‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 221 sur 450 · FRANÇOIS DE SALES, ' A UN BCCLisiASTIQUE · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DE SALES, ' A UN BCCLisiASTIQUE

Le Saint lui fait part de la commitaion qu'il a du taint Père pour ériger la congrégaUon de U ViaiiaUon de Sainte-Marie en corpt de religion : eontradicUont et travertet qu'il a eu à ettujer.

ijBilletitit.

Monsieur, je ne m'étonne point de l'empressement que ces bons personnages ont à détourner les âmes que Dieu appelle à la Visitation ; car encore me semble-t-il que cette bien-aimée petite congrégation est quitte à bon marché des persécutions et contradictions que l'ennemi de son progrès lui suscite , et a coutume de susciter en pareille occasion . certes , je crois pourtant qu'il n'en peut plus 1 car, comme un plaideur qui a mauvaise cause, il ne sait plus que faire ; sinon caler et prendre des délais;

J'ai reçu de Rome commission d'ériger cette congrégation en titre de religion ; avec tous les privilèges, prééminences, immunités et grâces qu'ont toutes les autres religions, et ce sous larègledeS, Au-

(i)Pt.«afiii,T. tietM.

tu

LETTRES

gasiin. DftesèeettebonneameqD^elleentre assurément à Sainte^^Marie : bien qu'elle fie soit pas encore religion , elle le sera bientôt; et j*oscrois dire que devant Dieu elle Ta été , puisque, par sa graco , Ton y a toujours vécu religieusement. Certes, assez entrent sur la mer, qui entrent dans un vaisseau qui est à l'embouchure du Rhône , prêt à cingler et a faire voile.

Notre mère ira cet hiver Taire une maison à Paris , comme je prévois , avec tant do bonheur, d'avantage , de protection et d'assistance, qu'après cela je m'assureque tout demeurera calme et en paix. J'estime nos sœurs de votre ville trop heureuses do jouir, comme elles font, des effets de votre charité, soin et affection. 0 quelle suavité à mon chélif cœur paternel, do savoir que mon frère paternel , très-aimable, est tout charitable, mais cordial à mes Glles bien-aimécs! Je vous en fais mille très-humbles actions de grâces, monsieur mon très-cher frère, et vous proteste que recevant votre lettre , il me sembloit cueillir des fleurs de suavité incomparable sur le coupeau de nos montagnes ou J'étois alors : c'étoit en Toctavo de notre grand S. Jean , où me souvenant quo l'évangi*^liste de notre princesse dit de lui : et vinum etsiceramnon hihct (4), j*aduiirai lu douceur de Dieu de m'abrcuver, moi chctif homme, du vin de la charité, que le Saint- Esprit a répandu en uos cœurs. Vivons ainsi , mon très-cher Irôre ; ot croyez que tant que je vivrai , je porterai la qualité de votre , etc.

LETTRE CCCLXXVr.

Page 1