‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 182 sur 450 · LETTRE CCXCIV · texte numérisé non relu

LETTRE CCXCIV

S. rtlAI^ÇÔtS DE SALES, A IIONSKIONBUR LE PRINCE DB PléUO^'IT (VICTOR-AMÉDéB).

Le Salni l'instruit du bien (|iie doit procurer ■m peuples de Tnonon él des entirons l'etablisAomeni des p^resbarnabilcs d.insceUe ville; il lui eipose en même temp» les vœux qu i!r foui pour la canoDi^alion du bienbeureui Amedée.

t teptanbrt 1411

Monseigneur , suivant le tiommahdetnetit

(1) Vldit Jesam sUDiea, tl noBselebtlqalé iolw est.

loi!*.. C 11, V. 1^.

(J) Maller. quid plortst Joam., 0 st. 1. 11 ^.^ (3) Noil me uugcr« : nnndam tuim Meaail M ffttfHi

■•Oa. iOAJI.. o. u. T. 11.

(i)SaBOllflc«iar0OBeD tonm. OaâT. Dov.

(!) Ba iMt, aaitsit dt Cbaotal slaprlm

LETTRESi

de votre altesso , je suis venu ici pour procurer l'introduction des pères barnabitcs en la sainte maison de Notre-Dame de compassion, et enfin le traité de cotte afTairo est parvenu jusqu'à l'arrêté ci -joint (4).

Or, il ne se peut dire combien Tavancoment des pères barnabitcs en ces contrées de deçà sera utile pour celui do la gloire de Dieu , non-seulement pour la confirmation de la foi parmi ces bons peuples, qui, fi la faveur de l'incomparable courage et rare piété de monseigneur, père de votre altesse , ont été remis dans le giron de la sainte Église catholique ; mais aussi pour la confusion des ennemis de la foi , qui environnent de toutes parts cette province , de laquelle il ne se peut faire que le bien spirituel ne s'écoule petit à petit sur le voisinage , qui parce moyen jYourra recevoir insensiblement de grandes dispositions pour so convertir et réduire au devoir.

Mais encore, monseigneur, je no puis me retenir que je ne témoigne la joie que je sons de quoi , par la venue de ces bons pères en cette ville , nous verrons refleurir le saint service divin dans l'église de Saint- Augustin , fondée par le fameux Amédée , grand -aïeul de votre altesse, et en une ville honorée de la naissance de cet excellent serviteur de Dieu, le bienheureux Amédée , duquel nous respirons la canonisation avec des désirs nompareils; espérant que par la publique invocation de son secours nous obtiendrons la fm de tant d'afflictions, de pestes et tempêtes, desquelles , depuis quelques années , il a plu à Dieu de visiter ce peuple.

Votre altesse, monseigneur, a pour le

Irine le nom d« Jésas arec un fer rouge, il profondément qu'elle en ronrut risque de sn Tie ; et du Mng qui .sortit de M plaie, elle écrivit de nonveaux Tœux pours'uuir a fon divin époux irrévocablement.

(1) L'arréio dont il est parlé Ici étolt que le prieuré confeniucl do Coiilnniine donieurcroit anx clercs K'^iulirrs de Saii*t-Faul. diisbaroabiiea, arec tousses droits, frolis, revenus et appnrienancrs quelconques; que Wé pures bar^ Dahlirs ountiit soin du collège et tiendront pour les lettres hum'iines quatre professeurs, qui enseiicneront Jusqu'à la rhéi«>rique inclusivement, injilruiront les enfans du séminaire, célébreront les olllces divins, selon leurs eoustiruiiuus, dans réïllsede Saint-Aufrusliii, enlent'ront ies confessions . feront Ws catcchisnios, ot prêcheront telonleiiT Coutume, etc. C'est pourquoi axini François leur remit i^itli^e de S.-iint-Auenslin, avec sa maison, sa place, les Jardins et sou cimetière. (>u<-int nu ro>ie , Ils forent obïiiréi a toole« les char^ef du prl»>uro, et a donner, quand Il setoit a pn>pos. de« pères de leu r ordre, pour easeiguer U pliilosopbie et la théologie (a), etc.

(a) Vie de St-Françoù de Saleê, par Aug. dt Sales, page 4M.

partage de la splendeur liérédilaire tt toujours croissante de sa sérénissiiiie origMie , la gloire des œuvres de sa douée et imnKVtelle piété : et pour cela, comme elle est l'un des fleurons de la couronne de monseîgneur son père , elle est aussi Tune des plus précieuses colonnes du temple de Dieu le Père éternel.

Donc pour l'une et l'autre qualité, Je prends la conflance d'implorer la bonté de votre altesse en toutes les occurrences qui regardent les affaires de la sainte religioD catholique, entre lesquelles celle de l'amplificalion de ces bons pères bamabîtes; et le rétablissement du service dim en tous les monastères de deçà, étant l'un da plus importans, je le recommande trèshumblement au zèle de votre altesse, à laquelle je fais très-humblement révëreiiee, ne cessant point de lui souhaiter le comble des faveurs célestes ; et demeure, monseigneur, votre, etc.

Page 1