‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 193 sur 450 · LETTRE CCCXXI · texte numérisé non relu

LETTRE CCCXXI

s. FRANÇOIS DE SALES, A UNE SUPÉRIEURE DB LA VISITATION.

CoDsidéraUons sur la oaUviié de Noire-Dame.

7 septembre 1616.

Je vis en espérance , ma très-chère fille , que si mon ingratitude ne me forclôt point du paradis , je jouirai un jour par complaisance de la gloire éternelle , en laquelle vous vous plairez par jouissance , après avoir saintement porté la croix en cette vie, que le Sauveur vous a imposée du soin de le servir fidèlement en votre personne , et en la personne de tant de chères sœurs qu'il veut être vos filles en ses entrailles.

Je les salue, ces très-chères filles, en l'amour de la très-sainte Vierge sur le berceau de laquelle je les invite de jeter tous les matins des fleurs pendant cette sainte ^octave; des saints soucis de la bien imi-

tu

LEITREi»

ter, des pensées de la servir d jamais , et surtout des lis et des roses de pureté et ardente charité , avec les violellrs de h\ Irès-sacrée et très-désirable bumililé et simplicité.

LETTRE CCCXXn.

g. PRANQOIS DB SALES , A LA UkVM rAVKB, fiUPÉaiEURE DES FILLES OB LA VISITATION DB LYON.

B lui refommande ^entretenir fanion et la rhtrite parmi ses religicMet , ei d« we garder d« la prudeoM. huiDaiiM.1

10 Mpteabre 1616.

Cotte grande chère fille qui n*écril point mériterait qu'on la laissât aussi dans son silence : mais mon affection ne le permet pcs. Et que vous dirai-je donc, ma trèschère Cille? Je vous recommande la coq* fiance en Dieu ; lu parfaite simplicité, et la sincère dilcction.

Vous avez là ces pauvres soeurs (1) , lesr quelles sont sous voa*e crédit, et dépendent de votre assistaoce au progrès de vo* tre service , pour lequel elles sont allées : unissez vos cœurs et foibles forces» car par Tiinion vous prendrez des forces invift* ' cibles.

Notre mère (2) vous dira peut-^tro, si elle en a le loisir, la crainte que j*ai que le^ renardeaux u'entrent dans cette petite nouvelle vigne pour la démolir; je veux dire les aversions et répugnances, qui sont les tentations des saints. Ëtouffcz-les en leur naissance. Tenez votre diartié bandée, et tenez pour «uspect tout ce qui sera contraire à l'union , au mutuel support, à la réciproque estime que vous devez avoir les unes envers les autres.

Ocriez-Yous do la prudence humaine, que notre Seigneur estime folie; et travaillez en fviix , en douceur, en confiance , en sim]4icit6. Sit6t que vonsaurez fait ce que «vous avez à fiiire , vous ferez bien d'acliever votre affaire particulière. Vivez toutes dans les entrailles do 4u charité divine, ma très-chère fille, à qui je suis de tout mon cœur votre , etc.

(1) La aère rarre «toII pour coadjotrice» dans la fontaiitinda mona» ère de Ijon, les merea Mari^Ayméf de JMoe^r* ■*•! a»M^iflnt• et niallraaae <lti oafioat, M Mrouiir->iarie de Cliastirl.

(f| KMaiM de ClAold.

LETTRE CCCXXIB.

•OrÉBIBOBB

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