IS
]*en trouver de telles. Je serQi bien enpeiDB si monsieur le maréchal (Je Saint-Qéran ii*écritce quMI n*a pas fait Jusques à préiCRt. Dieu me donnera la réponse , s*il lui
>lait.
I^s règles sopt imprimées ^ Lyon , et ;roi3 que nos sœurs ia Lyon en ont quanité de copies. Il y a mille fautes, et surtout ^lle de la fin, oC| au lieq d*iVpprobation, on I mis Épilogue. Encore qu'es règles de 3. Augustin, il y en qjtqqi ne sont pas x)ur ce temps, il n*} a point de danger de ea lire, tant pour la révérence du saint que X)ur les bonneii conséquences qu'on en jeut tirer.
S'il est possible , faites- vous porter en arrosse jusqu'à la porte de votre monas- £re à Nevers; et quoiqu'on vouâ aille au "encontre , ne desoendez pas) ot vous excutes sur ce que ht barque sur Teau , ou le ^rroà^ sur la terre , sont vos monastères x)rtatifs. Je ne crois pas qu'on y veuille aire de cérémonies ; mais si on |e veut , rous ferez la guerre ^ l'œil , et l'esprit de X)nseil vous enseignera ce qui sera requis.
Je voqs enverrai le formulaire cjo la ré- ^ption au noviciat , par la première cornnodité,
0 ma n|lel il n'y a point moyen d'écrire lavantagc, non pas même à ma chère ^nde fille de Paris (1) ; à laquelle néanpoins je dis ici qu'il faut qu'elle ne désire ;>lus la profession avant l'année, parce que :e]a est impossible. Elle sera assez professe, puisqu'elle sera si dévote et résignée, :ommc j'e.-père, et que par son entremise tant de filles parviendront A la véritable ijvotion.
LETTRE CCCCLVn
I. FRANÇOIS DE SALES, A M . C0l}SSRLET,8BC|lé- TAIRE DU ROf ET DR M- LE PUP PE NEMOURS.
fflrécda noaiatèra de U VlaiUllDn d« la Tille du HtM.)
U lui recommanda quelques affaires. Il l'assure ensuite «|u^i| ne tiendra pas à lui qu'unt fille à laquelle cette porsqnne s'interesitoit qe «fil fefue ^aoa le lUQoasiére de Moulius.
Aaaerf . U joii ISM.
Monsieur , avec un extrême sentiment à'obligation , je vous ren.ls grâces du soin que vous avez eu des affaires dont j'avais
(I) G'esi^à-dire qui étoit T«aae de FarU d^mevrtr afeo Il mère de Brecbard. Voyêx le lettre dttAe Ters le S aoAl
iai9.
supplié monseigi^eur ^a NenH^çri, et ÇQ ^père bonne issue, pi sa grandeur çq çppit son conseil de (1^-à ; car ellc^ sont toutes trè&-justes, et selon Dieu. Ainsi, qi|afi( à celles de monsieur de Vallon, il n'y a pQJnt de difficulté qu'il n'y ait obIip;ation de conscience à feire réparer le tort qu*on lui a fai( très-mapifestement. Après donc que ces messieurs les officiers auront délibéré sur l'avis quMls en doivent dcaner, je fsrai une recharge de supplication à sa grandeur.
Nous sommes parmi |e ppss^ge des Espagnoles, pendant lequel M. 1q (nar(|Mîs de Lans en avoit donné la charge à M. de Monthoui : mais, sur les remontrances que ces messieurs du conseil ont faites, il a févoqué cette charge, et laissée audit conseil, et nommément ^ son frère de Torens, qqi , en qualité de chevalier dudH consejl , et officier de Monseigneur, en a pré^en^ ment la garde, Yqilâ nos noqveîle^.
La supérieure de 3ainte-Varie de Mqulins (\) m'écrivit il y 9 quelque temps, que ce n'étoit pas pour aucune incomniodité corporelle que lu nièce que je lui avoiat^nt recommandée lui sembloit ne devoir pas être retenue, majs pour l'extrême aversion qu'elle avoit à tous les exercices de religion, laquelle aversion elle ne vQuloit nullement surmonter, mai^ s'y laissoit tout ^ fait aller. Depuis elle ne m'en a pointant; et pour moi, j'aj recommandé cette fille, en sorte qu'à mon avis rien que i'impps^ibilité ne la fera renvoyer.
J'écris à madame de Chantai , qui en ayant appris plus de particnlarité^, me les fera savoir, afin que si on peut trnnver quelque remède, on le fasse, Cprta^ 1 j'appréhenderois plqii cent fois vptr^ dép|)ii|ùr que le mien propre j c^f jç sui^ parfaitement tout dédié à votrç bienveil|ancf , et à cellede madomoiscKe m^ fille, à laquelle je n'écrirai pas pour cette fois, pui^uej'pj d^jà trop retenu ce porteur , qui devoit partir hier matin, si j'eusse pi) écrire : piaii» VQus croirez tous deux , je vous en supplif « ^ue V0U9 ne sauriez jamais renoonir^ une ame qui vous houQr^ pM pa«4ionném«nt et cgn^tamment qqe moi 1 q i) m% » R^n sieur, votre très-humble , çM^,
A ma fille Florence mille tJ^édjctîQns.
Je y9m IM9Pli^ s HK>pi«ur f d'iifiyier
a) u mèn de Sreekard.
LETTRES
M. Le Fèvre que Je lIioDore de tout mon cœur, et suis son serviteur, comme aussi de prier monsieur et mudame de Forax qu'ils me favorisent toujours de leur bienveillance ; car d*écrire , il n*y a plus de moyen.
LETTRE CCCCLVII.
g. FRANÇOIS DE SALES , A UNE DAME.
Ifoyeni pov ne point ofTenfer Dieu par le plaisir
de la cbaiae.
/ nnecy, tO Join issO.
Vous voyoz, ma très-chère fille, de quelle confiunc^ j'use envers vous. Je ne vous ai point écrit depuis voire f!opart, parce que je n*ai su bonnement le faire; et je ne vous en fais point d*excuse, parce que vous êtes véritablement et de plus en plus ma plus que très-chère fille. Dieu soit loué de quoi votre retour s'est fait bien doucemont , et que vous avez trouvé monsieur votre mari tout a lègre. Certes, cette céleste providence du Père céleste traite avccsuavité les enfans de son cœur, et de temps en temps môle des douceurs favorables parmi les amertumes fructueuses avec lesquelles il les fciit mériter
M. Michel me demandoit ce que j*avois écrit à M. LPî^rand sur le sujet de la chasse ; mois, ma très-chère fille , ce ne fut qu'un article par lequel je lui disois qu'il y avait trois lois selon lesquelles il se li Unit gruvorncr, pour ne point offenser Dieu en la chasse.
La première , de ne point endommager le prochain , n'étant pas rai>onnable que qui que ce soit prenne sa récréa! ion aux dépens d*autrui , et surtout en foulant le pauvre paysan, déjà assez martyrisé d'ailleurs, et duquel nous ne devons mépriser le travail ni In condition.
La seconde , de ne point employer à la chrsse le temps des fêtes signalées , èsquelles on doit servir Dieu; et surtout prendre garde de ne point laisser pour cet exercice la sainte messe es jours de command( ment.
La troisième, de ne point y employer trop de moyens: car toutes les récréations se rendent blûaïubles, quand on les fait avec profusion.
Je ne me souviens pas du reste. En «omme . la discrétion doit régner partout.
Or sus y ma très-cbère fille. Dieu soit à jamais au milieu de votre cœur, pour unir toutes vos affections à Boa saint amour Amen.
Ainsi, a t-il, je vous assure, mis en mon esprit une très-invariable et tout à fait entière affection |H)ur le vôtre , que je chéris incessamment , priant Dieu qu'il le comble de bénédiction. Ainsi soit-il, ma très-chère et toujours plus très-chère fille.
LETTRE CCCCLIX^
s. FaANÇOlS DE SALES, % MADBVOISILLI DE TRAVBS.
(Tiré* ^m aoBaftèro d« la VbiUtîoB 4ê la tlila da Cm.)
Le Saint lève deux serupale» qu'avoit la perionM à qui il écrit : l'un de la crainte d'avoir (aitu meiisoniie, l'autre de communier uut avtà entendu la iue«ke auparavauL
4j«iliaiuil
C'est la vérité , que non-seulement vous êtes ma très-chère fille, maisc*est la vérité aussi que tous les jours vous Tètes davantage en mon ressentiment. Et Dieu soit loué , de ce que non-seulement il a créé en mon ame une affection véritablement plus que paternelle , mais de ce qu'il a mis dans votre cœur l'assurance que vous en devez avoir. Et certes, ma très-chère fille, quand en m'écrivjmt vous me dites parfois, voU^ très-chère fille vous chérit, et que vous me parlez en cette qualité, je confesse que j'en reçois un contentement admirable. Croye^ le , et dites-le bien , je vous supplie , que vous êtes très-assurément ma très-chère fille , et n'en doutez jamais.
Ce que vous dites , pour sauver un peu de bien temporel, ne fut pas un mensonge, ains seulement une inadvertance; de sorle que tout au plus ce ne peut être qu'un péché véniel ; et comme vous m'écrivez , encore y a-t-il apparence qu'il n'y en eut point du tout , puisqu'il ne s'ensuivit au eu ne injustice contre le prochain.
Ne faites nul scrupule, ni petit ni grand, de communier avant que d'avoir ouï la sainte messe, et surtout quand il y aura une si bonne cause que celle que vou?
m'écrivez, et quand il n'y en auroit point, encore n'y auroit-il pus seulement unevé* ritable ombre de péché.
Et tenez votre ame toujours en vos mains , ma très-chère fille , pour la bien
tes
' à celui qui , tous l'ayant racheté seule de la posséder. Qu*il soit )éni.Âmen. Certes, je suis trèsen l vôlrc en lui , et votre trèsîrvitciir, et à la très-chère sœur, votre maison.
LETTRE CCCCLX.