FRANÇOIS DE SALES, A MADAME DE CIUMTAL
(TIrAe da raonutèra de la VlsluUoa da fiaboarf SaInU
Jacques.)
Il lui intime les* ordres du médecin par rapport A 8f8 infiriiiiies. Il lui prescrit ceruiine!» chottes sur la Taçon de lui écrire. Il approuTe son eut d'oraisun. Il lui donne des avis sur quelque! poinis de la discipline religieuse.
Avant la 4 mars 1611.
Quoique ce soit par notre M. de Medio(l) quv je vous écris, ma très-chéro mère, si est-ce que je vous écris sans loisir et em» pressemont : car sachez que je ne pensois psis qu*il partit si tôt ; et outre cela , je suis tellement embesogné du livre (2) , que tout le temps que je puis gagner bonnement, je remploie là : si qu'ayant attendu jusqu*à cette heure, je me trouve bien en peine : car je voudrois vous écrire une grande let» tre , et je ne sais si je pourrai. Je mVn vais dire en désordre tout ce que je trouverai
(1) C'étolt aa cha-.olM de Salat-HUIar, à Lf m. (t)U TrmUé de tmmomr de JMm.
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devant mon esprU sur le gujel de vm troig lettres ; Tune reçue ^r voie de Chambéri , Feutre par M. de Medio, la troisième par le sieur Pierre.
4** M. Grandis consent que vous laissiez fermer votre caustique de la tète , pourvu qu'une semaine devant vous preniez une dose ordinaire de vos sirops.
S® Il est requis que vous mangiez des CBufs; et n'y a personne , ce croi&-je , qui s'en puisse mal édifier.
3® Voyez-vous, ma très-chère mère, quand je vais voir nos filles (4 ), il leur vient de petites envies de savoir de vos nouvelles par moi ; et si je leur pouvois montrer do vos lettres , cela les contentcroit grandement. C'est pourquoi je vous demande ainsi des feuilles que je leur puisse montrer, et â M. de Torons , et au neveu. Or, quant à ma nièce de Brechard (2), elle sait bien que je suis vous-même , car elle a vu des billets qui contiennent cette vérité-là : mais pourtant je no lui ai pas voulu montrer ces trois dernières lettres , ni en tout , ni en partie. Mais de ce point faites vos commodités tout à votre gré , car je ne ferai rien que de bien à propos.
4® Dans les billets de salutations , quand vous m'en écrirez , il ne faut pas me dire , mon père, mon ami : car je les veux pouvoir montrer pour la consolation de ceux que vous saluerez.
5® Je loue Dieu de votre accoisement, et de quoi vous êtes hors de doute que l'oraison de simple remise en Dieu no soit oxtrômemcnt siiintc et salutaire. 0 ma chère mère , ma fille I il n'en faut jamais douter ; il y a si long-temps que nous l'avons examiné , et toujours nous avons trouvé que Dieu vous vouloiten cette manière de prier. Il n'y faut donc plus autre chose que continuer doucement.
6» Certes, en ces grandes villes (3) je ne voudrois pas ouvrir la porte aux visites des parens malades (4) , pour en faire des sorties ordinaires ; et si elles sont extraordinaires , au moins faut-il que le père spiri-
(1) Les r«Ilrl«a«e« de la Vbltation de U ville d'ADoecf .
(t) La mère de Brechard Atoll assistante et maîtresse des noTices. et fouTemoit le monastère d'Aanecr pendant que madame de Cbantal étoil à Lyon poar fonder son second aouaslèrc.
(a) Telles que Lyon.
(4) Alors les religienses de U Visitation n'tToient pas la clôture. MiUaorl«leat pow flaller al aaslsier toapairres ■I les mtUdaa, seloa l^ipfll éê la
tuel sache la néf^Mité qu'il y a ; oomm» aussi pour aller voir un monastère de filles, quand on en seroit recherché. Mais je voudrois que l'obligation de le faire savoir au père spirituel ne tendit qu'à lui faire pourvoir aux circonstances des sorties^ et à la bienséance ; combien "si quelque accident inopiné ne surprenoit , je pense que ces visites de parens ne se devroient faire que sur une délibération prise en chapitre.
C'est-à-dire, si un père , si un frère dési-* roit d'être visité , je voudrois que selon h grandeur de la maladie, la distance du lieu, la qualité de la maison , on avisât si oa devra plusieurs fois visiter, si avec servies et assistance , si en carrosse , ou en temps qu'on ne rencontre pas des gens; si c'est une maison où il y ait un grand abord, oo une maison do dévotion , et ainsi du reste. Mais nous y penserons encore mieux.
7* Ceux avec lesquels on confère ou on se confesse ainsi quelquefois par occasion ou renoontrcs , ne sont ni confesseurs ordinairos ni extraordinaires , mais confessenn do dévotion : or, étant gens qualifiés, it n'est pas besoin de demander licence. Os appelle confesseurs extraordinaires ceux qui on certains temps , comme quatre et cinq fois Tannée, viennent ; mais ceux de dévotion ne viennent que par rencontre.
8" Je n'entends pas ce que vous me demandez, quand vous me dites que je vous envoie une copie de l'établissement auquel il faudra spécifier les sorties.
9" Le père recteur seroit excellent pour confesseur.