‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 2)Chapitre 27 sur 356 · POUR LE · texte numérisé non relu

POUR LE

qa*0lto ne ptnfent janaîB «Utr l'ime gans

Vais qu'est-ce que jeusnar par humilité? c'est ne point jeusner par vanité , ce qui se bict en plusieurs manières ; mais je me contenteray de vous en dire une , pour ne pas charger votre mémoire de beaucoup de choses. Jeusner doncques par vanité , o*e8t jeusner par sa propre volonté , d*autiDt que la propre volonté n'est point sans lanité : et qu*est-oe que jeusner par sa propre volonté? c*est jeusner comme nous voulons y et non point comme les autres Teulent : c*est jeusner en la façon qu'il pour plaist, et non point comme Ton nous ()rdoL."^et conseille.

Voub u«uverez des personnes qui veulent jeusner plus qu'il ne faut, et d'autres qui ne veulent pas jeûner autant qu'il faut: qui fait cela , sinon la vanité et propre volonté? car tout ce qui vient de nous-mcsmes nous semble tousjours meilleur , et plus aysé à faire que ce qui nous est ordonné et enjoint par les autres, quoy quo ^ua utile et plus propre pour nostre perfection. Cela nous est naturel, et vient du grand amour que nous nous portonsànuiiifflesmes ; ce qui fait quo tout ce qui vient de naître propre choix et élection , nous TeslimoDS et l'aymons beaucoup plus quu ce qui vient d'autruy , et y avons tousjours BU certaine complaisance qui nous facilite tes ciioses les plus ardues et difliciles ; et celle complaisance procode pourTordinaire de vanité. Vous trouverez des personnes qui voudront jeusner tous les samedis de Tannée, et non le caresmo; et d'autant que ce jeusne viervde leur propre volonté, il leur semble . j'il est plus sainct, et qu'il lesconduira à m'.\q plus grande perfection, que ne feroit pas le jeusue de caresme qui leur est commandé. Qui ne voit que ces personnes ne veulent pas jeusner comme il faut ; ains comme elles veulent.

11 y en a d'autres qui veulent jeusner plus qu'il ne faut , et c'est de quoy se plaigaoit le grand apostre oscrivant aux Uomains : jÉlius crédit se manducare otn- •M ; qui aultm infirmw est olun mandMrl(4}. Nous nous trouvons en peine, disoit-il , avec deux sortes de personnes : tes unes veulent nuinger des viandes prohibées, et ne veulent pas jeusner conune

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