‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 214 sur 450 · MF · texte numérisé non relu

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et fèùx qui seront amis de notre institot anront patience jusqu'à ce que leurs enfans soient d*âge convenable.

0 ma très-chere fille, que les oogitationa dea hommes sont inégales I que de gêna f rient, quand on reçoit leurs enfans grands, xni^rs et rassis, et que de gens voudroicnt les donner dès le berceau !

LETTRE CCCLVn.

s. FRANÇOIS DE SALES,

au prieur et aux chanoines réculteiis dbl'asbatedesix.

ORDRE DE SAIMT ACGCSTISf.

/ .'.We de la via da Salnl, ^r Ch.-Aaf . de Silei.)

II lear donne ratification de la promesse qu'ils -' AvaiMii Ciiie, par acte capitulaire, de reprandrt iM piwBiére règle et forme de leur iosUiut.

fBjasftorisit.

n y a long-temps que nous avons désiré que tous les religieux de notre diocèse 'vinssenl à reprendre la première règle et forme de leur institut ; mais principalement nous avons désiré et tâché par exhortations que cela se Ht es monastères qui ont été laissés à notre charge , soUiciliide et juridiction ordinaire. Cest pourqui nous avons non«seulement approuvé et ratifié, approuvons et ratifions cet acto des promesses des dévots chanoines de Saint-Augustin du monastère de Six , mais les louons et aimons de tout notre pouvoir dans les entrailles de Jésus-Christ; et, selon noire puissance et notre autorité ordinaire sur ce monastère et chanoines réguliers d'icelui , mandons et commandons qu'il soit observé ; baillant notre bénédiction paternelle ,à tcus ceux qui embrasseront cette pauvreté qui s'observe par tous ceux qui vivent .60 commun.

LETTRE CCCLVra.

f. FRANÇOIS DE SALES, A U AOAHE l'ABBESSE DU PUITS d'orbe.

friréa en tattrootlons eipratiqaM de piété. Dédiée è bm> dame de MalnteDon.)

Le Saint loi conseille de ne pas transporter sa

coiomunaoïe hors du diocèse de Langres, il lui

désigne les lieux qui étoient propres A cette

translation. Il désapprouve les alTectioni de I

déférence, et la remise des peosious entre les '

■uina des religieuses.

30 JanTier 1618.

Dieu , qui a fait votre cœur pour son pa-.

radis, ma trèa-chèreflUe, loi fasse la gn» d*y bien aspirer 1 Je vous écris sans loi^ comme je fais presque toi^onrs , en cett multiplicité d*affairesqiu m'accablent.

Je vous ai déjà écrit qu'il ne falloit ntd lement penser à transplanter votre menas tere à Lyon ; car à quel propos ôter une s noble fondation d'une province et d'oi diocèse , pour le porter en un autre? Ni h papo , ni l'évèque , ni le pays, ni le parle ment , ne le permettront jamais. Demeure donc ferma en la résolutioii de le transféra des champs à la ville, maie en une ville d< la province et du diocèse ; s*il se pouvoit à Langres , ou à Châtillon , ou à Dijon ; e id, il seroit mieux : et ne faut point crain dre que vos parons vous y fâchassent; cai y vivant en une bonne et sainte réforme tion , chacun vous y reverra avec un amoui nonpareil ; et puis il ne faut pas tant r» garder à votre personne particulière qu'ai public et à la postérité. Mais si vous ne pouvcc ranger votre esprit à cet avis , dv moins que ce soit à Châtillon (4).

Je n'approuve nullement que vous sép»

riez vos filles, tenant les unes comme voi affectionnées et partisanes , et les autrei comme distraites de Taffection qu'ellai vous doivent, ni qu*on leur remette leurs pensions ou autres particularités. Il ne faul que votre courage à tout cela ; et croyex que si vous êtes bien résolue de vivre es charité avec elles, leur montrant unoûoor de douce mère , qui a oublié tout ce qui s'est passé jusqu'à présent , vous les verrai toutes revenir à vous dans bien peu de mois.

Madame la première (2) vous écrira. Je vous prie , écrivez-lui en esprit de douceur et d'humilité ; et , sans faire compte des choses passées , témoip:nez que vous êtes fille de notre Seigneur crucifié.

£l non-seulement à elle , mais écrivez aussi a M. le président (3) et à 1^1. d*Origny (i) ; leur disant qu^après tant de tour^ mens que vous avez soufferts , enfin notre Seigneur et votre vocation vous convient de les prier de vous assister au dessein qui a

(1 J C'est • quoi Vabbesse s'est tenaa ; car lanr tmadaitM le fit en ISlt h CbàtillonHu^Selne.

(t) Uadama Brolirt, épouse «Je M. Braltrt, prtMler prékideot au parlement de Bourgot^oe, et sœar de I*iabesse.

(S) ■. BeorgMis de Grépj . père de l'abbassi. pr*tidaal ta parle ment de Boorgogne.

(4) M. d*0rlfB7. encla de la i

DE S. Fn\KÇOîS DE SALES.

rajouTSélé 6R votre ame , de réduire votre lonastère A quelque perfection de la vie eligîeuse , et qu'es occasions vous les aver- :rez des moyens requis à cet effet , à ce u*il8 vous aident. Car enfîn , ma très-chère lie , il faut avoir la paix , et la paix naît e l^liumitité. De renvoyer ce point à eux , . n'est pas raisonnable ; il faut que ce soit oœ qui commenciez.

En somme, il faut amollir et briser ce œur, ma très-chère fille , et convertir nore fierté en humilité et résignation.

Je salue nos sœurs , et particulièrement nadarne la prieure (4). Dieu par sa bonté roue comble de son Saint-Esprit, afin que tous viviez en lui et à lui

LETTRE CCaiX.

s. FRANÇOIS DB SALES , A MADAMB DU CHANTAL.

liai apprend la mort de netsira PhUippe 6o9i ,

Mroofnmè M. da Sainie-Çatherine, chanoine et

grand pénitencier de l'Église de Genéfe, ion

confesseur et leur ami.

ta jaiTitr tais.

Ma très-chère mère , quand on m'a été d'auprès de vous, c'a élé pour M. de Sainte-Catherine ; mais je pcnsois que ce fût un accident comme Tautre fois , et voilà que c'a été pour lui faire saintement dire dix ou douze fois Fi re Jésus , et protester qu'il avoit toute son espérance en la mort de notre Seigneur, qu'il a prononcé avec beaucoup do force et de vivacité , et puis l'en est allé où nous avons nos prétentions, BOUS les auspices du grand saint Paul .

Dieu qui nous Vavoit donné pour son service , nnwi l'a été pour sa gloire : son iÊint nom soit béni (^). Demeurez cependant en paix avec mon cœur nu pied de la providence de ce Sauveur pour lequel nous îivons, et auquel , moyennant sa grâce , nous mourrons. Dieu réimrera cette fierté ei nous suscitera des ouvriers , en lieu de ees deux qu'il lui a plu retirer de sa vigne pour les faire asseoir à sa table. Mais tenez votre cœur en paix, car il le faut ; et, comme dit TÉcrilure, pleurez un peu sftr les trépassée (3) , mais pourtant tenez Dieu en consolation , puisque notre espérance est vive. Amen.

LETTRE GGCLX.

0) Gtal «Mor» «M MBiir de l'abbMM».

(Ij Domlani dédit. Dominas abktalit..., sU aomea Oo»

iBlMMMlMna. JoB,«. sni. ▼. il.

(S) llodiean piora suprà mortuum. Cccl., g. nn , f . 11.

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