FRANÇOIS DE SALES, A M. DM BUUUT
(Tirée de la tI« de la nère noaay, par Ckj-A«t. il
Satoe.)
11 loi donne avis qoe la congrégation de la Yiiitation est lor le point de s'étabUr, et qiH ionge.A lui amener sa fille
s férrler lue.
Monsieur mon cher frère,
Je vous donne avis que , par la divine miséricorde , le temps de la Visitation s'approche ; je veux dire qu'enfin nos eonclo: sions sont prises , et que nous attendons i ce printemps madame de Chantai pour commencer notre petite congrégation , a laquelle vous savez que le Saint-Esprit a destiné votre fille , que je tiens pour mienne. Il m'est tombé ce matin dans l'esprit, pensant à elle , que c'est singulièrement à soo ame que s'adressent les paroles de l'époux sacré : Debout, hâtez-vous^ mon amf>(l); ' car enfin amie , c'est son nom , et l'époux l'appelle par son nom propre. Dites donc i cette chère fille amie qu'elle vienne de bon cœur nous trouver.
Mais, mon cher frère, soyez généreox:
dites-lui vous-même qu*il faut qu'elle onblieson peuple et la maisondeion père (S); car elle s'en souviendra toujours devant Dieu , qui est notre père commun. Tenei donc notre chère fille prête pour nous l'amener aussitôt après Pâques ; car nous espérons commencer environ ce tempa-ià.
LETTRE CLXXn.
s. FRANÇOIS DE SALES, A M. DESHATBS, GOUVERNEUR DE MONTARGIS.
(Tirée do premier monastère de U Vlsltattoa de la Tflk
de Rooen.)
Il lui mande qu'il devoit prêcher le carême A Salins , el la raison qui l'en a empêché, el \fà donne avis de Theureuse mort de madame ii mère.
Aoaecy, le 4 Btrt leie.
Monsieur, je ne saurois laisser partir Ifl bon M. Bénard sans lui donner quelque
(1) Serre, propert, «mica mea. Cant. o. ii. ▼. Z.
(f) ObllrlKere popelam tuem et domum patrie lai. Pa