POUR LE PREMIER DIMANCHE DE CARESME
Lors que le grand S. Pierre pensoit périr dans la mer, après quMl eut faict cet acte si geaereux de se jetter dedans, afin de s^approcher plus proroptement de son bon Maistre qui Tappeloit, voyant qu*il enfbnçoit dans les eaux , il s*ecria soudain : Domine^ ialvum me fac; Ha! Seigneur, sauTez-moy ; et toutincontinentnostredivin Sauveur luy tendit la main, et le garantit dn naufrage. Faisons-en de mesme, si nous sentons que le courage nous manque, et que nous enfoncions dans la tentation , crions avec confiance : Domine, salva noê, ferimuê : ha l Seigneur , sauvez-nous , et ne doutons point qu'il ne nous forliOe et ne nous empesche de périr.
Mais remarquez qu'il y en a quelquefois qai veulent faire les courageux, lesquels neantmoins sont si paoureux et craintifs, qtt'ilss*espouvantentquasideloutescboses; ce qui arrive pour Tordinaire à ceux qui viennent nouvellement au service de Dieu, car à ce commencement ils font les courageux , et leur semble quHs vivront tousjours en repos et tranquillité, et qu'aucune chose ne pourra surmonter leur courage et générosité, ainsi qu'il arriva au pauvre S.Pierre; lequel estant encore enfant en la vie spirituelle, il fit cet acte de gencro- Btédont je viens do parler, mais après il en fit un autre qui luy cousta bien cher, lors que Nostre-Seigneur parlant à ses apostres comme il devoit souffrir la mort, S. Pierre commença à se vanter, quoy , Seigneur? vous dites que vous devez aller à la mort , et moy j'iray aussi , je ne vous abandonneray jamais. Nostre-Seigneur poursuivant : Je seray foueté ; etmoy aussi, dit-il, pour Famour de vous : Je seray couronné d'épines, et moy aussi ; et plus Nostre-Seigneur encherissoit sur la grandeur de ses peines, et plus aussi il s'echauffoit à dire qu'il en souffriroit autant. 0 qa*il fut bien trompé , quand il se vid si lasche en l'exécution de ses promesses au temps de la passion de son Maistre , qu'il renia. O qu'il eust bien mieux valu au pauvre S. Pierre qu'il se fust tenu en humilité , et qu'il se fust plustost appuyé sur la grâce de Nostre-Seigneur , que de se confier vainement sur la ferveur qu'il sentoit alors. Le mesme arrive souvent à ces jeunes âmes qui tesmoignent tant de ferfanr en leur conversion ; car tandis que ce
premier sentiment de consolation leur dure, elles font des merveilles, et ne leur semble pas qu'il y ait rien de trop difficile au chemin de la perfection, qui puisse attiédir leur courage : Mais attendez un peu ; car si le sentiment de dévotion leur manque, et que la consolation vienne à se retirer, ou que quelque petite tentation les attaque; helas ! disent-elles, qu'est cecy? Elles commencent à craindre et se troubler, tout leur semble pesant; et si elles ne sont tousjours dans le sein dU'Pere céleste, et qu'il ne leur donne des suavitez , elles ne peuvent vivre contentes et ne cessent de se plaindre.
Mais pensez-vous, chères âmes, leur peut-on dire, qu'en la solitude et en la retracite il ne se rencontre point de tentations? 0 que vous estes trompées I et ne croyez-vous pas que Nostre-Seigneur ne fut point tenté ny attaqué de l'ennemy, tandis qu'il fut parmy les pharisiens et les publicains, ains seulement lors qu'il se retira au désert. Il n'y a point de lieu où la tentation n'aye eu l'entrée , ouy mesme dans le ciel ; car elle nasquit dans le cœur de Lucifer et de ses complices ; et les porta quant et quant à la perdition éternelle. Au paradis terrestre, l'ennemy y porta la tentation, et fit descheoir nos premiers parens de la justice originelle , de laquelle Dieu les avoit douez et enrichis. La tentation entra aussi dans le collège des apostres, et pourquoy donc vous estonnerez-vous si elle vous attaque? Si vous eussiez esté du temps de Nostre-Seigneur, je veux dire lors qu'il se retira au désert avant que de commencer la prédication de son Evangile, et que vous eussiez demandé à sa tressai ne te mère Ste Vierge , où est vostre Fils? Mon Fils, eust-elle rcspondu» est au désert, où il doit demeurer quarante jours, jousnant, veillant et priant continuellement. Ha! j'y veux aller, lui eussiez- vous dit , d'autant qu'au lieu où est Nostre-Seigneur, tout bien y abonde, la consolation n'y manque point, et la tentation n'y peut avoir d'entrée. 0 certes! vous vous trompez , car c'est parce que Nosirc-Seigneur y est, que la tentation s'y trouve; vous eussiez esté bien espouvantez, d'autant que le diable vint à luy à découvert, et ne fit pas avec Nostre-Seigneur commo avec S. Pacome, ou avec S. Antoine, qu'il
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espoiivanla par des brwîts et lînlamares qu'il fit autour d*cux, faisant fendre le ciel et la terre devant eux, pour les faire craindre et frcmir comme des enfans; mais par la confiance qu'ils avôîent en t)ieu , ils le rembarrèrent, et se moquèrent de luy, et surmontèrent ses artifices , en prononçant quelques passages dé la saincte Esùriture. Or cet esprit rusé voyant sur la face de Noslre-Seigneur, la force, la constante, la générosité éi Fasseurance, il pensa bien qu'il ne gagneroil rien de le traiter de la sorte, c*cst pourquoy il vint visiblement à luy avec une impudence hompareille pour luy présenter ses tentations ; ce qu'il fit non-seulement ces trois fois dont l'Evangile de ce jour fait mention, ains plusieurs autres durdnt ces Quarante jours qu*il demeura au désert, lés Evangelistcs ^'estant contentez de nous marquer seulement ces trois, comme estant les plus remarquables et les plus grandes.
Hélas! disent ces jeunes apprentifs on la perfection, Que feray-je? mes passions que je pensois avoir si bien mortifiées par la fervente résolution que j'avois faite de ne les plii^ suivre , me tourmentent continuellement; tantost je suis pressé de chagrin, puis après il me semble qu'il n'y a plus moyen de passer outre en lapractique de la vertu, tant le découragement me poursuit de près. Ha ( mes chères âmes, ne sçavez-vous pas qtie I^ostre-Seigneurayant esté tenté durant les quarante jours qu'il fut au désert, c'a esté pour nous apprendre due nous le Serions tout le temps que nous demeurerions au désert de ceste vie mortelle , qui est le lieu de nostre pénitence ; car la vie du pat fait chrestien , mais spécialement des religieux, doit estrc une continuelle pénitence. Consolez-vous donc, et prenez courage, car le temps du repos n'est pas pour ceste vie ; ne vous découragez pas pour vos imperfections, et ne pensez pas que vous puissiez vivre sans en commettre, cela ne se peut tandis que vous serez en ceste vie ; il suftlt que vous ne les aymiez pas, et qu'elles ne vivent pas dans vostre cœur , c'est à dire, que vous no les commettiez pas volontairement, et que vous ne vouliez pas persévérer en icelles ; et cela estant, demeurez en poix, et ne vous troublez pas pour la perfection que vdifs desirez iant ; il suffira bien que vous
l'ayez en mourant , ne soyez dbnô pfid si craintives, marchez asséurcmch't en la voyê de Dieu , puisque vous estes environna de Tarmcure de la foy, Hcn né vous sçauroit nuire.
La troisiesme crainte nocturne dont ié veux parler maintenant, est celle des defi-cats : or ceux-cy ne craignent pas seulement ce qui les peut porter au mal , mais tout ce qui peut en quelque manière que ce soit troubler leur repos, et ne vouaroien| pas que la moindre petite chose se inist entre Dieu et eux, d'autant qu'ils se sont mis bien avant en l'imagination, qu'il y à un certain repos et accoisemcnt d'esprit^ qui fait que celuy qui le possède demeure tousjours en paix , et est bienheureiii, et partant ils le désirent de tout leur cœiif; et voudroient tousjours demeurée àiji pieds dé Nostre-Seigneur, comme une Stë âagdelene, pour savourer continuelléiÉeiri: les divines suavitez qai distillent dé Si bouche sacrée ^ sans que jamais Mdrtbcr les vinst reveiller , ny mtfrmurer contré elles , pour prier Nostre-Seigneur de Ità faire travailler.
Hais croyez-vous, mes chères anîès^ qu'en cette vie mortelle vous puissiez avoir une quiétude si permanente, qu'elle ne doive point recevoir de divertissement ny de contradiction? 0 certes, il ne faut jamais désirer avec tant d'ardeur les grâces que t)ieu ne fait pas communément, et ce qu'il a faict pour une Ste Magdelene nedoiC pus estre recherché ny désiré de nous autres; bienheureux seroùs-nous si noue avons ce repos et ceste tranquillité de l'amé en mourant, ouy mesme après nostre mort. Et ne pensez pas que Ste Magdelene eust la jouyssance de ceste tant aymab(é et divine contemplation , qui la tenoit en un si doux repos et une si parfaite tranquillité, qu'après qu'elle eut passé par les espineuses et difficiles voycs d'une trcsaspre pénitence, et qu'elle eut eu avalé les amertumes d'une confusion et abjection trcs-grande chez le pharisien, où elle estoit allée chercher Noslre-^cigneur pour pleurer ses péchez, et en obtenir puixioui souffrant les murmures et censures que l'on faisoit contre elle, en la mes-estimant et nommant pécheresse , et femme do mauvaise vie. Nepensez donc pas mériter de recevoir ces divines suavitez et oonso
POUR LE PREMIER DltAlfCUE DE CilRESilE.
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latîons, ny d*e&tre dcvécs par les anges plusieurs fuis le jour, commo olle csloit, si vous ne voulez prcmicromont souffrir avec elle les confusions, abjections, censures el mépris, que nicritenl vos imperfections, lesquelles vous exerceront tousjours de temps en temps ; la règle estant générale, que nul ne sera si sainct en ceste vie, qu'il ne soit subject à en commellro tousjours quelques-unes. II se faut donc tenir fermes en la cognoissance et croyance de ceste vérité, sî nous voulons que nos imperfections ne nous troublent point par une vaine prétention que nous pourrions avoir de n*en point commettre, bien que DOQS devions avoir uno ferme et inviolable resolution de ne la point faire volontairement : mais après cela s*il nous arrive par fragilité d*en commettre quelquefois, voir Besme souvent, ne nous troublons point, Dy no perdons point la conGancc en la bonté de Dieu, qui est si grande qu'il ne nous en aymera pas moins, pourveu que BOUS en tirions l'amour de noslre abjection, et que nous nous abandonnions entiercueot à sa providence , soit qu'il nous Casse part de ses consolations, ou non; noussoubmeltantà sa tres-saincte volonté, qui doit estre en toutes choses la maistresse et conductrice des noslres, et pourveo que nous l'acccomplissions, nousn'a- TODs plus rien à désirer.
Le sainct prophète nous asseure donc en son psalme, ainsi que nous avons dit, que ocluf qui a la foy n'aura point lu crainte des paresseux , ny la crainte des en fans , ny hi crainte des délicats. Mais il passe outre, et dit qu'il ne craindra pas aussi les Mgettcs qui volent en plein jour; et CKj est le troisième document que je tire des paroles du psalmiste. Les sagettcsqui Tdent en plein jour sont les vaines espemices et prétentions que les anics qui veulent servir Dieu, ont dès le commence- Dent de leur conversion, do ()arvenir bien (ost au sommet de la perfection ; ne voilà pas des espérances bien vaines? et Msnlmoins , nonobstant leur vanité , elles ne laissent pas de consoler beaucoup celles qui les ont; mais d'autant plu; que cette vaine espérance et prétention leur apporte de joyo au cceur à son avènement, et tandis qu'il y a lieu d'espérer , plus aussi la douleur des efléts contraires cause de la
trif^tesse à ces esprits fervens, lorsqu'ils so voyont subjccts à commettre des défauts ; car après ils se docourapçent en la poiirsiiito des vertus qui conduisent à la perfection. Patience, leur peut-on dire, ne vous hastoz pas tant , commencez à bien vivre selon voslro vocation, marchez en la vove de vostre observance, doucement, simplement , et humblement , puis confiez-vous en Dieu c[u"i\ vous rendra parfaits quand il lui plaira. Mais il y a encore d'autres sa^eltes qui volent en plein jour, qui sont les vaines espérances que quelques-uns ont de recevoir tousjours durant le cours de cette vie mortelle , des consolations et suavitez en l'oraison, comme si nostte perfection et noslre bonheur dependoit de cela. Ile! ne voyons-nous pas qucNostre- Seigncur ne les donne aux âmes commençantes, que pour les amorcer et amadoUer? comme on donne aux petits enfuns du sucre pour les attirer, et qu'elles sont plustost marques de foiblesse que de porfection.
Et pour quatriesme document , S. Bernard remarque que ces négociations qui se font en la nuicl , et que le psalmiste dit : que ceux qui sont armez de la vérité ne craindront point, nous représentent l'avarice et l'ambition , vices lesquels font leur trafîc en la nuict ; c'est à dire, à couvert , par-dessous main et en cachette; car les ambitieux n'ont grirde de pourchasser le: honneurs, les prééminences et offices relevez, à découvert; ains ils marchent en la nuict , c'est à dire Qnemcnt et en cachette , parce qu'ils craignent d'être apperçeus et tenus pour tels. Les avares lemi)orels sont aussi toute la nuict à rechercher quels moyens ils pourront tenir pour accroistre leurs biens et remplir leur bourse : or ce n'est pas des avares temporels dont je veux parler maintenant ,- ains des avares spirituels. Et pour ce qui est de l'ambition * mal-heur à ceux qui cherchent d'estre élevez en des charges ou superioritcz , et les obtiennent par leurs [)Oursuites, et les embrassent par leurs choix, car ils cherchent la tentation; c'est pourquoyiissonten grand danger de |)erir en icello , s'ils ne se convertissent, et n'usent par après avec humilité do ce qu'ils ont embrassé avec l'esprit, et par l'esprit de vanité. Je ne parle pas de ceux qui y sont élevez par la soubAiissM
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et ]*obey8sance qu'ils doivent à Dieu et à leurs supérieurs , mais de ceux qui y sont élevez par leur élection ; car lesaulresn*ont rien à craindre , non plus que Joseph en la maison de Putiphar ; car si bien ils sont au lieu de la tentation, ils ne périront point en icelle. Certes, il nous doit peu importer où nous soyons, pourveu que nous y soyons conduits , comme Nostre-Seigneur au désert par le Sainct-Esprit ; car cela estant , nous n'aurons rien à craindre.
Les avares spirituels sont ceux qui ne cessent jamais d*cmbrasser et rechercher beaucoup d'exercices pour parvenir plustost à la perfection, comme si la perfection consistoit en la mulliplicité des actions que nous faisons , et non pas en la perfection avec laquelle nous les faisons. Cecy est une chose que j*ai desja dicte fortsouvent; mais on ne la sauroit trop redire : Dieu n*a pas mis nostre perfection en la multitude des choses que nous faisons pour tuy plaire , ains seulement en la méthode de les foire , méthode qui n'est autre que de faire le peu que nous faisons , un chacun selon nostre vocation purement en l'amour, par l'amour, et pour l'amour. Considérez , je vous prie , ces avares spirituels, ils ne sont jamais con* tcns des exercices qui leur sont prescrits; ils sont tousjours en action pour inventer de nouveaux moyens , afin d'assembler toute la saincteté des Sainctsen une saincteté qu'ils voudroient avoir; ain-^i ils ne sont jamais contons, d'autant qu'ils n'ont l)as assez de force pour retenir tout ce qu'ils veulent embrasser; car qui trop embrasse mal estreint. Certes , Ton ne peut assez dire combien cette variété d'exercices apporte de retardement à nostro perfection, d autant qu'elle nous este la douce et tranquille attention que nous devons avoir de bien faire ce que nous faisons pour Dieu , ainsi que j'ay desja dit.
Le cinquiesme document est tiré du mesme psalme, où le prophète remarque , que ceux qui seront armez du bouclier de la foy , ne craindront point l'esprit du midy , c'est à dire qui nous vient tenter en plein jour; or je sçay bien comme saint Bernard explique ce pitssage ; mais je le diray maintenant, comme il fait à mon propos. Cet esprit qui marche en phMU jour, estceluy qui nousatl;ique au plein midy, d» «oosolalioBs antérieures , iort^ que co
divin soleil de justice dardant amoareusement ses rayons sur nous , il nous remplit le cœur d'une chaleur et d'une lumière û agréable, qu'il embrase nos âmes d'un amour si tendre et si délectable que nous mourons presque à toute autre chose pour mieux jouyr de nostre bien-aymé ; d'autant que ccsdivines lumières ont tellement éclairé nostre cœur, qu'il voit à découvert, ainsi qu'il luy semble, celuy du Sauveur, duquel dislile goutte à goutte une liqueur si suafe et des parfums si odoriferans, que cela ne peut estre assez estimé ni désiré par cette amante, qui languit toute de cet amour, et ne voudroit pas que personne vinst troubler son repos ; repos lequel vient enfin souvent à se terminer en une vaine complaisance qu'elle prend en iceluy, admirant la bonté de Dieu, non en Dieu , ains en soymesme, goustant plus les suavitez de Dien que le Dieu des suavitez, s'attachant plus aux consolations qu'à celuy qui les donne. Et voilà comme l'esprit du midy déçoit les âmes, se transfigurant en ange de lumière pour les faire trcbuscher et amuser autour des vaines consolations, suavitez et complaisances, qu'elles prennent emmy ces tendretcz et gou.4s spirituels. Ha I quiconque sera armé du bouclier de la foy , surmontera cet ennemy aussi généreusement que tous les autres , ainsi que l'asseure David.
Or je ne doute nullement qu'il ne s'en (reuve plusieurs qui ne désirent plustost la fin de cet Evangile, que le commencement, où il est dit, que Nostre-Seigneur ayant surmonté son ennemy et rejette ses tentations, les anges lui apporteront à manger des viandes célestes. 0 Dieu ! quel plaisir de se treuver avec Nostre-Seigneur en ce festin délicieux : mais soyons asseurez que nous ne serons jamais dignes d'accompa* gnor nostre divin Sauveur en ses consolalions, ny d'estre appelez à son banquet c<3lesto, si nous ne sommes compagnons de ses peines et do ses souffrances , suivant ce que dit S. Paul : Scientes quod sicut socii passionum estis^ sic eritis et comO' lationi8(\).
Il jeusna quarante jours, et lesangeiîne luy ap|X)rterent à manger qu'au bout de la quarantaine : ces quarante jours, ainsi que nous disions tantost, représentent la vie (!u cliresticn et.d'uncliascunde nous. Ne
(1) n. Cor. t.