LETTRE DXXXVII
s. FRANÇOIS DE SALES , A UN ÉVÊQUE.
(Tirée da moDoslère de la VUiUUoD de It ville de
Londan.)
Le Saint, apréb avoir prêché dans une ville épi-
leopale, prend eenffé, par eeiie Itore, pMii*H reloamer à son dioeéte.
Monsieur , je vous demandai congé pour venir faire l'office que je fais en cette ville; je vous le demande maintenant pour mm retour , duquel je vois bientôt arriver la journée , avant laquelle je ne sais si j*aiiraî une si bonne commodité de vous ba^r les mains , comme est celle que me donne le voyage de M. votre officiai pour aller prëi de vous , qui m'a donné le sujet de voos supplier dès maintenant d*avoîr ponragréible l'affection que j*ai eue au service de votre peuple, et de croire que je sois, monsieur, etc.
LETTRE DXXXVIU.
s. FHANÇOIS DE SALES, A UN ivfclUI.
(Tirée d« monattère de la VUlUlloA da la flll» de Bordeaai.)
Le Saint le remercie d'un présent qirïl !■! «ni
fait.
Monseigneur , je ne puis dignement vous remercier des beaux présens qu'il vous a plu m'adresser, que j'ai reçus avecnoe extrême joie , non certes pour leur valeur, qui est grande , mais parce que ce sont de grands témoignages du cœur que vous avn envers moi , m'étant envoyés avec bien du soin et incommodité ; et pour en retirer plus de gloire, je n'ai pas oublié d'en faire part à tous ceux de cette ville que j*estiaie capables de peser le bonheur que ce m'est d'être aimé do vous , auquel ne pouvant donner avec contre-échange, je fais pour le moins humble/econnoissance que mon devoir surp;iSso mes forc^, lesquelles* néanmoins vous les dédie toutes à l'honneur de votre service.
Mais quel contre-temps ' si j'eusse été si heureux d'aller à Paris cette année, sehrn le désir de monsieur notre Grand , pour recueillir autour de vous et de lui les fruits de la plus excellente consolation que je {)Ouvois avoir ! J'acquiesce néanmoins à l'ordonnance de la providence céleste , laquelle au moins a permis que, pour mes péchés, ce plaisir me soit interdit. J'eâpëre que le voyage de Piémont , dont j'ai dessein pour ce printemps, impétrera de notre altesse une si forte confiance en mû simplicité , que je pourrai l'année suivante avoir ma juste liberté.
Cependant allez , monseigneur , dessus
ce grand théâtre ; et suivant Dieu , comme TOUS faites ; espérez toutes Eorles de bons effets , et vous employez pour le bien <le relise et de la providence pour laquelle TOUS TOUS acbominez. Hais disoDS doucement et touteroiâ , si vous me croyez , un peu avidement , île la présence du grand imi , que j'estime si grand parmi toutes IngrsDdeurs de Paris, qu'il ne me semble petit en comparaison de sa bienveillance. Que si quelquerois , comme je n'en doute I«s,TOUsnie favorisez de quelque mention de nous cnsembicment , je vous conjure , monseigneur , que çà soit comme de votre tr6s-buinble,etc.
LETTRE DXXXDC
II niDHcra.
UoDseigoeur.jo prends avidement cette «mmodilé de TOUS écrire , quoiqu'elle aoit m peu pressante, pour répondre à votre dmiière lettre toute marquée de suavité , du jour du grand père S. Joseph , grand ni du bien-aimé , grand époiuc de la bien innéeduPëre céleste, quia voulu que son tb céleste fût repu entre les lis de cette ipone et de cet époux. Je ne trouve rien de plus doux à mon imagination que do nircecélestepetit Jésus entre les bras do (■grand saint, l'appelant mille et mille fois fi|M en son langage enfantin , et d'un cœur ifialement tout amoureux.
Or SOS, venez donc , mon très-cber frère, ■ que ce soit par mon ministère que vous atfés orné de ce grand caractère du eacerdoee.évBngélique, afin qu'en certaine fa- |gn très-vérit^le, mais que le sang et lo Aur n'entendent pas, nou& contractions (ar ce moyen un parentage spirituel , que Il mort même ni les cendres de nos corps M pourront défaire , qui durera éternelleaeDt, et pour lequel mon esprit aura une rielle relation de paternité , filiation et fralemîté avec le vdtre. Dieu sait que j'irais ■n bout du monde pour vous mettre la mi - Ire en tète , et serois jaloux si un autre me raviHoit cet honneur.