‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 255 sur 450 · LETTRE CCCCLXIX · texte numérisé non relu

LETTRE CCCCLXIX

(CooBSBlq**! pu- H M »rl>a it TilBMk)

Le Saint lui lémoiEDa l> priuc i|u'il ■ da Dir**-

•*ir le poiteder à uuie dn oiauvali (awr*. D

It pri« de *'cni|ilO)ci ■upréi da lonalUiM*

racoate diIléi«DlM csutcUe*.

L'âpreté du temps et la grandeur d«

neigeaont retenu comme par vive for» h bon M. l'abbé Nesques; à présent, nwi très-cher frère , et ce qui me déplaît » ceci , c'est qu'il n'arrivera pas assez lil puur vous donner la commodité de noifl faire jouir de votre chère présence pour mï premières fOles (1). Mais il n'y a remède; il faut croire que, notre Seigneur levoulaiU ainsi, ce sera le mieux.

M. de la Pierre n'a su comprendre qsa son alU^sse eût quelque (?) dégoût de lai; il dit qu'il sait bien qu'elle aime, et saun bon gré à qui lui présentera sa lettre, qu'il vous prie de lui Faire tenir sûrement, et H promet que, si vous en parlez à U. k Grand , il se chargea volontiers de le faire, et qu'en cela it n'y s point de hasard. Qus si cela se peut faire bonncmi^nl, ce me » roitun «rand plaisir de le contenter. U a écrit à M. le collatéral (3), aQn qu'il ea confère avec vous.

J'écris à U. le comte do Hontmayem, pour le remercier du soin qu'il eut de me faire tenir uncde vos lettres tandis quej'étois en Fossigny.

[l)CgaMI1lir gnliUMBt.

DE S. nUlfÇOIS DE SALES.

J'écri» i U. Tibo, me léjouissant de le oir au service de madame, notre matresse(l). Je vous poun-oisdire un mol de ouvellea. Tenei aujourd'hui , jour de la !te de cette ville , pour [autos assurancps a la trjomphanto sortie de H. Bcnfils, qui it à même temps établi général des (inariss, avec un si extrême crédit, que nul ne lurra plus vivre que par sa bonne grâce, oulefiiiiplu^ipcurtt DO vculentcroire cette

saudoÎDe métamorphose ; et, quant è loi , je ne diâois sinon {jeut-étre qu'il est rai , et peut-être que non.

C'eât une merveille qu'en ce pays on ne lit encore point la déplorable aventure de [. de Granï^r ; car , quant à moi , je la île le plus que je puis, aQn de n'infecter 9(Dt l'air d'une si puante nouvelle. Quelle race Dieu lui a faite de l'avoir séduit par

■ providence dans la pri^n I

Ues frères sont toujours après à faire (5) £combrer la mine de laquelle plusieurs ni une grande opinion: mais Dupra n'en eut rire, craignant qu'une si bonne mine e soit pas accompagnée de bon jeu

M. le prévôt eut un rude accident de bvre avant-hier; mais ce n'a été qu'une ivre (3) éphéméride , Dieu merci.

M. Perret est grandement malade ; et il mourait, il y suroît danger qu'on imélrâlaa place àRome, comme il l'impétra li-méme.

CeusdeRumilly et lecuréontreçuleurs ittr«s avec toute obéissance religieuse, ne bientêt on leur fasse le bien pour le- Del on retarde.

hd sœur Uarie se porte trëfr-bieu , avec mnd plaisir d'avoir l'habit.

1,6 bon U. labbénousobligegrandement l'aimer, à l'estimer , à le servir, pour ntrémeafTeclion qu'il nouslémoigueavec Mite Eorle de conilunce. C'est pourquoi je sua le recommande de tout cœur, el vous rie de me tenir en I4 bonne grâce de ladame deSarsenaa, qu'on m'a dit étro rosse , dont je me réjouis grandement.

Ce que M. de Vallon vous a écrit touhant le mariage de M. de Cbarmoisy avec

■ GlIedeU. de Mon tma y eus, m'empêchera le vous en faire un plus long récit.

U. l'ubbédeSixestenrm trépassé, et on

m'a dit que H. Lesleu ne demeure pasaam aOàires avec les religieux qui ne le veulent pas reconnoltre , parce qu'ils croient qu'il n'a pas ses permissions de Rome.

Je ne vous entretiendrai pas davantage, ainsme rapportante l'insuffisance de M. le porteur , je vou« salue très-bumblement , et.si vous êtes consacré, je vous baise les mains et la rime de votre tête parfumée de l'onction sacrée, que je supplie notre Seigneur défaire sa internent découler jusqu'à la robe de cette Église, et que la roséedé votre Hermon il) soit heureusement transportée jusqu'en notre sein.

C'est aujourd'hui le jour anniversaire de mon sacre, par lequel je commence la dixneuvième année. Je suis sans Gn votre, etc.

A notreM. lecollatéra1,quelutdirai-je?

Il saura que je suis parfaitement sien.

LETTRE CCCCLXX.

<ir«lion pour Mute MUa timiJle.

Je n'érrisjamaismoins que quand j'écris beaucoup, ma trés-chère Gtle. La multitude des lettres en empêche la longueur , au moins à moi. Hais votre cceurestbon, ma trëa-chëre fille, et crois fermement qu'il conçoit bien le mien, puisque Dieu l'a ainsi voulu. Mais de ne vous point écrire du tout, i| ne m'est pas possible. En somme ce n'est que pour vous saluer de toute i'étendue de mes affeclions, ma très-clière fiiie , et vous assurer que je n'oublie point vos aflliclions, ni la condition de votre vie attachée à la croix. Dieu par sa bonté en veuille biensanctifier son nom et en exalter sa gloire. Je vous prie au reste de dire A mademoiselle votre mère que je suis de cœur l'un de ses enfaos. Mais je le dis en vérité. Et quand elle ira en esprit à Ramj voir celui qui est notre bon frère (2) , c'est son cliemin de passer par ici , et sa commodité de s'arrêter un peu parmi ces montagnes. Or sus, de plus Je saiue M. d'An-

(I) IIOEUi» iDWn. da Bonl SIOB.

UETTIIES

LETTRE CœCLXXIV.

s. FRANÇOIS DE BALE8 , A V. LE BABON DE BALLON (4) , SON ONCLE PAB ALLIANCE.

(Tirée do oonattère de la ▼ieluilon de Lyon.)

Le Saint loi mande que le voyage qu'il devoit faire en France avec le prince cardinal de Savoie «est retardé par rapport à la mort do pape et au conclave, où le cardinal devoit se trouver.

AoBeej, M révrier ICÎI.

Monsieurmon oncle , comme ce m^aété un contentement très-particulier de voir M. de Cusinens,mon cousin, et tropd^honneur qu'il ne soit venu que pour nous favoriser, M. de Chalcédoine et moi , aussi ai je reçu de la peine de c^lle qu'il a prise pour cela en ce temps qui est si âpre : mais il faut que ceux que vous aimez souCTrent ces excès de bienveillance ; et pour moi , je n*ai rien à dire sur cela, sinon que nous sommes parfaitement vôtres.

 mesure que je me disposois au voyage de France, et à faire tout ce que j*eusse pu pour y engager M. de Lea, mon cousin , puisque , comme bon père , vous agréiez qu'il vtnt, le trépas du pape (2) inopiné a tiré monseigneur le prince cardinal à Rome, qui partit six heures après que S. A. eut la nouvelle du siège vacant , suivi de monseigneur Tarchevèque de Turin et comte Guy-Saint-Georges, et de quelques-uns de ses domestiques : de sorte que me voilà en séjour jusqu'à Pâques. Au reste , je vivrai toujours content en la volonté de notre Seigneur, que je prie de tout mon cœur vous conserver et combler de bonheur avec toute votre chère compagnie, et suis, monsieur mon oncle , votre , etc.

LETTRE CCCCLXXV.

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