LETTRE CCCXXXIV
s. FRANÇOIS DB SALES, A lT?nS RELIGIEUSB DB LA VISITATION
Il ftot f enrir cl aimer Dieu parfaiteneDl, WM g'étonner des dilOcultéf.
MJalaim.
Vous pouvez penser, ma très-chère fille, ma sœur, et je crois que votre cœur vous le ditassez, que j*ai une extrême consolation dans lemien^quand vous m'écrivez de vos nouvelles; car puisqu'il a plu à Dieu, je suis le cher frère et le père tout ensemble, mais le plus affectionné et sincère que vous sussiez imaginer.
Or, fuites bien , ma chère ame , tos pe« titsefibrts doux, paisibles et aimables, pour servir cette souveraine bonté , qui vous y a tant obligée par les attraits et bienfaits dont elle vous a favorisée jusqu'à présent; et ne vous étonnez point des difficultés, car, ma très-chère fille , que peut-on avoir de précieux sans un peu de soin et de peine? Il faut seulement tenir ferme à prétendre à la perfection du saint amour, afin que l'amour soit parfait; l'amour qui cherche moins que la perfection , ne pouvant qu'être imparfait.
Je vous écrirai souvent; car vous savez le rang que vous tenez dans mon esprit, le tout joignant notre mère (2) , à laquelle je vous prie de me recommander . car bien que je lui écrive , si est-ce qu'il faut un peu employer votre entremise pour la récréer et réjouir ; d'autant qu'elle prend plaisir à savoir que vous êtes très-parfaitement ma très-chère fille , et que vous me chérissez en cette qualilé-là. Dieu soit au milieu de
(1) ■. de ComlltoB, bat»MfO do Stiot jfùmwâtiméêCkêÊtÊL
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LETTRES
votro cflîur, et de celui de notre chère «Bur , qui est, certes , mn fille de tout mon cœur, au moins je le crois, et le veux toujours croire pour mon contentement.