‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 227 sur 450 · FIlANÇOIS DE SALES , A MADAME DE CIIANTAL · texte numérisé non relu

FIlANÇOIS DE SALES , A MADAME DE CIIANTAL

(Tirée dn monastcre <le la VUIiaKon de ta Tflle d*Aaferi.)

Jl lui apprend qu'il a obtenu du rlorcé une pension de (rois ci-ni^ livres puur une personne de sa connaissance

tJ Jaillel 1619.

Les lettres sont de monsieur de Muclière, Tolre i eveu bien-aimé , qui me fit la faveur d*une requête que j'avois adresséeauclergé

pour monsieur Boucard, et t obtenu écus de pension annuelle ; resleque jem*er saie de gagner ceux qui doivent les dé* livrer.

Ce matin à quatre heures le flux de ventre m'a repris et m'a mené huit ou neuf fois jusqu'à dîner : il semble que cela soit un peu accoisé maintenant ; c'est pourquoi j*ai envoyé à ces bonnes dames leur dire que sur les deux heures jo pourrai avoir rhonneur do leur visite ; et si monsieur de Menneville venoit sur les quatre heures, j'en serois bien aise. Cependant il faut avoir patience de demeurer sans vous voir pour cejourd'hui , et do demeurer sans rien faire; car j'ai contremandé partoutoù j'avoispromis de prêcher; et, ce qui m'a bien fâché, j'ai contremandé le père recteur du noriciat dos jf^suites , qui a les quarante heures et les octaves du bienheureux Ignace, daquel j^avois désir de parler; mais il faat demeurer en paix en tout notre cœur, et unis en la très -sainte volonté de notre Seigneur.

Bonsoir , ma très-chère mère ; j'ai grand désir de vous entretenir et apprendre de vous les pensées de votre bon seigneur de

Lyon (i).

La bonne mère de Port-Royal (2) me prie de la recommander do rechef à vos prières ; je le fuis do tout mon cœur. Dieu soit à jamais votre vie, ma très-chère mère, amen; et do toute votre petite trouDC.

LET/RE CCCXaV.

s. FRANÇOIS DE SALES , A H ADAMB DE CUANTAL.

Les reliKieuscs de la Visiiaiion peuvent adroHira à la profcsMon les perMinnes m U nues, ei celles méuie qui ont des dill'oruiites de corps.

Ma très-chère mère, puisque le révérend père et vous trouvez bon do donner la somme que vous me marquez, je TapprouvO grandement, puisque cela est plus cod' forme à la douceur que notre Scigneuf enscij;ne à ses enfuns. Je voudrois pourtimt bien que cette chère fitle pratiquât de son côté ce môme enseii;nement , et j'espère qu*elle le fera un jour. 0 que la paii

(1) C'eut Mns doate moiuelf oeur do Marquenoot, arcks Téqae de Lyoo.

(i; Itadane AiiféUqM ArMvld, tb^tue de ^0ffi4t0f «L

sainte marchandise qui mérite ;hetée chèrement I crois pas que monsieur le curé de lul vous fasse aucune sorte d*ensqu*il n*y a point de religion qui nt de respect aux curés que la i qui ait tant de convenance avec iinaire de TÉglise.

rouvé fort bon que la supérieure ter, quand bon lui semblera , les i , comme c*est à elle de les établir, s bien aise aussi que vous aimiez uses , les bossues, les borgnes , et s aveugles , pourvu qu'elles veuil- ; droites d'intention ; car elles ne it pas d'être belles et parfaites au si Ton persévère à faire la charité qui ont ces imperfections corporel- 1 en fera venir contre la prudence I une quantité de belles et agréa- ^me selon les yeux du monde. Ma *e mère, je suis très-parfaitement

Le.

LETTRE CCCXCV.

ÇOIS DE SALES , A HADEltfOlSELLE LAMOIGNON.

looaslèrv de la Vlilutlon da fauboorff Salni- Jacques. )

B prie de faire passer une leUre incluse à une dame.

Paris. 7 août 1619.

ma très-chère 611e , pour la bonne de Vaugrenant, à laquelle j'ai p de com|)assiou , la considérant ironnée d'affaires, elle qui , à mon est pas accoutumée à cela. Mais sistera et la tiendra de sa main , 3 j'en supplie sa souveraine bonté, 3 cesserai jamais non plus de vous r propice et secourable , ma trèse , demeurant à jamais votre trèsetc.

LETTRE CCCXCVL

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