‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 2)Chapitre 66 sur 356 · SIS · texte numérisé non relu

SIS

SEimoii

et cliand, lequel rmnaesBfil tootee les ex^ halaisons jà releyées, trame fine grosse et noire nuée qui semble voiler (oat le cid, dedans iaqaelie s'engendrant ïe tonnerres, et brillant les esclaîrs, semblé que bfefiitost , aa lien d'apporter soutegemefvt an fhiicts de la terre, elle firaeasseta par la foudre, la gresle et la tcmpe^tc, ce pen de biens que la seicheresee a laissé sm* la terre, et semble menacer les hommes d'une totale ruine, quand voicy que gotrtCe' à goutte cette nuée descend tout en pure eau, et abreuve ces altérées campagnes à souhait, ressemblant phitost à mue grosse rosée qu'à une impétueuse pluye. Et lors l'on a bien de quoy louer Dieu de voir les jardins et les campagnes reverdir phis que jamais, les fleurs se redresser, et tous les fruicts par manière de dire reprendre Fhaleine que la chaleur leur avoH ostée , et représenter aux pauvres semeurs le banquet prétendu d*une abondante cueillette.

O 1 qu'il me semble maintenant vous avoir bien donné à entendre le mystère de cette grande journée. Le jardin de l'Eglise naissante estoit demeuré desjà quelque temps privé de l'eau vive , qwe ê$t tehiti pmB aquœ salientis in vitam œtemam , c'est-è-dtre do la douce présence de son bon Seigneur et Maistre ; la peur et la crainte de la persécution judaïque avoit temy le9 samctes fleurs , fané et mis en friche toutos ces pauvres plantes , qu'elles pouvoient bien dire : Fxpandi manuê meas ad te , anima mea sicmt terra eine Ofua UM; J'ay eslevé mes mains à vous pour demander vostrc assistance, parce que mon ame sans vostre grâce est comme terre seiche et stérile qui ne peut rien produire : excepté le lys beny de la sacrée Vierge , sur laquelle ,' par une particulière influence du divinr amour, la rosée céleste tomboît lousjours sur-abondamment. Tous ensemble donc faisoient prières pour impetrer la samcte rosée de l'Esprit consolateur , quand voîcy ce vent impétueux et ce bruit du ciel qui vient remplir de frayeur leurs courages , et leur faire jetter de plus en plus des soupirs et prières à la drvine Majesté : maïs ce bruit , ce vent , cette impétuosité, au lieu de frayeur, se changea en une douce pluye des grâces célestes , qui abreuva si à souhait leurs courages , ^pwdèHOffV H ae^aa parla plus da aaioha*

resse ny d^ridité ^ car il leaf artfva ea qui est dit de Fhomme de bien par le saînel roy Danrid , qu'il sera oonyme IlBniN^eplanlé le kmg des eaux , qui est UMnyovrs vai^ doyant qui donnera son fhiicl ea aoa temps , et tout ce qu'il fera luy prespereraî Tanqnam H^/num quod pimêatmm M iecusâeewFMê aquêntm n quoèfmâkm êWÊm dûM in tempore §uo , H foHmm efm flou definet ^ €f afnnitt ^uw9iÊKÊifÊê pBtCfêt proiperaffftnfuT»

Bfaisr t*esi assez pariéde oe premier ngM pour le peu de temps que nous avoBS; va^ tronsèparlerdtf secoad, q«ii fntde^hiRgM de feu* , ou eomme de feu . Sf ceslaiigùeBlI^ rent de vray feu on non , je n*èa dîvay Pta% n suffit qu'elles avoient repreeeneatiaB et figure de feu. 0 sainct feo qavaoïMilHi toutes superfltntez, feu qui cbasse toalalitttdeur, feu qu?oORsumoparfaicteinaatl*bila> causte de nos âmes, surl'autelsacnt d^Vi^ beyssance, descendez nMiiateaant^ariiavpk

Au commencement du iMnda ja^tvaavi que Spiritus Domini fere^aêur êujpm aquat^ L*esprft du Seigneur eêCeil pMi sur les eaut , en la premiera fonaatioa-di monde; c'est-Â-dire le ohaea, on mmit élémentaire, ou bfen le giobe de» aaas, egà cou vroient toute la face de la terre ^ mffm$ créé , le Sainct-Esprit de Die» estoit parlé par dessus , pour donaer à ce chaoa iRr ferme , à cet élément ialeeoodf , telle 1^ condité , ' que sans l'eau ,. daaormaîa w^ plante , ny animal ne pust estre engendié^ de manière qa^I veut quasi dire qu'îF voit et feoondoit les eaux , afin qu' produisent les animaux aq^iatiquea et vent à la production de toutes cbosca mées. Ainsi ce mesma esprit aujonrd'lup est porté pardessus le feu, noa pour craer ou former le monde , mais pour lo recresr et reformer: Et apparuerumt UU$ digpath Htœ lingme tanquam ignis, seditqm supra singulos eorum; U apparut au apostres des langues départies commet de feu , qui se posèrent sur chacun d'eux. Bt comme pour le créer il fecondoit les eaux , aussi pour les recréer et ronouveller il aemp ble qu'il fecondast le feu : £miîte Jjnrf» tum twêm et creabuniur , et renovaiii faciem terrœ; Envoyez votre Esprit, et ils seront créez , et vous renouvellerai la faee de la terre. Et d'autant que le feu est phiB noMe que l'eau , d'autant est oatta n^

POUR l4 KMECOSTE.

2tà

I plus grande que la formation ; et que le feu est plus aclifquereau, uissant , réduisant on feu quasi ]VÎ lui est i>rescnté en un moment, sau ne fait pas , aussi y a-t-il plus \tice et de majesté à reformer le u'à le former, à le renouveler "Cer. Pour le former vous treuvelut simplement : Fiat luXy appaia y faciamun ; Que la lumière , et que la terre apparoisse ; mais îfbrmer le Verbe s'est fait chair :

earo factum est ; et devant que 6 la réparation aye esté faite , i-t-il couslé de sang à Jesns-Christ rçy Dieu , vray hooirae , devant Ite et s'asseurer de cette grande Consummalum est ? Tout est ê : combien de peines a-t-il endus quelles peines n'a-t-il pas ensouffertes ?

théologiens non conlens de sçaplus admirable a esté la Majestéla reformatipn , qu*en la formaonde ; ainsi que plus est admirastiGcaticn du pécheur, laquelle ns se fait tous les jours en cent c du christianisme ; non contons, i le sçavoir , ils demandent entre juoy ? afin par après d'en pouvoir >mpte aux curieux, et de faire moistre aux hommes la grâce que fait quand il les appelle à penirespondent tous qu'en la formanonde les choses furent faites de le falloit faire autre que de desien pour donner estro aux choses, >n ne faisoit point de résistance à ! de Dieu , mais luy obeyssoit , se t en estre à la simple parole 4ur : Ipse dixit et facta suni , I et creata sunt; Il a parlé, choses ont esté faictes; il a é, et elles ont esté créées. Et : le rien fust infiniment opposé estant tout-à-fait do parti coni néant est le souverain estre ; si antmoins que ce néant n'ayant lissanc^, et ne pouvant rien faire, il estoit Dieu , au simple projet de ê , mettoit en fuite le néant en 'estre aux créatures Ainsi donc a création n'a voit point de resislais bien tout au contraire en la

récréation et reformatîon du inonde, c*està-dire en la justification du pécheur. 0 combien de résistance treuveDieu en cette besogne I que si vous me demandez : Qui est si osé et si téméraire que de faire résistance à Dieu , et qui le peut faire? S. Paul ne dit-il pas en ce ch. scabreux , et qui ne devroit estre leu que des doctes ^ c'est aux Rom. 9 : Foluntati ejut quis reêUiit ? Qui est-ce qui résistera à sa volonté ? et au psalm. 1 1 3 : Deus autem not • ter in ealo omnia quœcumque voluit feoit , Que Dieu qui est au ciel fait tout ce qu'il veut. Or je sçay bien comme les pères expliquent ce passage de la volonté de DieQ : In voluntatem signi , vohtntatem beneplaeiti , antecedenfem et consequentem , efUcaeem et ineffkaeem. Mais yeux estre entendu de tous mes auditeurs.

Des choses que Dieu veut estre faites , il veut les unes estre faites sans notre consentement , et en celle-cy tousjours il est obcy ; telle est la production des choses inanimées , la pluye, la neige, la tempeste, les maladies et les afflictions. Les autres , il ne veut pas qu'elles soient faictes sans nostre consentement et sans nostre concours. Et quant à celle-cy , itest tousjours obey au ciel , et partant fl y fait tout ce qu'il veut : Deus autem noster in cœlo omnia qucecumque voluit fecit. Mais en terre il n'y est pas tousjours obey ; autrement , dites-moy , qu'aurîons-nous besoin de demander que sa voîoAté soit faite en la terre comme au ciel , Fiat voluntas tua sicut in cœlo et in terra ? Et d*où vient , me direz-vous , cette différence entre îes* volontez des bien-heureux qui sont au ciel, et celles de nous autres qui sommes en laterre? c'est que les volontez des bien-heureux sont tellement appuyées sur la volonté de Dieu, que les unes ne se peuvent mouvoir sans l'autre , et n'ont pas la liberté de contrariété, c'est-à-dire de mal foire, aîns seulement de bien faire , grâce et gloire tout ensemble. C'est la perfection du f^anc arbitre que, ne pouvant mal faire, il suive volontairement le bien, et d'estre tellement appuyé qu'il ne puisse jamais deschoir.

Mais nous autres, pendant que nous sommes en ce misérable monde , nous no sommes pas ainsi appuyez; mais afin que nous puissions plus mériter selon la suavité do la divine disposition , nous sommes telle*

SERMON

ment appuyez de la grâce de Dieu , que neantmoins nous pouvons deschoir : la grâce nous fait vaincre nostre infirmité, et nous forlifie dans I*amour et la pratliquedu bien , nous laissant neantmoins tousjours eo danger de tomber. Que si quelques-uns en ce monde, comme la Saincle-Vierge,ont esté tousjours sans deschoir par une spéciale grâce de Dieu, encore ne sont-ils pas semblables aux bien-heureux, n'estant pas nécessitez à bien faire tousjours et en toutes choses, comme les bien-heureux; et, pour nous conduire en paradis, Dieu se sert de remèdes tels qu'ils ne puissent pas lever la liberté qu*il nous a donnée.

Un seigneur a juré que si vous prenez la peine de ramer sur un batteau jusques à un certain lieu, de là il vous conduira en un autre lieu plein de toute aménité pour y jouyr le reste de vostre vie de toutes sortes de plaisirs ; il désire infiniment que vous le fassiez, il vous le commande, il vous y excite, il vous menace, il fait tous ses efforts pour vous faire prendre Taviron en main et voguer. Cependant pour ce quMl a juré de ne vous pas faire ce bien que vous ne ramiez, si vous ne ramez ptis, quoy qu'il le désire, il ne fera rien pour vous. Ainsi Dieu en la constitution et reformation des choses jura, par manière de dire, sur son immutabilité, que si nous vouions voguer sur la nacelle de TEglise parmi Teau amere de ce monde, il.nous conduiroit en paradis; il le désire, il le commande, il nous exhorte, il nous menace : mais de nous y conduire sans que nous nous aydions, il ne le peut pas faire, puisqu'il a juré le contraire. Dieu pourroiLbien nous créer en paradis, nous y mettre dès Fenfancc, et en tout temps ; mais nostre nature requiert qu'il nous fasse ses cooperateurs , et que celuy qui nous a faicts sans nous ne nous sauve pas sans DOus.Cest icy où je respondray à vostre demande : Qui peut résister, qui veut résister à Dieu? Je le veux demander à mon ame, lui proposant les doutes que j'ay en cecy, et si vous faites mes demandes chacun à la vostre, vous entendrez de belles responses en vous-mesmes.

0 mon ame, ma chère moitié, n'as-tu jamais ouï en loy-mcsme le Seigneur ton Dieu te commander, et te dire comme à Abraham : jimbula coram me, et esto perfectuês Marche deviot moyi et dois

parfait? Oui sans doute , et tu Iny pondu : Recède à nobU , viam mandatO' rum tuorum nolumu8(h); Je ne veux point marcher en la voye de vos commandémens, retirez-vous de moy. 0 combien de fois avec tant de péchés as-tu rejette les inspirations de Dieu, combien de fois luy as-tu faict résistance I Ah 1 la lameotable voix que Dieu rend par Isaye, se plaignant de nous autres : Tout le jour, dit-il, j*ay tendu mes mains à un peuple mescroyantf et qui me contredisoit; Tota die expandi manus meas ad populum non creden' tem , et contradiceniem mihi. Et cette autre parolle qu'il dit dans la Genèse : Pœnitei me fecisse hominem^ Il me de* plaist d'avoir fait l'homme. Ah 1 bon Dieu I celte plainte seroit suffisante de nous fendre les cœurs s'ils estoientde chair? nostre Dieu ne se plaint point d'avoir fait riiomme pour la création ; car quand il l'eut créé : F'idil cuncta quœfecerat, elerantvalde bona. Il vit que toutes les choses qu'il avoit faictes estoient grandement bonnes, et s^ complut ; mais pour la peine que devoît avoir son Fils faict homme à le reformer, dont il dit qu'il fut touché d'un regret intérieur en son cœur, Taelus dolore cordU intrinsecus.

Ce n'est donc pas merveille si le Sainct- Esprit ayant fécondé les eaux pour l'institution du monde , il a voulu féconder le feu pour la restitution d'iceluy; car il estoit besoin de plus d'efficace pour le reformer que pour le faire. J'eusse peu aller recherchant en plusieurs endroicts de TEscrilure ce que ce son faict au ciel et ce fea signifie ; mais je l'ai treuvé tout en un psalme si gravement descrit, que ce seroit peine inutile de le rechercher aiileurSi c'est le psalm.28.

Premièrement , le tiltre d'icdîuy est :

Psalmus David in consummatione 7VibemactUij Le psalme de David en la consommation du Tabernacle? Qu'est-ce que la consommation du Tabernacle? sinon la mission du Saint-Esprit, qui consomma et perfectionna le tabernacle de l'Eglise chrestienne. Dont est-il dit en ce psalme que la voix du Seigneur est sur les eaux : F'ox Domini super aquas ^ Dette majestaiii intonuitj f^ox Domini super aquae mul' tas. Il appelle icy les nuées eaux, à causa

POUR LA PÏ?WTECOSTE.

que désuni 9e fait la pluye et les eaux, comme 8*il vouloît dire : Faetus est refenié de eœlo êonuê ianquam advenien^ fis Mpiritnt vehementis. Que soudainement il fut fait du ciel un son impétueux, comme un grand vent qui s'esleve d*un nuage, car le tonnerre ne se faict pas sans nuages. Il dit donc que le Dieu de majesté, le mesme Dieu qui se monstra tantterrible sur la montagne de Sinay, a fait un son ▼ehement sur les eaux et nuages en Tair. Fax Domini, dit-il, in virtute, vox Dowthi in magnificentia, ce son , ceste voix du Seigneur, elle fut fit virtuie^ en grande ▼ertu et puissance, pour monstrer qu'elle imrigora , elle donna force et vertu, elle communiqua une grande constance et magnanimité aux apostres. Si que les apostres «tant comme les cieux de TEglise, on peut bien dire d'eux : rerbo Domini cœli fir- •Mltfttfif, et spirituorii ejusomnis virtut eùrum; Los cieux apostoliques, par rînfluence desquels Jesus-Christ, comme premier mouvant , nous communique sa lofy et ses grâces ont esté confirmés par il parolle de ce Verbe de Dieu , lorsqu'il les aiasa pour monter au ciel, leur faisant ces beaux advertissemens : Et spiritu oris «f«f , Et par le Saincl-E^prit qui est respiré par la bouche et sapience du Père comme tm soospir d'nmour, toute leur vertu a esté perfectionnée et tellement establie , que dès-lors selon la plus probable opinion, ■on seulement quant à la foy , qui est chose certaine, maism^sme quant aux mœurs, les apostres ne* firent aucune faute ; donc pour monstrer ceste force il dit : Fox D(h wàtd in viriute, La voix du Seigneur est en vertu. Et pour monstrer combien de dons célestes il départit tors à ses apostres, et par conséquent à son Eglise, il adjouste : Fox Domini in magnificentia, Lsi voix du Seigneur est en magnificence. Et puis pour monstrer Toperation de ce son n'estre pas feulement pour ses apostres , mais aussi pour l'extirpation de toute la puissance mondaine , il dit : Fox Domini confringentiê eedroSj eonfringet Deus cedros lÀbani ; Que la voix du Seigneur brisera les redres du Liban.

11 va poursuivant, que les apostres fortifiez par cet esprit déracinèrent la gloire et vanité mondaine : Et communiet eas, titmqmam tritulum JÀbani , c'est-à-dire.

que le Seigneur ayant consolé, conforté et corroboré avec ce son, ce vent et ce feu , les cœurs dos apostres, par leur ministère, il fracassera, il fera sauter, il dissipera les cèdres de Liban , Cedros Libani, c'est-àdire, les plus haut« eslcvez des mescreans etinfidelles : et ainsi il est advenu, mes chers auditeurs ; car où sont maintenant ces glorieux Césars, où sont tant de grands personnages en guerre qui estoient du temps des apostres? ou eux, ou leur postérité, ne se sont-ils pas mis à genoux aux pieds des apostres ou de leurs successeurs? Dites-moy maintenant un peu où est la mémoire de Néron ? il ne s'en parle plus qu'en mal. 0 quelle, et combien saincte et vénérable est la m^pioire du glorieux apostre S. Pierre? pauvre pécheur, descbaussé, dénué et simple : grand est le palais , la basilique, le monument de S. Pierre; celle de Néron n'est plus rien. Ainsi les petits pecheursont surmonté les grands pécheurs; donc cette voix , ce son , estoit signe que par la parolle de Dieu portée par la voix des apostres , l'idolastrie , avec ses adhérons , seroit bouleversée comme les veaux qui paissent au Liban, et que le son de leur voix seroit entendu par toute la terre : In omnem terram exivit soniu eorum, et in fines orbis teirrœ verba eorum , et que, Portœ inferi non prœvalebunt adversus eamy et que, Beges eruntnuiniii Ecole' si r, et principes pulverem ejus lingent. Et comme il s'en suit au mesme psalme : Fox Domini intereideniis flammam t^rwt*, c'est-à-dire ce son, qui replevil totam domum Dei est intereideniis flammam ignis. Je dy que ce son dispersa une flamme de feu en plusieurs parties , selon qu'il est dit : Sedil supra singulos eorum, qu'il s'assit sur chacun d'eux, pour monstrer que la parolle evangeliqtie, portée par les apostres, devoit faire part à chacun du sainct feu duquel Nostre-Seigneur disoit : Ignem veni mittere in terram , Je suis venu mettre le feu en terre, c'est-à-dire le feu de la charité ou de la foy vive. 0 que ce n'est pas sans cause que le prophète royal dit que la parolle de Dieu est un feu : Ignilum eloquium tuum. Domine, et servus tuus dilexit illud; car par la parolle de Dieu nos âmes sont du tout enflammées en son amour, et à l'extirpation de toutes nos imperfections : Fox Domini

concutientii desertum, etc. Or le prophète appelle désert le lieu où cstoîent les apos* très, ou les apostres mcsmes , et parlant peut-estre du Saincl-Esprit , il veut dire qu'il descendit alors en une terre déserte sans chemih et sans eau : In terra deêerftt, tfi via etinaquosa ; c'estoit un grand désert, puisou'il n'y avoit aucune hcrbo Verte de samctes resolutions, ny aucun diemin pour aller à la prédication, ny aucune eau do consolation , et partant il l'appelle le désert de Gades : Desertum Cades, ^ni estoit une très-grande et vaste solitude VérôrArabîe.

Fox Doii%ini prmparantiê cervos retelabtt condensa, et in tempîo ejus omnés àicent gloriam. On dit que les biches ont une si grande difficulté de faoner ou faire leurs petits » que jamais elles n'en viendroient à bout , si les tonnerres ne les fàisoient faonnerde frayeur, ouqu*elles n'usassent d'une herbe appelée siselle ; et au lieu que nous avons dans le prophète : î^aparantis cervos, Préparant les cerfs; il y a dans l'hébreu : Parturire fàcientis, Les faisant enfanter. Ainsi semble-t'il que par ce son véhément Nostre-Seigneur aye voulu faire (enfanter les sainctes prédications à ses apostres , et par le moyen de ses apostres à tout le monde, lesquels estoient conime engrossez de la connoissance d*un vray Dieu et Sauveur par plusieurs conjectures naturelles.

Or ce n'est pas sans cause que vous voyez les apogtr^ comparez aux biches, car les biches ne sont point armées de cornes et do branches comme les cerfs; aussi les apostres estoient nuds d'armes corporelles, ne combattant le monde qu'avec la faim, la soif et la tribulation : et d'ailleurs ces animaux courent d'une extresme vitesse; et tels ont esté les apostres desquels la voix a couru tout le monde : In omnem terram exivit sonus eorum , et in fines orbis terrœ verba- eorum, et à raison d'eux il fut dit : Spiritus Dotnini replevitorbemlerrarum^ ethocquod continet omnia scientiam habet vocis. Aussi cslolent-ils ambassadeurs vers tout le monde, ctportoicnt la parolle pour un monarque qui est cxlreemcmcnt prompt, parce que : Ifescit tarda molimina Spiritus sancti gratia , La grâce du Sainct-Esprit ne fifiayt oe que c'est que de retarder.

Lingua fnea caUmiÊê seribm c scribentis. Et de cet enftuUement c très que s'ensuit-il? Veus rm»elm densa? sinon que le sombre et toi de l'ignorance et aveuglement di a esté eclarcy et descouvert, les ai ont esté abattus et jettez par t qu'après cette descouverte il n') sonne qui puisse plus dire : Quis twbis iona ? Qui est-ce qui nous le bien? car par tout le son de I pette evangeliquo a esté ouï , {x advertir de quel costé nous nom jetter à la retraite , et par tout il autels dressez à sa divine Majes^ temples, si que : In templo eju dieent gloriam, Tous en son temp et raconteront sa gloire : et qudl quelle louange pourront-ilsdire? IL Deus diluvium inhabitare facit bitDominusHexinœternumy qi fois il G t un déluge pour repurger l avec l'eau ; mais maintenant il en déluge avec la parolle do Dieu , purifie et illumine les âmes, ei a durera tousjours : f^erbum Dei n œtemum ; si que comme co preo luge nettova, reforma et renou terre, aussi cestuy-cy reforme et 1 nelie ; dont nous chantons : Emit tum tuum et creabuntur^ et rs faciem terrœ , Envoyez votre esp seront créez, et vous renouveliere de la terre , et desorauiis : Sed^ Domnus in œtemum , Le Seigi tant Roy, il s'assiéra eternellemen à -dire Jésus • Christ : Qui regt^ domo Jaeob^ et regni ^us non et Lequel régnera en la maison de l son règne sera étemel.

Maintenant que vous avez ou chers auditeurs, quelque chose de dos gracc>s que le Saincl-Esprit co qua à sa venue, et quoy que ce ay dit soit peu en comparaison d en est : si est-ce que je ne croy vous no désirassiez cxtrcsmement nue du Sainct-Esprit sur vous aut si vous estes si durs que de ne la | rcr, je vous oseray bien dire a l'i, de saint Paul, ])Our la première j*ay eu cet honneur que de vous ^ la part de Dieu : 0 insensati Allt quis vos fascinapit? Oiosenséa

PODS 44 HtfTECOSTB.

tn

ilMt-ce qui totu a ^lui Beduita et fW^T nii fsïb 16 df pu, ne kt-én[t«léBt A mal de cens «oiMfretutde bim. Jt ne m'amslUKpft à icm peMnadâT dede^- SpllhMBift^ nais plnUM Je voua ^ ife «Tant ee qall bot folte de noftaUièltnit dis^beer Aie

La Bcconde : Erant omnet w.tanimiter,

Db esloienl tous d'un mesmo accord. Quu ferons-QOuS, mes chers auditeurs , nou^ autres qui vivons dans une contJnucUa guerre? La guerre est un fléau tlo Dieu, et pendant que nous en sommes chiisliez, Il nous faut croire que c'est pour nospeschei; car si /n terra paos eU hominibat

^'^il^WBezqneniHissannSitn- , bonis votuntalU, En la terre la paix

HidBt,BeloD son infinie boatè,)t«ini- ] ■ JKntnTeelDuteBttebeQeuetioiis.

MoBB im peacMnine lesâpmtreB it JfiqxKat quand ils le receurent,

] est pour les hommes de bonne volonté ;

i donc Belium hominitnu malœ volunta-

;uerre est pour les liorames do

I volonté; car comme outre la

IHniàRdtilçr des Actes ; il est rap- i bonno et la mauvaise volonté : Bona vo-

jbmlierteveroîentunaDimemeniçn Iun{a(tJ«imaIfeto{unla(:<,ilo'y apoiut

' i point aussi entre

I Imb )M femmes , eï ^urie Mère dVnire-deui, il n'y e

î*, et les frères : Srantpertne-

imaJUimfiur in oraffone e«m mu- — ^ ^

11, *i JtoHa mâtre Jesu et fralri- tendre le Sainct-Espri t ;

;uerre et le paix, Belium et pax. Pen que la guerre dure, il ne faut pas at .-, i„c~i„„. t?™-:. . „... c"estsigno que

iiBpcés: Eralauterniurba nos pecbés durent : El factui est inpace

■vnvwHÔt/je Irouvequatrecondi- loctU epu , Et sa demeure est en paix,

tk'pnn^ltfe : Érat Oulemturba Miiïs qiiel péché peut estre cause d'un si

tfWv^ttiK, La troupe ùStoil de sis ,:;rand desastre? toute sorte de péché. Jé- .'la'moode : Sn

: Frant omnet unant-

b dît : Peccatum peccavit Hieraut-

lbe«Wéïitïousunia ensemble. La lem, Hierusalem a grandement péché. Or

me : P«r$tt>era^vk (n oratMu,

■Intidtmt en oralsôn. \a qnatrie^ MW léofia nuire Jevi, n muttè- , ft MtrOmê ^, Avec Uérie Het9 Hg, les bmmee, et 908 frère». Ilsap-

le peplié fondamental qui nous ontrelient l'n guerre , c'est l'impenitence ; et jamais Ijicu ne cessera de nous chastier, jusquos ii cil que Dous cessions de pécher, dit l'apostre g. Paul : Tu aulem lecwiium ù

Ijibatnmve de alx vinfjts ^ c'est on ! peenittntcortuvm, etc., Vais tuy, selon

I rimpehitenco de ton oeut, lu te prépares I un ij-esor d'ire. El cette impenitcnco vient I d'une certaine courtoisieque chacun a eu- ___ ,. j vers r/af-auBsaa, (i»p aactm sa flatte,

ÉBt apprendre de cela que bI ttons ch«cun eat praat de cherclw des excuMs p recevoir le Sainct'&fâ'it, It nous ' po^rpsufriraespedm: ^iaicaugMdai UBjriler et enrichir leA douie artidea | KnhwtriMW i* fV^atif : chacun rejette hypto-robeenratlonetexéoutlondes | iBCffiiseReoosmauKMrlapechéd'autruy,

Im apostras ati comtaeoCenieQt, et i tout « A(Htibf« |t0 dOnzà a eaté | "êpBrilSx.

ÉÉbandemena delaloy.HouB croyons Inls Ibrt pen tout ce que )a Toy lei id. il9 sçavez-vons pas Iq di

ito : Jkttiu ex fÛe ofvlt itdelafoy, c'est-à-dire qu 1 forme de safoy, il vit selon la byT Ne dit-on pas : Mger *x iicla

, Que II elejn.t,

at DOR aor lea siew |>t«(ina, comme nn devroît,

Itaiï je voue prie, mes chera auditeura,

que ptucuA diae cmtuoe inojr, etparleiia

conacience prgpn, at «» pu A celle daa

pptita. 0 mon ame, a'eat-ce p^s toy qiL

ei cause de «e mal? qui a» fait tqnt de

<l r«^Ia iMiici, Que le malade \\t. pechei , tant d'oBenief , tant de lag(J»atWi

Uatte, il vit de la règle et de la ma- \ qw joalementl'iredaÔieueKUMnhâeWir

iQut qn peuple? ne acai^tu poa qu'aNtM*

fois, s'il se f ust treuvé dix boounaa de bien,

Diey 9^ si Iwii qne, pour leur respect* il

eust ^é lonte une villa de raine (t)t jLh!

que peut-eetre iiguuit»ttr>i| le dixiauu«i

Want-tW

{De le médecin luy a baillée? Ainsi i «■nom dire que le juste vit selon la eWâ-dire selon qu'elle enseigne : j "mteripio fiàet, et aussi qu'il vit dU \ pfû fait en la foy , c'est-à-dire dtf '. a «nrea qui BOnt seloh la {o^. |

SERMON

ce pays, que 8i tu te fasses refonné, peutr estre eusses-tu accomply le nombre ; ô quel grand bien! Disons donc tous, et que chacun parle pour soy, en nous esievant à Dieu : Mon Père, j'ay péché contre le ciel et devant vous, j*ay fait le mai devant TOUS, j*ay péché contre vous : Pater, peceavi in cœlum et coram te, tibi soli peeeavi , et malum coram te feci. Confessons nos fautes propres, et laissons les autres confesser les leurs ; sçachons qu'il n*est pas temps de dire : Ce sont nos pères qui ont péché , etc. : Patres nostri comederunt uvam acerham^ et dentés nostri obstuptierunt ; car Nostre-Seigneur nous respondra : L'amo qui péchera , icelle mesme mourra : Anima quœ peccaverit, ipsa morietur. Donc puisque tous ont péché, que personne ne s'excuse d*estre cause des malheurs de nostre aage, nous avons tous part à la peine et à la coulpe. Jonas estant commandé d'aller à Ninive prescher fut desobeyssant , et s'enalloit ailleurs par mer; la tempeste s'esleva tellement que le patron du navire résolut d'en jetter un dans la mer : le sort tomba sur Jonas, et quoy que ce fust un sort , si estpce qu'il fut à propos ; car après : Stetit mare a fervore suo, La tempeste cessa. Je ne parleray qu'à moi-mesme, je suis un petit Jonas commandé de Dieu de le loiier par bonne conversation, j*ay esté desobeyssant, allant et marchant à rebours du commandement de Dieu. La tempeste et la bourasque de ce temps calamiteux est grande, et semble qu'il faille jeter quelqu'un dans la mer : Domine, si propter me tempestas orta est , projice me^ in mare, 0 grand patron du navire ecclésiastique, Jesus-Christ , si c'est faute de ma pénitence que cet orage s'est eslevé, et que la nef va se rompant, jetlez-moy, Seigneur, dans la mer ; la mer est la pénitence amere dans laquelle, estant jette, faites que je sois receu dans le ventre de la baleine, c'est-à-dire, de l'espérance, sans laquelle le repentir n'est qu'une bourasque de désespoir : en cette espérance, j'y demeureray les trois jours de contrition , confession et satisfaction; et alors. Seigneur, la mer s'accoisera : Cessabit mare à fervore suo. Que si non seulem^ni ceste tempeste s'est cslevée pour moy , mais encore pour tout ce peuple ,

Propter me tempesttu JWm orfn «!#• iêi

propter hune totum populum , cbangesi nos volontez mauvaises en bonnes, et nos courages en bons. Cor mundum créa i% me y Deus, et que de nous ne soit fait qu'un cœur et qu'une ame , Sit eor «num et anima una ; car alors il y aun une grande tranquillité, JPrtnraiififtUItas magna.

Il faut se rendre devost , et prier Dieu, et c'est la troisiesme disposition ; car 1« apostres estoient perseverans en oraison : nostre nécessité et la libéralité de Diea nous y invitent : Ad Dominum eum Ir^ bularer elamati, et exaudivit me. Si nous nous mettons à faire de ferventes oraisons, le Sainct-Esprit viendra en nous, et dira : Pax vobis, ego sum, noliîe tU mère; La paix soit avec vous, ne craignci point. C'est le vray temps de demander et d'obtenir maintenant que tout le monde est réduit à la pauvreté ; car il est escrit au psalme 6 : Desiderium pauperumeX' audivit Dominus, Que Dieu exauce le da> sir des pauvres.

L'oraison parfaite doit avoir trois parties : la !'• est la demande , la 2« l'obsecration , et par manière de dire l'a^jn* ration, qui est comme la raison de nostre demande; la 3* l'action de grâces. Que devons-nous demander à Dieu, mes frères? tout ce qui est pour son honneur, et le salut de nos âmes, en un mot l'assistaDoe du Sainct-Esprit: Emitte Spiritum tuum et creabun tur, et en ce temps icy la paix et la tranquillité.

Il nous faut aussi rendre grâce. à sa divine Majesté de tous ses bienfaits, si nous voulons qu'il nous donne des victoires qid sont commencement de paix , et pour obtenir le Sainct-Esprit, il faut remerder Dieu le Père qui l'envoyé, de ce qu'il ft envoyé sur nostre chef Jésus-Christ Noft* tre-Seigneur son Fils en tant qu'homme:

Ut ex ptenitudine ejus omnes aecipiO' mus, De ce qu'il l'a envoyé sur ses apostres pour nous communiquer par leurs mains. Il nous faut aussi remercier le Fils, lequel en tant que Dieu lenvoye pareillement sur ceux qui s'y disposent. Mais sur I tout, il le faut remercier de ce qu'en tant I qu'homme , il nous a mérité h grâce de ! recevoir ce divin esprit, puisque sans j mérites nous ne pourrions jamais le

POCn LA PntKCOSTE.

■ TUfanl devant le déluge les '

■ qui se comme (loienl, oedit-

l(le5:M<inespritDediimeurera I ■une parcequ'il esl chair, Aon ipiritNt meut in homine, . ro est ? 0 sentence terrible , | lyable ! Mais Nostre-Seigneur, hiroit Ea beniate peau sur l'arki et en lacolomne, ilrampoît eset etTaçoitparson sangpretm ehirographi, le décret et i BousIeDoientubligezau pourra. Or comment Jesus-Chrial luS du Saincl-Eâpril ! ce fut dit l'esprit en inclinant son le : È'I inclinalo eapilt, eim : car donnunl son dernier prit au Père, il merila que le lat son Sainct-ËÂpril sur son |UQ de l'Eglise : et de fait ce res que Noslre-Scigneur fit en uelles parle S. Paul , qu'Es jour yant prié avec grand=cris, lar- .ications, il fut exaucé pour sa fn iiebiu carnia tua preees xetque cum clamore valida ogereni, exauiitu» est pro tia(t).

I demande que l'on fait à Dieu, mater l'obsecralion , c'esl-àsr en v-Ttu de quelque chose se, cL premièrement par sa é, motif esgal à luy-mesme ; tparson Fils Noslre-Scigneur, eur enti'o Dieu cl lus hommes, aot à la médiation principale, t naturelle, ain^i que fait lous- ', quoyquc lesliereiiqueslacauisic^memenl par sesSaincts, Jialcurs parintercesiionetdet sur tout par le mérite et par I porte il sa suînctc Merc la .'i^e Marie, et cccy ce sera acluatriesme condition requise ,rle Sainct-Espril;carcesera Uarie Mcre de Jésus : Cum re Jcsu- Vous ne sçauriez dire .le condition en preignanle ; peu Slo Eliiabelh incontinent n conversation avec !a trcs- ^.l'EïungelisteS.Lucilitque le cul entendu sa salutulion , ]lle porloil eu son vcutrc se

resjouyt, et cette uînct« fut renplie dn Sainct-Bsprit : Ut audieit MalutaHontm Maria Etiiabeth, exuttavit infant in utero, et repiela ett Spiritu tancio Eliaabelk; et ce n'est pas merveille; car elle est l'Espouse du Saincl-Esprit, li Fille dn Père éternel, et la Mère du Fils. L'Evangeliale dit bien qu'il y avoit des hommes et des femmes dans le cénacle , afin de nous monstrer que nous devons attendre le Saincl-Esprit : mais il nomme spécialement Marie Mère de Jésus, pour monstrer qu'elle csloit comme ladameetmaistreaw des aposlres ; et partant il ue dît pas qu'elle fust avec les apostres, mais qu'ils cstoient avec elle, et à sa suite ; car II ne no'nme particulièrement cette Miincl»

dame sinon Aonom cauia, par respect.

Que ces hérétiques donc se retirent, qui ont peur que nous ne fassions trop d'honneur à la Sle- Vierge ; car elle est digne de [out l'honneur qui appartient à une pure créature, taut spirituelle que corporelle. Et ceux qui ue sont pas avortons du chris- - (ianisme aiment cette dame, l'Iionorent, la loiient en tout : Btatam me dicent omnei generaiionet. Et nul n'aura Jesus-Christ pour Irere, qui d aura eu Hane pour Uere, et qui ne sera point frère de Jesus-Chrbt, il n'héritera point avec luy ; Ifoti habebtt Chriilum in fralrem, qui lUariam ikk luerit habere in matrem , et qui non eril {rater Chriiti, tant nec cohœret. Mais qu'est-ce que receut en ce jour cette Sto- Viergc, puisqu'elle avoit desjà reçu le Saincl-Esprit en l'Annonciation? Il est vray, mais neontmoins elle receut de r»> cheruni'. eur -abondance de grâces, avec une lello plénitude, qu'elles s'espanchoieal de loule* parts : Memuram eonforlant, coagilatam , et luper-effluentem ; car il estditqueceluy qui est juste se justifiera tousjoufs : Quijuilui est juttifieelur adhue. 0 qu'il faut bien croire qu'elle meditoit dans le cénacle en la passion de son Fiis, et le prioit d'envoyer son divin esprit; car si l'absence de trois jours li rendit si triste autresfois, qu'est-ce qn« fil l'absence de dix jours? Enfin Je crois qu'elle lui disoit devostement : Fili. quid I fecisli nobii lie? lu praeepiili nobù nb I Hiero3olymitnediiceieremut;lioai\», I pourquoy noua avei-voua fait cela? tom

Bout Vfm ommanàé de demeurer en la ?ille de Hieruaalem , quant à mou eorps, 6 men Fils, il sera où il va» plaira, mais quant à mon eœur, il eat où eet mon thre* ior ; Uhi thesaums îmus , ibi est cor meum» Et ai Ezechias a dit . In dimidio dtfmiH Wièùrum vadam ad portas tu* fsri , Au milieu de mes jours j*iray aux portes d'enfer ; je diray quant à moy : Faradisi^ J*iray en paradis, et en celte méditation s'allumera le feu du Saiact« Esprit, In meàitaiiane mea exardeseet i§mé»

Doue qui tiNil àffÂt le 8riMisl4bpMf

qu'il se joigne avM Maria : Çmië eum ik eu non eoWgit, êptirfit. Car qui ne sM^ semble avee elle , il fait ptua de perle qei de gain. Malade cecy j*ea parleray ufll autre fois plus amplement j cependant ae^ yez^la, honorez-la, aOn qoe celoy qui Tient à nous par elle noua reçoive auaRî par die: Fer te nos snsdpiat, qtU per tê aâ n^ tenu. C'est Jesus-Cbrist tres-glorieox qM vit et règne avec le Père et le Sainot-lf» prit, duquel la besedictioii deaoeiMlestf nous.

IV SERMON

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