‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 254 sur 450 · FRANÇOIS DB SALES, A ONE DANB · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DB SALES, A ONE DANB

U est vrai, madams ma très-chère cnëre, que feu monsieur le marquis voire Trère avoil désigné de me fairo une entière confession générale de toute sa vie, pour prendre (le moi les avis convenables pour en employer le reste plus ardemment au service de Dieu : mais je ne revins pas assez ti)l pour lui rendre cet oOice, puisque Dieu l'appela avant mon départ de Paria , avec la ffare qu'il lui Gide bien recevoir ses divins sac remens.

Oma très-chère mère Iquec'est une diligenre l>ien heureuse que celle que l'on prend de 30 bien disposcraudéport de cette vie , puisque le temps en est incertain I et quand l'état religieiii n'apporteroil aucun autre bien que celui-là d'une continuelle préparation au trépas , ce ne seroit pas une petite grâce.

Aimez toujours bien ma pauvre ame , ma très-clière mère , cor elle est certes toute vôtre; priez souvent pour elle, aOnqucla miséricorde divine la reçoive en sa protection parmi tant de liasards et détroits où cette vocation pastorale l'a Tait passer.

Je pensois que quand son allêàse donna son placet et ses faveurs à mon frère pour le faire êlremoncoiidjulcur, comme il est maintcnant(()(;vant être eon.;acré évoque de Chalcédoine à cet effet dans un mois , à Turin , où il est ) , j'aurois le moyen de tirer quelque petit bout de vie qui me reste, pour me mettre en équipage et me disposera la sortie de ce monde; mais je vois i;ue pour le présent je ne puis l'espérer, d'autant que son altesse etmadame veulent queoumondilfrèreoumoi soyons aupi«s de leurs personnes, alîn que l'un étant ici, l'autre soit là. Voyez donc, ma chère mère, si j'ai besoin de vos supplications devant notre Seigneur : car si la cliari;e épiscopale est périlleuse , la résidence à la cour ne l'est guère moins.

Cependant vous voyez comme je répands devant votre coeur inaleniel mes pensée*

fort naïvement , et foule que j'ajonti que cette coadjutorerie a été donnée à vm frère , sans que je l'aie demandée , ni bit demander d'une façon ni d'una autre; C* qui ne m'est pas une petite consolalioB, parce que, n'y ayant rien du mien qnett ixinsentement, j'espère que nolrsSeiijDMir l'aura plus agréable.

Or sua , madame ma très-chèrs ment Dieu soit à jamais au milieu de votre OBB et du mien , duquel je suis sans ftn «• tre , etc.

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