‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 292 sur 450 · LETTRE DXL · texte numérisé non relu

LETTRE DXL

s FBAKÇOIS DE SALES, A vu ABB6

■rail demiDcM.

Mon très-cher frère, voici la question que vous me faites : Votre cœur n'aimerat-il pas le mien, et toujours en toutes saisons? Et voici ma réponse : 0 mon Irùschcr frère 1 c'est une maxime de trois grands amans , tous trois saints , tous truis docteurs de l'Ëglisc, tous trois grands amis, tous trois grands maîtres de la théologie morale , S, Ambroise , S. Jérôme , S. Augustin : ^micilia quœ desinere poluit tiungitàm vera fait (1). Tenez, mon cher frère , voilà l'oracle sacré qui vous annonce la loi invariable de l'éternité do notre amiliù , puisqu'elle est sainte et non feinte , fondée sur la vérité et noo sur la vanité , sur la communication des biens spirituels et non sur l'intérêt et le commerce des biens temporels: bien aimer, et pouvoir Classer de vous aimer , sont deux choses incompatibles.

Les amitiés des enfans du monde sont de la nature du monde ; lo monde passe, et toutes ses amitiés passent : mais la nôtre, elle est de Dieu , en Dieu , et pour Dieu : Ipseautemidemipie est, et anni ejai non déficient. Munituperit, et concupitcentia ej««; Chritiusnon periî . nec dilectio gui (2). Conséquencp infaillible,

La chère sœur m'écrit toujours avec tant d'eQusion de son cher amour, qu'en vérité elle m'ûte le pouvoir do la bien remercier. J'en dis de mémo de vous , vous suppliant de vous remercier tous les deux l'unetl'autre des contcntcniens que vous me donnez.

Au reste, voilà donc l'imago de cet homme terrestre, tantje suis hors de tout pouvoir de refuser chose quelconque & votre désir.

On me dit que jamais je n'ai été bien peint, etje crois qu'il importe peu. /n imnginepertrangit homo ; led et frustra conrur&afur (3). Je l'ai empruntée pour vous

la donner; ou Ja b*m»( pointa rooi. Hélas I si celle demunoéalenr Atoitenson laslre dans mon esprit , que tous la verriez de bonoœurl 0 jtvultwt rvmJtw, i*o rM(«nf Wf WMfiriii«*m«. rifnw, per/ln, îm eonformet effet, dmm.

LBTna DXU.

». IBAIIGOia DIUUB, A n- uckat {*),

HONMÉ A l'aIMIV D'HVUtWmMtMlqa^ÉreqMdslmairptwUwar.

Bofln , moDuour mon trâs-ctaer frtre , voilàiGomme Je pente, l'espérance de noire voyage, on plutât de notre conversation tu Toyap, toot A bit dissipée : mais quel nmèdef Denteurei an paix , mon tr黫ber frère; et demeurons, malgré la distance des Deux, toqjours Irtsmoanimement seri^ ensemble par ce lien lndtoolid)le de notre sainte amiUé , qna Dîeo a thila et rendue eimple de loat le déchet que la distança et absence a accoutumé de faire ■or les amiliét bunaines et transitoires : n*est-«e pas , mon très-cher frère t

Vais me nrid encore en nna autre peine; c'est que Je ne sais ai son ellesae ne voudra point que J'aille faire une résidence de quelques molsauprës de madaniQ, tandis que mon frère viendra aussi commencer la sienne.

Bd somme , monsieur mon frère , si DIou n'y met sa bonne main , voilà la moitié de ma liberté engagée dans cette cour (S) , où de ma vie je n'eus un seul brin de d&wein de vivre , ni en aucune autre , mou ame étant tout àfoitantipatbiqueàcettesorte de treio.

J'eepère pourtant queje pourrai un jour en cette vie mortelle chanter: Dirupûli vineula mea; Ubt taerificabo hoiliam laudit (3). fit si ce bien-là m'arrive , mon Irëe-cher frère, vous m'aiderez A la suite de pouvoir ajouter plus hardiment qu'à celte heure, 0f nomeR />omi ni tnvocafto(i}. Vivez tout à fait à jamaia, comme vouâfaites, en cet amour céleste, monsieur mon très-

HCrlIlMd* lOHBlN. r>.

cher frère , et almaa eeM qdtlil son cœur Invidafahmaat loïw^

LEmtB DXUL I '

s. FKANÇOIS DE SALIS , ADXCDMH',

R AUTi» ■oci.isiAanQOii n

(TM* 4a MMMtn «* k nMMN « H «i La Bihil ordoena la ^MImHw A François de Sales , par la pwei évëque et prince de Genève, anx i cura, vicaires , et antres ecdè ayant charge des âmes en sOK Ayant reçu la bulle du jubilé , d le présent sommaire etlextnùt, recommandons et ordonnons de !

en tontes vm églises aux p(n|dei sont commis, vous réjouissant n notre part , «rec eux , <le oett* gn modilé qu'ils auront de proâlor lement, recueillant avec dévotl rite les grâces qui si libéralemen dé^rtlee en leur jntpn dfoeAi TOUS les convierez et «zhort«H qu'il vous sera possible, an bob Smgneur, duquel je vous souhait bénédiction.

LETTRE DXUn (1).

Klo(* du Ci

Mes très-cheis flores , l'office exercez est excellent, puisque établis de la part de Dieu ponr amod avec tantd'au tari té, que les que vous prononcez droilemeni sontratiQéesauciel. Vosboncbi canaux par lesquels la paix eof en terra sur les hommes de bont vos voix sont des trompettes du sus , qnl renversent les raurailli quité , qui est la mystique Jérki

C'est un honneur extrême m d'être élevés A cette dignité , k i anges mêmes ne sont point sp auquel désordres Dngéliqiioa fut dit: Anevex le Samt-Eipril ;é quel» vont remettrtx le» péchél

rmù (Of Gibi DéanmoInB fat ait aai ■pAtras, etm lean pereonuM à tons ceux qiti par succeuion Intime recerroient la mtois ■ulorité. Étant donc employés pour Mt wlDiirable ofiica , vous y devei nuit et jotir appliquer *otre eoin, et moi une frando partie de mon atlantion. A cette cause, ayant, il y a quelque temps , fait on amaa de pluaieun remarques que j'estime propres pour vous aider en cet exercice, j'en ai extrait ce petit mémorial que je TOUS présente, estimant qu'il vous sera bienotile.

LETTBB DXLIV.

S. FKAHflïta DK SALBS , 1 Vil DOCnUB.

DE S. niAnçois w sales. 4

LETTRE DXI.V.

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