FRANÇOIS OB SALES, A UNE DAME MARIÉB
11 l'exborte an mépris du monde.
itmanisii. •
Hélas ! ma très-chère fille, que ce misérable monde est puissant à nous traîner après ses niaiseries et amuscmens! Or, je suis un peu bien aise que nous nous soyons un peu apprivoisés, M. votre mari et moi, à cette intention. Je lui parlai bien amplement de mes affaires et des occurrences qui me regardoicnt; et ne savois bonnement comment faire pour lui celer Textrême mépris que Dieu m'a donné de toutes ces aventures qu'on appelle de fortune et d'établissement ; car il ne veut pas que cela soit méprisé d'un si grand mépris, comme est celui que, grâces à notre Seigneur, j'en ressens en mon ame.
0 Dieu I ma chère fille, que ce monde est étrange en ses fantaisies, et à quelle sorte de prix est il servi 1 Si le Créateur ordonnoit des choses si difllciles comme le monde, combien peu trouveroit-il do serviteurs. Or sus, demeurez en paix auprès de la très-sainte croix, élevée en ce temps (4) pour enseigne de salut à nos âmes.