection de la similitude de Tautel de la croix practiquée de tout temps en TEglise, portoit, par son antiquité, une autre exemption de toute censure et accusation.

3. De plus , il y eut encore une grande différence en la manière de procoder en raccusation. 4. Les dix tribus, quoy que supérieures aux deux et demie, ne so ruent pas de première volée à la guerre ; mais cnvoycnt premièrement une honorable légation aui accusez , pour sçavoir leur intention, touchant redification de leur autel nouveau , et à cet effet. 2. Ils employent l'authorité sucrée de leur grand-prestro et pasteur, et la civile de leurs principaux chefs. 3. Ne demandent pas absolument que l'autel, dont il estoit question , fust rasé et renversé, mais simplement que les deux tribus et demie , en ediûant un autre autel, ne fissent aucun schisme ou division en la religion, i, ft n'allèguent point d'autre autbeur de leur correction que l'Eglise : (4) «Voicy ce que dit toute la con- » (i;regation do Teternel. » 0 saincte et saine procédure !

Tout au contraire, les reformateurs qui sont nos accusateurs, quoyque notoire^

(l}iOI.XXlI,i«.

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