‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 228 sur 450 · SURE DE LA VISITATION, SA NIÈCE · texte numérisé non relu

SURE DE LA VISITATION, SA NIÈCE

inmande une damequi , étant deiueurée voit résolu de ne plus s'engager dans le , et qui , sentant de l'inclination à être se, vou loii, dans une vie retirée, éprouver lia volonté de Dieu.

Paris, vers le S août 1619.

js-chère iille , vous recevrez cette

ra 4a Bréchard, aopérieare de Salate-Maria da

lettre, Dieu aidant, par les mains de mademoiselle de N., grandement bien appai reniée en cette ville, laquelle étant demeurée veuve depuis peu , et s'étant résolue à ne plus rentrer dans les liens du mariage, a cru ne pouvoir mieux conser\'er sa résolu* tion que dans l'état religieux, auquel néao* moins ne sentant pas encore une si forte affection qu'elle souhaiteroit pour pouvoir d'abord s*y engager, elle a nonobstant un si grand désir de s'y voir arrêtée, qu'elle veut rechercher cette grâce de Dieu es lieu où elle e^nère qu'elle lui sera plus facile* mentacc^adée. Et pour cela elle a choisi entre toutes les congrégations celle de la Visitation, où elle prétend qu'étant retirée, Dieu l'inspirera plus fortement qu'ailleurs; et que la cordiale douceur et charité dont on y fait profession servira de mayens à la divine Providence pour cet effet.

 cette occasion donc, ma tres-cnère fille, notre bonne mère (4) et moi vous l'envoyons, et avons fait cette élection pour elle comme la plus convenable, dont ellemême vous dira franchement toutes les autres raisons; mais je vous dirai celle-ci, que vous ne croiriez pas si aisément de sa bouche. C'est que nous désirons grandement qu'elle soit conduite à la vraie connoissance et pratique de la vie dévote : et parce que jusqu'à présent elle a été mal* tresse de soi-même, et que, pour la bien et utilement mettre au vrai chemin de la vie spirituelle, il faut doucement, amoureusement et prudemment la délivrer de cette ancienne et tyrannique sujétion, pour lui imposer le joug et la douce maîtrise que le Saint-Esprit veut avoir sur son ame , nous avons pris cette confiance en votre charité, que vous prendriez volontiers ce soin, et sauriez y employer les moyens convenables. Je la Yois toute franche, toute dési* reuse de reposer en la grâce de Dieu, toute désireuse de^se laisser gouverner à quelque main amie, et lasse de se gouverner soi-même. En somme, j'aime en ellecer* taine marque de bonté, qui me fait espérer qu'un jour elle sera bonne servante de Dieu. Elle ne demandera point d'exemption, ni pour la rigueur de la clausure, ni pour toute la bienséance qu'on doit observer en votre maison à parler aux étrangers, donner ou recevoir des lettres , ni

U) ladane da ChaMal, «■! éiallMMl à Hili.

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