LETTRE CLXXXI
0. FBANCOIS DB gALEB, A M. PK «AINTR*- CATIIERINB , CHANOIlfB DB SAINT-PIBaM DB GBNBVP.
fCoDinonlqiiée par H. fibbé Bonrallet, confmear d« daoMi 4t U VlilUUDB, ruB SaUtrintoUit.)
U lut proroeld'obliser, «aUotqa^l le pourra, deaz penomos qu'il loi aroit reoeommandéea.
17 décembre 1610.
Mon&ieur , voilà votre prôtre , que nous vouj»renvoyûnsdépéchiâ. Jeservirai M. d'Avuliy en tout co qu'il me sera pos^ble, ool^mment en Tun al on l'autre des arlido« que voui me marquez.
Et, quant au premier, bien que je n'^ie pas accoutumé d'être pour personne ôsappointemens , attendu que ma qualité m'invita toujour» à la neutralité , pour penser à la paix ; si estrce que , si elle le veut ainsi, je Die dispenserai de lettre pour ce coup , et U. de La Roche , qui est dehors , étant venu , je lui parlerai à môme effet.
Quant au second , je pense qu'il faudra attendre qu'elle vienne ici pourvoir le train de cette congrégation , aQfi que , selon le jour qu'elle prendra, on regarde de lui donner satisfaction , s'il se peut.
Néanmoins je veui bien dire que malaisément pourroit-on lui permettre d'avoir une fille de chambre qui ne fût pas de la uatson , mais oui bien qu'elle fût spéciale-
(1) Rabab nt appelée dans U Vvlgate mtretrÙB, e*eflll-dire cottrtiaane ; mais daoa le texte bébreu le noi coi^ refpondaol »I|rnine admI auberKisle. Ainsi le passage de ceue lettre doit s'entendre ainsi t « Elle a été notre Rahab » en Cbablais. elle noos a reçus et cachés cbex elle comma ■ Rahab evoit eacbé lei espions d« Josaé, et elle ressemo > ble en tout a Rahab. excei^té <^a'eUe a été toule ê% Tlt » ea boaae ré9«tatloa. •
ment servie par une de celles qui seront en la maison. C'est afin que tout là-dedans aille d*un train.
Certes, pour moi, Je souhaiterois fort de la voir bien consolée en cette vocation^à.
Ne faites point d'excuses à m'écrire bien ou mal ; car ne me faut nulle sorte d'autre cérémonie que de m'aimer en notre Seigneur , selon lequel je suis votre , etc.
LETTRE aXXXnL