‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 304 sur 450 · FRANÇOIS DE SALES, A MADAUft DE CHAIfTAL · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DE SALES, A MADAUft DE CHAIfTAL

(Tiréa <!• la malaoa aatacallc da S. FMiiçoIa da lilii.)

Le Saiotlui fait connoltre l'auion qui répMitdiM

sa (àmiUe.

Je ne puis vous cacher, madame, que je suis de présent à votre Sales , comblé i*m tendre et incomparable consolation aoprti de ma bonne mère. En vérité, vousauria du plaisir de voir un si étroit accord parmi des choses qui sont pour l'ordinaire si di» cordantes, belle-mère, belle-fille, bellesœur, frères et beaux-frères. Entre tout cela , ma vraie fille , je vous puis assurer, à la gloire de Dieu , qu'il n'y a ici qu'un cœur et qu'une ame en unité de son très^ saint amour : et j'espère que la bénédiotion et la grâce du Seigneur s'y doit roQ* dro abondante ; car déjà c'est beaucoup, et une chose bonne , belle et suave , de voir comme cette fraternité demeure ensemble.

Votre envoyé vous pourra dire qu'hier universellement touto cette aimable famille vint à confesse à moi eu notre petite chapelle , mais avec tant de pieté que l'on eût dit qu'il y avoit un jubilé d'année sainte i gagner. 0 ma fille , il est vrai , nous pouvons faire toutes nos années, nos moiS| no» jours , et nos heures saintes , par le bon et fidèle usage. Il a fallu que mon C09ur vou» ait dit ceci : car, en effet, que vous pcut^ cacher?

Mon cher La Thuille (Louis, comte de Sales ) vous salue humblement. H est ici auprès demoi, et je m'assure que ma bonne mère ne fut jamais plus satisfaite ni pluA contente, ni la dévotion plus

lamille : la gloire en soit à Dieu iftnt , et à nous la parfaite conâola- Y0118 avoue qu'une partie de la et! est due à la Thuille (4 ),car cette nce ne se peut faire sans une trèslagesse et piété en celui qui a la ) principale de tout cela

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