FRANÇOIS DE SALKS, A HADAMB DE CUANTAL
Le Saint lui rend compte du bon éiat où étoient Mi ailes d'Annecy,eire\horieàiiieurf sa conlianee en Dieu dans l'entreprise de la fondation à laquelle elle iravailioii, etc.
14 mat 16IS.
0 que mon ame, dès plusieurs jours en j çà , est pleine de nouveaux et puissants dé-
1(1) C'est le 11 mal \T^^^ que iiotro Saint avutt pria pot* iewion de la préTôté de Ceaeve.
DE S. FRAnÇQIS DE SALES.
drs de servir le très-saint amour de Dieu avec tout le zèle qui me sera possible? La vdtro, ma très-chère mère, qui n*est qu'une même chose , en fera de môme : car comme pourroit-elle avoir diverses affections, n*ayantqu'une même vie etunemémeame?
Nos sœurs font, certes , merveille , et incitent mon cœur à beaucoup de rcconnoissance envers la bonté de Dieu , de laquelle je vois de si clairs effets en leurs âmes. Tespère que celles de là vous donnent aussi de pareils sentiments, et que cette douceur céleste verse ainsi son esprit sur toute cetto petite assemblée de créatures unies pour sa gloire.
Hélas I ma trè»<ïhère nière, que d'obligations nous avons à notf^e Seigneur, et combien de confiance nous! devons avoir que ce que sa miséricorde a commencé en nous elle le parachèvera , et doi^nera tel accroissement à ce peu d*huile dei)onne volonté que nous avons , que tous nos vaisseaux s'en rempliront , et plusieurs autres do ceux do nos voisins ! Il ne faut que bien fermer la chambre sur nous, c'est-à-dire , retirer de plus en plus notre cœur en cette divine bonté.
Je vous donne mille fois le bonsoir, et prie Dieu qu'il soit toujours au milieu de tout votre cœur, le bénissant de ses trèssaintes et plus désirables faveurs. Je salue toutes nos sœurs.
I LETmE ccxa.