‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 138 sur 450 · VRANÇOia DE SALES , A UNE REUGIEUSB · texte numérisé non relu

VRANÇOia DE SALES , A UNE REUGIEUSB

(ComnnDlqoée par V. le comte de Salei.)

H lui fait part des bonnes dispositions de la reine Marie de Mcdicis pour le pajs de Gei.

• février IGlt.

Mais quand sera-ce donc que j'aurai ce contentement de vous revoir , ma très-chere i

sœur? car Je me voit pnsqa'à la vefllA «h mon départ pour Chambéri ; et après PA* ques , on ne quitte pas volontiers les chaires. Or sus , je vois bien que nous ne seroBi jamais guère ensemble , si ce n'est en esprit; aussi est-ce l'esprit de Dien qui est 1 auteur de la sainte amitié dont tous m'affectionnez, qui par la distance dei lien ne peut être empêché qu'il ne fasse aa aftt crée opération dans nos coaura.

Que vous veut cependant dire ce petit mot de nos nouvelles? La reine de Franei m'écrit qu'elle nous rendra toutee nm églises et tous nos bénéfices de Ges , occu|>cs par les ministres, dont je prévois que cet été je serai grandement occupé à servir cette besogne , mais occupation agréable et précieuse : et qui sait, si nous nous humilions devant Dieu , que sa ssiînti miséricorde ne nous ouvre point un jour la iwrte de notre Genève , afin que nous y rapj)ortiuns la lumière que tant de ténèbres en a voient bannie? Certes , j'espère en la souveraine bonté de notre Soigneur , qu'enfin il nous rendra cette grâce : mais prions et veillons pour cola.

Ma très-chère sœur , persévérez à mç chérir cordialement , puisque je suis san9 fin et sans réserve, votre, etc.

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