‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 207 sur 450 · FRANÇOIS DE SALES, A VJŒ DAMB lIAiliB · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DE SALES, A VJŒ DAMB lIAiliB

Le Saint lai recommande la paix de Pâme et la confiance en Diea.

Octabieterr.

Je crois fermement , ma très-€hère fille, que votre cœur reçoit delà consolation de mes lettres, qui vous sont aussi écrites d'une affection nompareille, puisqu'il a plu à Dieu que ma dilection envers vous fut toute paternelle, selon laquelle je ne cesse de vous souhaiter le comble de toutes bénédictions : tenez bien votre courags relevé.

Je vous supplie ; ma très-chère 611e, en la confiance que vous devez avoir en notre Seigneur, qui vous a chérie, vous donnant tant d'humbles attraits à son service; et vous chérit en vous les continuant, et vous chérira en vous donnant la sainte persévérance.

Je ne sais , certes , comment les âmes qui se sont données à la divine bonté, ne sont toujours joyeuses : car y a-t-il bonheur égal à celui-là? Ni les imperfections qui vous arrivent no vous doivent point troubler ; car nous ne les voulons point entre* tenir, et ne voulons jamais y arrêter oos affections. Demeurez donc bien en paix, et vivez en douceur et humilité de cœur.

Vous avez bien su , ma très-chère fille, toutes nos petites affections, lesquelles j'aurois bien sujet de nommer grandes, si je n'eusse vu un amour spécial de Dieu envers les âmes qu'il a retirées d'entre nous; car mon frère mourut comme un religieux entre les soldats; ma sœur, comme sainte entre les religieuses. C'est seulement pour les recommander à vos prières que j'en touche ce mot.

Monsieur votre mari a bien raison , s*il m'aime ; car je le veux à jamais honorer • et vous , ma très-chère fille , je m'imagina que vous m'affectionnez toujours cordialement, et votre ame vous répondra pour moi que je suis vôtre , puisque notro Seigneur et créateur de nos esprits a mis cette liaison spirituelle entre nous. Qu'à jamais son saint nom soit béni , etvous rende étei^ nellement sienne, qui est le souhait contî> nuel, ma très-chère fille, do votre, etc.

DE S. FRANÇOIS I>E S&lfiS' LOTTRE COCXLVU.

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