POUR LE HERCREDY DES CENDRES
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Quand voas jeasneret , dit Notlre-Seigneor, n'imitet point les hypocrites, qui paroissent tristes et abattus de visage, afin que leur jeusne soit connu des hommes.
Ces quatre premiers jours de la saincte | quan.nlaine sont comme le fondement et rentrée d^icclle, et en iceux nous nous devons spécialement préparer pour bien observer le caresme, et nous disposer à bien jcusner la saincte quarantaine ; c'est pourquoy j'ay dessein de vous pa'rler en cette exhortation, des conditions qui doivent accompagner le jeusne, pour le rendre bon et mcriluire devant Dieu ; mais briefvement et le plus familièrement qu*il me sera possible : ce que j'observeray tousjours, tant au diécoursque je feray aujourd'huy, qu'en ceux que je désire vous faire tous les jeudis ejtdiffif^icbasdu caresme, qui serontlesplus
simples et propres pour vostre instruction, quejepourray.
Or pour parler maintenant du jeusne, et de ce qu'il faut faire pour bien jeusner ; il faut avant toutes choses sçavoir, que le jeusne de soy n'est pas une vertu , quoy que souvenles fois il en soit un acte ; car les justes et les pécheurs, les chresliens et les payens, jeusnent : et les anciens philosophes jeusnoieot souvent, et recommandoient fort le jeusne , sans que pour cela l'on pustdire qu'ils fussent vertueux, ny qu'ils pratiquassent une vertu en jeu»nant , puisque le jeusne de soy n'est pis une vertu ,. sinon en tant qu'il est