‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 177 sur 450 · LETTRE CCLXXXV · texte numérisé non relu

LETTRE CCLXXXV

s. FRANÇOIS DE SALES , A UNE DAME MARIÉE.

Là sainieié est sourenl le fruit des maladies reçues des mains de Dieu. Les bons désirs disposent à la sainteté et à la dévotion, mais ils n'en sont pas une marque certaine.

M avril 1611.

Madame, j'ai su votre maladie, et n*ai pas oublié de rendre le devoir que j'ai à une si chère Glle. Si Dieu exauce mes vœux, vous relèverez avec un grand accroissement de santé , et surtout de sainteté ; car souvent on sort de tels accidens avec ce double avantage, la lièvre dissipant les mauvaises humeurs du corps, et épurant celles du cœur, en qualité de tribulations provenant de la main de Dieu.

Ce n'est pas que je vous appelle sainte, quand je vous parle d'accroissement de sainteté en vous ; non , certes , ma trèschère nile , car il n'appartient pas à mon cœur de flatter le vôtre : mais que vous ne soyez pas sainte, vos bons désirs sont saints, je le sais bien, et je souhaite qu'ils deviennent si grands qu'enfin ils se convertissent en parfaite dévotion, en douceur, patience et humilité.

Remplissez tout votre cœur de courage » et votre courage de confiance en Dieu : car celui qui vous a donné les premiers at* traits de son amour sacré, ne vous abandonnera jamais , si vous ne Pabandonnez jamais ; de quoi je le supplie de tout mon cœur ; et suis sans fin votre plus humble serviteur, ma très-chère fille , et à mon-

LETTMSS

•itur votrt mari , que JoTtoni de voir prélentemeût.

LETTRE CaXXXVI.

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