LETTRE CCXXXII
s. FRANÇOIS OE SALES, A H. OESHATES.
(Tirie dn premier monastère de U VislUUon do U Tille
de Roaen.)
Il le prie d'appuyer une requéle qu'il lui envoie pour les alTaires de son chapitre; il lui parle d'un phénomène qui avoit paru sur la ville de Genève.
91 août 161t.
Monsieur, il faut que Tassurance que j'ai de votre bienveillance soit infiniment assurée, puisqu'à tout propos, et avec tant de liberté, je prends la confiance de vous supplier pour les affaires ecclésiastiques que maintenant il me faut avoir de delà; car certes, do mon humeur, j*aimc la modestie. Or voilà une requête pour obtenir une révision en faveur du chapitre de mon église ? C'est une affaire , comme je pense, ordinaire, et que je ne vous voudrois pas donner la peine do faire; mais votre amitié en mon endroit est si universelle, que volontiers elle me favorise en toutes occurrences grandes et petites. Aussi puisje jurer que mon affection pour vous est si absolue, générale et invariable , que vous n'en aurez jamais de plus entière de personne du monde.
Je vous écris sans loisir, à cause du soudain départ de ceux qui portent ce paquet à Lyon ; aussi n'ai-je rien de nouveau dès la dernière lettre que je vous écrivis, si* non que nous avons vu en cette ville plusieurs colonnes enflammées sur Genève, et la veille de l'Assomption, entre midi et une heure, en un jour très-clair, une étoile assez proche du soleil aussi brillante
LETTRES
et resplendissante qu'est la plus belle étoile en une nuit bien sereine. Je suis, monsieur, etc.
LETTRE CCXXXin.