‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 246 sur 450 · FlAlfÇOIS DB SALES , A UNE RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

FlAlfÇOIS DB SALES , A UNE RELIGIEUSE

Lt Saint éerit i ane religieuse qui avoii la teota- Uon de lortir de son ordre pour passer dans un autre plua austère, par esprit d'incoristance ; il fen détourne de tontes ses forcea, et lui donne des avis conformes A son état.

UJiBTlsrieto.

Ma très<;hère fille , la cogitation de sortir a toutes les véritables marques de tentation qu'on sauroit trouver : mais Dieu soit loué ÛB quoi en cet assaut le donjon n'est pas encore rendu , ni ( comme je pense ) prêt à M rendre. 0 Dieu 1 ma très-chère fille ,

. gardez- vous bien de vouloir sortir. Il n'y a point d'entre-deux entre votre sortie et votre perte : car ne voyez-vous pas que vous ne sortiriez jamais que pour vivre à vous-* même , de vous-même , par vous-même , et en vous-même, et ce d'autant plus dangereusement, que ce seroit sous prétexte d'union avec Dieu , qui toutefois n*en veut point avoir, ni n'en aura jamais point avec M soUtaires retirés, particuliers et singuliers, CRÛ quittent leur vocation, leurs

. Yœoz , leur congrégation par amertume d8jçœur,par chagrin, avec esprit et par éégùAt de la société , de l'obéissance , des règles et saintes observances.

Ohi I ne voyez-vous pas S. Siméon Sty- Itté (4) si prompt à quitter sa colonne , sur

(1) ataéoaStiIlia IM b«rf«r Jwqa'à Vàgt d« trelia ans ; fl éalra ators dans an Boiiaatère, d'où il sortit qaelqaa taaps ayrès poor s'enfénner dans iM oakaDo. Âpréa 7 ém NMé trola ana. U alla ae plaotr »iir uua coloaua éê msImU coadéti, aar «m bodUsm pria d'An-

l'avis des anciens ? et vous , ma très-chèro fille , vous ne quitterez pas vos abstinences sur l'avis de tant de gens de bien, qui n*ont nul intérêt de vous les faire quitter que pour vous faire rendre quitte et exemple de votre propre amour? Or sus , ma très-chère fille, chantez meshui le cantique de l'amour : O que &esi une chose douce et bonne de voir des sœurs habiter ensem* ble (1) 1 Traitez durement votre tentation; dites-lui : Tune tenteras pas le Seigneur ton Dieu. . Fa en arriére y Satan,.. Tu adoreras le Seigneur ton Dieu , et à ieelui seul (u serviras (3i).

Je vous laisse à penser, ma très-chère fille : faire les génuflexions au saint Sacrement comme par dépit , ensuite de la tentation , quelle plus grande marque de tentation peut-on avoir ? La force des inspirations est humble, douce, tranquille et sainte. Et comme donc peut être inspiration votre inclination , qui est si dépiteuse, dure , chagrine et tempétueuse ? Retirezvous de là, ma très-chère fille ; traitez cette tentation comme on traite celle de blasphème , de trahison , d'hérésie , de désespoir : ne devisez point avec elle, ne capitulez point, ne l'écoutez point : traversez-la plus que vous pourrez , par des fréquens renouvellemens de vos vœux , par de fréquentes soumissions à la supérieure. Invoquez souvent votre bon ange , et j'espère, ma très-chère sœur, que vous trouverez la paix et la suavié de l'amour du prochain. Ainsi soit - il. Je vous écris sans loisir : mais faites ce que je vous dis. Chantez au chœur toujours plus constamment , à mesure que la tentation dira : Taisez-vous , à la façon de ce saint aveugle. La paix du Saint Esprit soit avec vous.

tloche, oA il fit la pénitenco la plat avatère Jaaqa*a aa mort . arrivée eo 4tii , i aoixante-neor ana. Il 7 a dea chotca al aarprenanies dan* rbittoire de ce Salai, qva qaelqoes écrlTaiiif les ont réTuqoéea eo doule; raaia Ils M Caiaoleot paa aUeotlon qae Tbéodoret et pla«lMre au* très écrivaiiu eccléaiasUques re*pecUblaa lea ont écrilta eo partie romme (émoioa oculairea.

(1) Bixe qoam bonum et qaam Joeandam habltars fra* Irca In unum P». cxxxii, v. 1.

(1) Non tenubia Domlnom Deam taaa... Vade, Satana t ioripiani eat eolo : lioiainam Deom taïun adorsk*« etUU aoll aerTiaa. Hatv., a. it, v. 7 et 10.

IXITBES

LETTRE CCCCXXXV.

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