‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 229 sur 450 · U6 LET · texte numérisé non relu

U6 LET

pour (elles occasions qui eont requises d'â-

tro soiiinousrmt^nt gardées.

Knlin je vuuà di6 trop de choses, à vous qui m'entendez si bien , ma trùs-ctiËro Qllc. Jo la rccommando en un mot à votre douceur ot prudence, ù votre zulc et condescendance, à votre vigilance et gracieuse conduite.

Monsieur de N. m'aenvoyé une requéb) pourittre préacDtife au roi de voira part. Je ne l'ai eu faire, jusqu'à présent; main si jo puis, penseï si jo le ferai de tout mon cceur ; tout tel que je Buis, qui ne suis ni bon demandeur, ni boa défenseur. Je vous écriii, à moitié malade, avec tant do distractions que je ne sais si vous m'ontendrez bien. Kotre mars suppléera par la sienne.

Dieu roit à jamais au milieu de votre cœur, de votre petit troupeau, etdo toute Gett« congrégation. Je suisea lui votre, etc.

LETTRE CCCXCVn.

s. FRAHCOIB ut SAUt», A 0KB UBESBE.

Ail* louebint ans umlsiiioh.

Dieueoit béni,ma trâs.ehëre fille, de la très-sainte bont^ qu'il eierce envers voov cœur, que le mien chérit en vérité, ce me semble, tout incomparablement et vraiment conime soi-mémo.

Au premier point, je dis que tous fassiez donc celle confession ; au second, que TOUS vous y prépariez par manière d'une amoureuse huniililé; au troisième, »vous «Hiloifairo quelques marques sur lu papier, que Je l'approuverois , mais sans anxiété; au quatrième, que cela se fasse en un jour, c'est-à-dire en trois ou quatre heures d'un jour, car cela suffit: au cinquième, que vous cliangici de motif; car jo TOnsconnois, à mon avis, fort enlièremcnt ; faites-le donc pour cette bîen-aimée humilité ; et, pour animer d'une forte résolution l'offrande et totale remise do votre esprit es mains du Pèra étemel, il ne faut point d'autre préparation qu'une humble mais noble et courogouse conRrmetioo des mouvemcns , résolutions et propositions que nos exercices ont excitée en notre esprit.

le ne suis ni guéri, ui utaladei nutis je

pense que bienldt j» serai toat & fait I« premier. 0 mon Ilieul ma très-ctbïre fille, il faut laisser notre vie et tout ce que nous sommes, à la pura disposition de la divine Providence ; car en somme nous na sommes plus à nous-mAmes, alns à celui qui pour nous rendre mcds a voulu d'une fuçon si amoureuse être tout à-fait nôtre. J'attends réponse de monsieur le Père do P., et j'espère que ce sera pour mon rotour, auquel mon ame me presse grandement à cause do mon devoir; et ne puis m'imagincr que ni retour, ni chose qoclconque me puisse jamais séparer de vous; non, ni même lu mort, puisque notre union est en celui qui ne meurt plus ; mats toujours jo vous irai voir, ou avec monsieur, ou seul ; car il &ut que je le fasse, et tandis Dieu soitàjamais au milieu de votre cœur, et suis invariablement votre, etc.

LETTRE CCCXCVni.

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