POUR LE JOUR DE L'ASSOMPTFON DE NOSTRE-DAME
inêrûvti Jêsui in quoédam cûiteUmm, «I mulîer qumdam Marth4 nôminê éxe$pH ilfoiM il»
«nam. Luc k.
Jésus entrant en une bourgade : une certaine femme nommée Marthe le récent dans ta n
La saînrte Eglise célèbre anjourdliuy la feste du glorieux trépas de Nostre-Damc, et de son assomption triomphante au ciel. Plusieurs ont nommé cette feste de divers noms ; les uns rappellent Tassomption de Nostre-Dame, les autres sa réception au ciel, et les autres son couronnement. II y a quantité de très-belles et utiles considérations â faire sur ce subjet; mais je me restreins à n'en dire que deux : La première est, sça voir comment cette glorieuse Vierge receut Nostre-Scigneur dans ses chastes entrailles loréqu'il descendit du ciel en terre ; et Taulre, comment Nostre-Seigneur la receut lorsqu'elle quitta la lerre pour aller au ciel. Ces deux considération^ feront les deux parties de ce discours.
L'Evangile que nous lisons aujourd*huy à la saincte messe nous fournil assez de matières pour ce subjet; car il traitle comme Nostre-Seigucur passant par un village nommé Bclhanie, il entra en unem.ii- £on qui appartcnoit à une femme appellée l^Iarthe, laquelle avoit une sœur nommée Itfarie : or Mar he s'empressoit beaucoup pour trailtor Nostre-Seigneur, pendant que Blarie se tenoit a se^ pieds pour escouter sa parollc; de quoy Marthe qui desiroit que tous fussent aussi soigneux de bien servir Nostre-Seigneur qu'elle, luy dit, comme en se plaignant, qu*il commandast à sa sœur de luy ayder : Domine^ non est tibi curw , quod soror mea reliquit me iolam minislrare, die ergo Uii ut me adjuvel; pensant qu'il n'cstoitpas nécessaire que personne demeurast auprès de luy pour luy tenir compagnie , d'autant qu'il sesçuvoit bien entretenir tout seul^ mais Nostre-Seigneur la reprit, luy disant qu'elle
8*empressoît et troubloît de plusîet ses , et qu'une seule esloit necessai Marie avoit choisi la meilleure pa ne luy seroit point ostée : Martha tha^ sollicita es , et iurbaris ergc ma ; porro unum est necessariun ria optimam partetn eligit , qu auferelur ab ea.
0 que ces deux sœurs nous re] tenl bien Nostre-Dame; à sçavoir en la réception qu'elle Ot de son F tre-Seigneur en sa maison et dans a tes entrailles, lorsqu'il vint au mo par le soin incomparable qu'elle ei jours de le bien servir tandis qu'il cette vie mortelle, en récompense c il la reçoit aujourd'huy dans le ci une gloire non pareille : et Marie er nantdans un continuel silence poui ter les parolles de Nostre - Seigm s'occuper seulement à l'aymer.
cette glorieuse Vierge fil admirai bien l'exercice de Tune et de l'auln deux sœurs, pendant tout le cour saincte vie. Mais quant à l'exercice < the, quel soin n'eul-clle pas de bier Nostre-Seigneur, et luy fournir de qui luy esloil nécessaire pendant q petit enfant? Quelle diligence ne pas pour éviter le courroux d'Hen pour le sauver de tant de périls do menacé? Voyons un peu, je vouspri ment elle practiqua aussi nierve ment bien roxercicc de Marie.
Le sainct Evangile fait une part mention du silence de Marie : AI( dens secus pcdes Domini audieb buin illius ; Marie , dit-il , se lonc dire mol aux pieds de Noslre-Seignc