FlAlfÇOIS DE SALES, A UNE RELIGIEUSE DE LA VISrrATION
EilM>i1«llon è «dorer notre Seigneur, et A célébrer la fête do Joor de sa naissance.
18 décembre ISlt.
Ma très-chère fille, voilà le tant petit aimable Jésus qui va naître en notre commémoration ces fétes-ci prochaines ; et puisqu'il naît pour nous visiter de la part de son père étemel, et que les pasteurs et les rois le viendront réciproquement visiter au berceau, je crois qu'il est le père et l'en- Dant tout ensemble de cette sainte Marie de la Visitation.
Or sus, caressez-le bien ; faites-lui bien rhospitalité avec toutes nos sœurs; chantez-lui bien de beaux cantiques, et surtout adorez-le bien fortement et doucement, et m lui sa pauvreté, son humilité, son obéissance et sa douceur, à l'imitation de sa trèssainte mère et de saint Joseph : et prenezlui une de ses chères larmes , douce rosée du ciel, et la mettez sur votre cœur, afin qu'il n'ait jamais de tristesse que celle qui réjouit ce doux enfant; et quand vous lui recommanderez votre ame, recommandezlui quant et quant la mienne qui est certes toute vôtre.
Je salue chèrement la chère troupe de nos sœurs, que je regarde conune de simples bergères veillant sur leurs troupeaux, c'est-à-dire sur leurs affections ; qui averties par l'ange vont faire l'hommage au divin enfant, et pour gage de leur éternelle servitude lui offrent le plus beau de leurs agneaux, qui est leur amour, sans réserve ■i exception. Votre, etc.
LETTRE CCCCXXIV.