‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 233 sur 450 · DE S. FRANÇOIS J)K SAT.KS · texte numérisé non relu

DE S. FRANÇOIS J)K SAT.KS

grince très-catholique , dont il rst npjmir lliiii gentilhomme de ia chambre. En lui le quoi , pour favoriser son désir , nous hii ivons donné par écrit ce témoignage signé le notre main, auquel nous avons fait ap- [loser le sceau de nos armes.

LETtRE CCCaX.

s. FRANÇOIS DE SALES, A MADAME LE LOUP DE MONTPANT (1).

n t'agit d'ane renve qui vouloil entrer en religion. Le Saint, «onsullé par la mère de celte veuve, pour savoir si cette vocation lui paroissoil véritable, répond affirmativement.

Avant le ifl aeptembre 1619.

Madame, les plus courtes réponses sont ordinairement les meilleures ; et avec cela pressé de mon départ de cette cour , et du désir de dépêcher votre homme , qui me conjure ardemment de ne le point retenir davantage. Or , je ne dirai rien des titres d'honneur et de faveur dont vous êtes si libérale envers moi , sinon que je ne cesserai jamais de vous souhaiter toute sorte de bonne consolation et quelque digne occa- ■xm de vous témoigner- combien je vous honore.

Je ne vous dirai donc pas ^utre chose

BOT le dessein que madame N. i votre fille,

a de se retirer dans le monastère, si que

lecrois fermement quo c'est une véritable

iaqriration divine, ne voyant tout à fait

ancune raison contraire , puisque , grâces

à Dieu , elle a de si justes et dignes garans

de la personne et des biens de ses enfans ,

pourvu qu'il vous plaise et à monsieur de

"VOUS charger de cette peine ; et aGn qu*il

^ons plaise , je ne veux point user do longs

discours, ains seulement dire que si vous

le faites vous ferez une chose infiniment

'ïgréable à Dieu ; car cela suffit à une ame

généreuse pour lui faire prendre toutes

fortes de résolutions.

Je vois bien qu'il y a plusieurs répliques à ce que je dis ; mais je crois bien aussi qu'en ces occurrences il n'est pas question de contester et de disputer, ains de consi- /liércr les maximes de l'Evangile , qui sans doute nous conduisent au parfait dépouil-

(f) Charlotte de Beaafort de CamIUac, épouaedeGaipard MLoapde Montfant, et mère de madame la comleiae «Akt. q«l a élé rvUgieuM de la VUilaiion , et Coadatrice ia Bonaslêre de HonUerraot.

lement, ot «m ménris di^ \à saj^esse temporelle , ([ui ne s'aiTùto ù la sagesse de là vertu qui requiert rexccllencc et l'éminenco doraniour célcst<î.

Mais, madame, si cette chère fille do votre ccDur s'arrête dans les bornes que votre autorité lui préfixe, do n'être au monastère que c^mmo fondatrice sans changement d'habit ni de condition extérieure, je ne crois pas que la plus sage sagesse humaine puisse sagement gronder , ni , je m'assure , probablement murmurer. Car , ' présupposée la charité de monsieur votre mari et la vôtre envers vos petits , pour ■ avoir soin d'eux et de leurs affaires, et assurer madame votre fille pour avoir la commodité de vivre plus parfaitement sous fombre de la croix ; que peuton dire autre chose sinon que Dieu a donné l'inspiration à la fille de se «retirer, et au père et à la mère de lui en donner les moyens? Je sais qu'à faire ces grandes et héroïques vertus il y a do l'effort ; mais c'est aussi de là où elles tirent leur plus grande gloire.

Vous me marquez , madame , un défaut de cette fille , qui est qu'elle juge sans équivoque ; à quoi , ce me dites-vous , vous ne vous entendez point. C'est une des plus aimables conditions que vous puissiez jamais avoir, je le confesse; mais il faut ajouter une autre grandement précieuse , qui est de ne point user de votre autorité maternelle contre cet esprit , qui , pour éviter le coup, se dérobe plutôt que de parer.

Mais quant à moi , madame , je vous proteste que je n'use point d'équivoque quand je vous promets en bonne fqi que do mon côté je ne consentirai point que madame N. prenne l'habit do la Visitation , que quand, par une véritable attestation, j'aurai été assuré de votre consentement. De cela je vous prie de le bien croire , je vous en donne ma parole plus clairement. Je n'ai nulle autorité sur les monastères de la Visitation qui sont hors de mon diocèse , de sorte que je ne puis m'obliger , sinon à ne point consentir, ains à faire tout ce que je pourrai ^ non point par autorité , mais par crédit que j'espère d'avoir envers les supérieures de ces monastères, et pari iculièrement avec madame N. , de laquelle je suis grandement certain qu'elle suivra en cela ma direction; et, partant, madame, je vous

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dctine derechef assuranoe de ce que desfiis , et si^e exprès sur la promesse que je TOUS on fais.

LETTRE CCCCX.

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