POUR LE DIMAI^GHË DE LA PASSION
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Jours, pardonnez-noas nos pechec, n*edi | pas une parole dlianiilîté, ains une parole de vérité ; car il est certain que nous en commettons tous les jours fréquemment , et quasi à tout moment, à causede la grande fragilité de nostre nature.
Or bien que tous les hommes soient pécheurs , tous pourtant ne se doivent p^s taire , et ne point enseigner la parole de Dieu : ains seulement ceux qui mènent une vie du tout contraire à cette divine parole : que ai neantmoins il arrivé qu'elle nous soit dite et annoncée par de grands pécheurs , nous ne la devons pas pourtant rejetter ; mais nous la devons recueillir , et faire comme les abeilles, les<]uelles cueil- Int le miel de toutes les fleurs des prairies, et bien que quelques-unes soient mauvatm et aient du venin en leur propre substance , elles ne laissent pas toutefois d'en tirer deitrement le miel , lequel estant une iqueur céleste , il n*est point meslé avec la venin.
Et pour confirmation de mon dire, je TOUS appurteray un exemple, qui se trouve en hi vie de S. Ephrem, recueillie par Melaphraste, lequel dit que ce glorieux sninct qui a esté un grand docteur, ayant escrit des choses exlresmement belles, et qui CMsent une merveilleuse suavité à ceux qui les lisent, et qui avoit esté eslevé dès 100 enfance, et nourry presque dès ses premières années en la vie hercmilique , après avoir desja longuement demeuré dans les déserts , il fut un jour inspiré de Dieu de venir en la ville d*Edesse , qui cstoit le lieu de sa naissance, luy qui avoit disposé son cœur pour recevoir cette divioe rosée des inspirations célestes, et qui iToit tousjours eu une fidélité très-grande à leur obeyr et les mettre en effcct , se rendit fort prompt à exécuter celle-cy ; si bien qu'il o en alla soudain vers cette ville, et la regardant, il luy vînt une pensée que DieQ ne vouloit pas , sans quelque bonne fiison , qu*il y allast et abundonnast son hermttage , et se prosternant à genoux , il fit une prière fort fervente , afin ([u'il plust à sa divine bonté luy faire la grâce , qu'en eotrant en cotte ville il pust faire rencontre de quelqu'un qui luy sêrvist de directeur, pour le conduire en la voye de ses sainctes lokmtcz ; ce qu'ayant faicl , il se levé plein de confiance qu'il seroil exaucé*
Estant donc parvenu en la ville, la première rencontre qu*il fit, fut d'une femme desbauchéo, ce qui luy causa une si grande foscherie, qu'il dit en soy-mesme : Mon Dieu , je vous avois prié de me faire rencontrer quelqu'un qui m'enseignast ce que voslre tres-saincle volonté requiert de moy, et cependant j*ay rencontré cette misérable , sur laquelle jettent les yeux et la regardant fixement comme par desdain, il apperceust qu'elle le regardoit aussi fort attentivement. Alors tout outré de douleur de voir son efi'rontcrie , il luy dit : Pour* quoy, misérable, me regardes-tu si attentivement! Aquoy elle respondit aussi judicieusement que doctement : J'ay quelque raison de vous regarder : car ne sçavezvous pas que la femme a esté tirée de l'homme, et formée d*une de ses oostes, et parlant en vous regardant je considère mon origine, et celuy duquel je suis sortie; mais vous n'avez nuMe raison de me regarder, car l'homme a esté formé de la (erre , et ponrquoy donc ne regardez- vous pas tousjours la terre, puisque c'est d'elle d'où vous avez esté tiré? l^rs ce grand sainct fit un tel cas du document que luy donnoit cette misérable femme, que non seulement il le receut tres-humbloment, mais encore luy en témoigna beaucoup de gratitude, et l'en remercia de tout son cœur, et en fist après une telle estime, qu'il porta tousjours non seulement les yeux do corps baissez en terre, mais beaucoup plus les yeux intérieurs de l'esprit en la considération de sdn néant et de son abjection ; et par cette pratique, il fit un continuel progrezde la vertu de la tres-saincte humilité tout le reste de ses jours. Ce qui nous fait voir que nous ne devons pas mésestimer la parole de Diea . ny les enseigncmens qui nous sont donnez, bien que ce soit par des personnes de mauvaise vie.
Dieu voulut bien que le prophète Balan fust instruit par une anesse ; il permit biet aussi que Pilaste, qui esîoit si meschant, nous prononçast cette grande vérité , e» cri vaut que Noslre-Seigneur esiuii Jésus, c'est-à-dire Sauveur, et qu'il cstoit roy deâ Juifs , qui est le titre qu'il fit poser dessus la croix , disiint aux Juifs : Il est ainsi qu*il est escrit ; et Cayphe , le plus misérable de tons les hommes » ne dil-il pai «iwi
SERMON
cette parole tant véritable, qu'il estoit requis qu'un homme mourust pour le salut de plusieurs? Quia expedit voMê ut unui morialur hamo pro populo , et non toia gens pereat. Ce qui fait voir que combien que nous ne devions pas estimer ny approuver la mauvaise vie des hommes meschans et pécheurs, neantmoins nous ne devons pas mespriser la parole de Dieu qu'ils nous proposent , mais que nous devons en iaire nostre profit, ainsi que fist S. Ephrem du document que luy donna cette mauvaise femme.
Que nous doit-il importer, dit un sainct docteur, que celuy qui nous monstre le chemin de la verlu soit bon ou mauvais? pourveu que ce soit le vrai chemin , nous y devons cheminer fidèlement : que nous doitil importer que Ton nous donne du baume dans un pot de terre , ou dans un vase plus précieux? pourveu qu'il guérisse nos playes,cela nous doit suffire : Omniaquœcumque diœerint voMs Scribœ et Phari" êœi^ facite; secundûm opéra verà eorum, nolite faeere ; Faictes tout ce que les Scribes et les Pharisiens vous diront , mais ne faictes pas ce qu'ils font, disoit Nostre- Seigneur.
L'exemple que je vous ay rapporté du grand S. Ephrem , nous monstre assez que nous ne devons point regarder à la personne qui nous presche ou qui nous enseigne , ains seulement si ce qu'elle nous enseigne est bon ou mauvais ; demeurant asaeuré que la parole de Dieu n'est ni bonne ny mauvaise, à cause^de celuy qui nous l'annonce ou explique, d'autant qu'elle porte sa bonté et aaincteté avec elle» sans recevoir aucune tare pour la mauvaise vie de celuy qui la prononce.
L'Escriture saincte semble nous vouloir monstrer cecy, nous renvoyant aux bestes les plus infirmes et les plus brutes pour eslre instruits et enseignez par elles de ce que nous devons faire ! f^ade ad formicam, 6 piger y et considéra tia$ ejus , et disce sapientiam; 0 paresseux, dit-elle, va-t-en à la fourmi pour apprendre d'elle le soin et la prévoyance que tu dois avoir, et considère comme elle amasse tandis que le temps est beau , pour se nourrir par après au temps qui p'est pas propre à la cueillette. Et Nostre-Seigneur mesme ne dit-il pas doi'ByipuHciia, que aoaaapprenioiiala
prudence du serpent, et la simplicité de la colombe : Estote prudentes sieut ser» pentes , et simpliees sieut eolumbœ (4) ; et ainsi en tantd'autresendroitsderEscriture.
Mais neantmoins pour parler commune^ ment, il faut que celviy qui annonce la pa* rôle de Dieu soit bon, s'il veut que sa doctrine soit receuë et approuvée , sinoo sa mauvaise vie fera rejetter et mespriser ce qu'il dira : Et bien que nous devions tirer du fruict de la parole de Dieu , par qui que ce soit qu'elle nous soit enseignée; il est pourtant certain que les pécheurs qui ne veulent pas s'amender, ains qui persévèrent en leurs meschancetez , ne font pas bien de l'exposer, et proférer les louanges de la divine Majesté! puisqu'ils mettent cette divine parole en danger d'estre mesprisée et rejeltée à cause de leur mauvaise vie. C'est pourquoy Nostre^igneur en l'Evangile de ce jour, dit aux Scribes et aux Juifs : Lequel d'entre vous me convaincra de péché? Quis ex vobiê arguet me de peccato? Vous dites que je suis un Samaritain, que j'ay le diable aa corps, que je mange avec les Publicains, que je défends de payer le tribut à César, que je n'observe pas le Sabath, et me chargez de plusieurs calomnies et impostures; mais dites-moy, qui es^ce d*entre vous autres qui me reprendra de péché? Quis ex vobis arguet me de peccato? Et pourquoy donc ne croyez-vous pas à mes paroles? il faudra bien sans doute que le mal soit en vous, d'autant qu'il ne peut estre en moy. Ce qu'il disoit très-justement, car il est impossible de pouvoir joindre ensemble deux choses tant esloignées l'une de l'autre : à sçavoir , Dieu et le péché ; certes dès qu'on nomme Dieu , ce nom ezclud tellement le péché , que jamais l'oa ne doit estre en doute qu'il s'y puisse trouver. En tant donc que Nostre-Seigneur estoit Dieu , il estoit impassible qu'il pusi pécher, ouy mesme en tant qu'homme , A cause de l'union hypostatique, en suite de laquelle sa tres-saincte ame fut parfaitement glorieuse en la partie supérieure dès l'instant qu'il fut conceu au ventre sacré de Nostre-Dame, jouyssant do la claire vision de la divine essence, vision et Jouyssance qui lait nostre béatitude , et de laquelle il resuite nécessairement une im (1) s. ■iiik.A.
VOim LE DMAIICHK DE Là PASSION.
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possibilité dd pécher, car il est impossible de foir Dieu sans Taymer souverainement; or 'HBinour souverain ne peut souffrir le pecM , qui est une chose qui deshonore sa divine Majesté et luy est infiniment désagréable.
Cela estant donc ainsi, Noslre-Seigneur diaoit très-justement aux Juifs : Lequel estce d'entre vous qui me reprendra de pechét Çuiê ex vobU arguet me de peecato : et sur cela il s'estonnoit pourquoy ils ne croyoîeot pas à ses paroles , et ne suivoient pas sa doctrine, veuque sa vie estoit irréprochable , et ses paroles véritables, leur disant : Si je vous presche la vérité, pourquoy ne l'embrassez-vous pas? Si vefitaiem dieo vobiê , quare non creditie miki ? comme leur voulant dire, puisque je suis sans péché , vous devez croire que fenseîgne la vérité , et que je ne me puis tromper.
0 combien cela est-il véritable 1 que Mostre-Seigneur ne se pouvoit tromper, puis qu'il est celte ferilé étemelle, à laquelle tous ceux qui ne croiront point, périront indubitablement, d'autant que tout le bien de l'homme consiste à demeurer ferme en la vérité, sans jamais s'en départir : et c'est chose certaine , que le mal- Veor des anges et des hommes ne provient d'autre cause sinon de ce qu*ils sont desebeuâ de la vérité, et ne sont pas demeurez fermes en icelle.
Pour mon second poinct , je dy que si nous voulons que la parole que nous disons •oit bien receuë, il faut qu'elle soit accompagnée de vérité, mais qu'est-ce que vérité? ce n'est autre chose , mes chères âmes , que la foy ; et quand S. Jean dit au |«r chapitre de son Evangile , qu'on a veu Nbtre-Seigneur plein de grâce et de vérité, Plénum gratiœ et veritatis, cela se doit entendre qu'il estoit plein de foy et de charité, non qu'il eusl la foy pour luymesmc , car il ne la pouvoit avoir estant eomprehenseur , et ayant la claire vision des choses qu'elle nous apprend : mais eela veut dire qu'il estoit plein de foy, pour la distribuer à ses enfans, qui sont Ns chrestiens.
L'espouse au Cantique des Cantiques, dit que son bien-aymé, qui est Nostre-Seig^ieur , a deux mammelles qui sont remplies de parfums tres-precîeux, et qui ré-
pandent des odeurs grandement souefves ; paroles desquelles l'on a tiré diverses interprétations. Mais pour mon subjet je dis que ces deux mammelles de Nostre-Seigneur sont pleines de grâce et de vérité, c'est à dire de foy et de charité, non qu*il eust besoin de ce laict tres-delicieux pour soy-mesme, non plus que les femmes n'ont point de nécessité du laict qu'ellesont dans leurs mammelles, qui ne leur est donné de Dieu et de la nature que pour la nourriture de leurs enfans : ainsi pouvons-nous dire que la grâce ne fut pas donnée à Nostre-Seigneur pour luy , parce qu'il n'en avoit que faire estant luy-mesme la source de la grâce , et celuy auquel il appartient de la donner, ny moins la foy, car il ne la pouvoit avoir ; mais cela veut dire, qu'il avoit receu ces dons du Père Eternel pour les distribuer aux hommes, et c*est pourquoy il se peinoit tant de faire recevoir sa doctrine aux Scribes et Pharisiens, se faschant de quoy ils ne vouloient pas croire à ses paroles, qui contiennent cette infaillible vérité, en laquelle gist nostre salut, estant certain , ainsi que nous avons dit, que l'ange et l'homme, faute de demeurer fermes en la vérité, sont tombez en la vanité ; car c'est une règle générale, que dès que nous quittons la vérité , nous choississons quant et quant la vanité, la vanité n'estant autre chose qu'un deffaut de vérité qui nous fait trébucher es enfers.
L'ange se destournant de la considération de Dieu, qui est cette vérité éternelle et immuable, et retirant les yeux de son entendement de dessus cet objet infiniment aymable , soudain il les abbaissa sur la considération de sa beauté propre, qui estoit dépendante de cette beauté suprême qu'il devoitcontinuellement regarder : mais il se regarda , et se regardant il s'admira et se mira , et en se mirant il se perdit, et fust condamné aux flammes étemelles, et ainsi faute d'estre demeuré en la vérité, il périt misérablement en la vanité , car il est certain que la foy luy apprenoit, que tout ce qu'il avoit estoit de Dieu, et qu'à Dieu seul estoit le souverain honneur; mais il détourna son entendement de la cx)nsideration de cette vérité, et soudain il commit cet acte de vanité insupportable de dire x Aicendam super altitudinem nubium, iimilie ero Altiaimo ; Je monteray par-
Jf^OLOV
dessus les nues, etseray semblable au Très-Haut, détestable et mal-heureux propos, et dessein plein d^iniquité, qui le perdit |)Our jamais.
De mei-mo nos premiers parens, faute de demeurer fermes en la vérité, c'est-àdire altenlifs à ifclle, cstoient perdus pour jamais, si Dieu par le mcrito de son Fils no leur eust fait miséricorde ; car le malin esprit tenta Eve, parce qu'il la trouva hors d'attention de la veritt^ des paroles de Dieu, en la deffense qu'il lui avoit faite de ne point manger du fruict de l'arbre do science du bien et du mal, et laquelle, au lieu de considérer les grandes grâces qu'elle avoit receuô's de sa divine Majesté dans le paradis terrestre , se promenoit et consideroit ce fruict , ne demeurant pas ferme en la méditation de la vérité des paroles que Dieu luy avoit dites , que si elle en mangeoit elle mourroit : De ligno autemscienr fiœ boni et malt , ne comedas : in quocumque enim die comederis ex eo, morte morierii. Or quelle plus grande vérité y pouvoit-il avoir , que cet arrest donné de la bouche de Dieu mesme : mais ce malheureux esprit voulant séduire, commença A l'arraisonner sur le commandement qui luy avoit esté fait: 11 ne faut pas prendre les paroles de Dieu à la rigueur, luy dit-il ; vous ne mourrez point, non; ne pensez pas tant à la mort ; au contraire, si vous mangez de ce fruict, vous luy serez semblables : Nequaquam morte moriemini, scit enim Veus, quod in quocumque die cornedtrids ex eo aperientur oculi vestri et erilii sicut DU, El la pauvre Eve s'amusant à escouter ces tricheries , se laissa persuader en telle sorte , qu'elle attira aussi son mari à contrevenir au commandement de Dieu, lui faisant manger du fruict de Taibre defTendu.
0 qu'elle cust bien mieux faict de persévérer en la méditation de la vérité de la parole de Dieu ; certes elle ne fust pas tombée de la vérité en la vanité; car ce fut la vanité qui la fit pécher, comme TEscrituro nous monstre assez clairement : et depuis tous ses cnfans ont esté atteints de ee défaut qui les rend si enclins à pourchasser les honneurs , les richesses et plaisirs du monde, qui ne sont que vanité et folie, puisque toutes ces choses sont plus propres à les détourner de la vérité, que noq
pas de les rendre capables de demeurei attentifs en icelle , ainsi que l'expérience nous l'apprend tous les jours. Car. ne voyons-nous pas, mes chères sœurs, que ceux qui sont si affectionnez à des choses si vaines et si frivoles, ne pensent point, selon qu'on peut juger par leur mauvaise vie , à cette vérité de la foy , qu'il y a un paradis remply de toutes sortes de conso lalions et de bon-heur , pour ceux qui v> vront selon les commandemens de Dieu, et qui marcheront après luy à la suite de ses divines volontez ; commandemens et volontez, qui sont tout-à-fait contraires à la vie qu'ils meinent : ne laissant point pour cela de s'addoner à la suite des plaisirs bas et caduques, quoy qu'ils voyent bien qu'il les priveront pour jamais, s'ils ne s'amendent, de la jouyssance du bonheur éternel. Hé! ne voit-on pas combien la vanité les possède, puisqu'ils ne se tiennent pas attentifs à ct»tte vérité de la fuy, qu'il y a un enfer où tous les tourmens et mal heurs qui se |y.'uvent imaginer , ouy mesme qui ne se peuvent imaginer , sont assemblez pour punir ceux qui ne craindront point Dieu en cette vie , et qui ne vivront pas en Tobservance de ses commandemens. Considération certes trèsnécessaire pour nous maintenir en noslre devoir.
Diies-moy donc, si nous demeurions attentifs à la vérité des choses que Dieu nous enseigne en l'oraison , ne serions-nous pas bien-heureux? Ah! quand nous voyons Nostre-Srigneur mourant sur la croix pour nous , quelle venté ne nous enseigne-t-il pas? Je suis mort pour toy, dit-il , se cou verain amant de nos âmes, qu'est-ce que requiert ma mort, sinon que comme je suis mort pour toy, tu meures aussi pour moy, ou du moins que lu ne vives que pour moy? 0 combien cette vérité devroit elle exciter d'ardeurs en nostre volonté pour aymer souverainement celuy que nous connoissons estre tantaymable et si digne d'estre aymé : car soudain que nostre entendement comprend comme il faut, cette vérité, que Nostre-Seigneur est mort d'amour pour nous , voilà que nostre volonté s'osmeut et conçoit do grandes affeclions de conlre-eschanger , auUmt quelle pourra, cet amour infiuy : lors ces ardeurs font un brasier de désirs de plaire à cet amartt sa-