FBANÇ0ISDESALBS, A MADAHB DE CHANTAL
AvaaUgti de M vie oouveUei eibertations i lop* porter paisibleneni la loastraction des suavités divines.
es JaoTler 1611.
Le très-grand et miraculeux S. Paul nous a réveillés de grand matin, mu très-chére fille ; si fort il s*est écrié aux oreilles de mon cœur et du vôtre : Seigneur ^ gue voulez-vous ^ue je fasse (4)?
Ma très-chère mère et toute chère fillo, quand sera-ce que, tous morts devant Dieu, nous revivrons à cotte nouvelle vie, en laquelle nous ne voudrons plus rien faire, ains laisserons vouloir à Dieu tout ce qu'il nous faudra faire, et laisserons agir s£| volonté vivante sur la nélro topte giorte^
Or sus , ma cbèro fille , tenez-vous bien è Dieu, consacrez-lui vos travaux, attendez en patience le retour de votre beau soleil. Ah ! Dieu ne nous a pas forclos de la Jouissance de sa douceur : il Ta seulement soustraite pour un pou, afin que nous vivions à lui et ix)ur lui, et non pour ses suavités; afin que nos sœurs travaillées trouvent chez nous un secours compatissant et un support suave et amoureux ; afin que d'un cœur tout écorché, mort et muté, il reçoive Todeur agréable d*un saint holocauste.
O Seigneur Jésus 1 par votre tristesse incomparable, parla désolation nonparcille qui occupa votre cœur divin au mont Olivet et sur la croix, et par la désolation de votre chère Hère, qu'elle eut tandis qu*elle fut privée de votre présence , soyez la joie ou au moins la force de cette fille, quand votre croix et passion est très-uniquement conjointe à son ame.
Je vous envoie cet élan de notre cœur, ma trè&chère fille, que le grand S. Paul béniaaa. Je pense qu'il vous faut caresser
eu, w,ê»
1^ sosur de notre sœur N. \ car enfin la douce charité est la vertu qui répand la bonne odeur édificativo , et les personnes moins élevées la reçoivent avec plus da profit.
LETTRB CLXXXVin.