M LET
J'ai rovu lesdirecioires ; je les faia copier pour voua les envoyer, ie reverrai aussi leâcoDStitutions, afin qu'avant votre départ vous les fassiez réimprimer. Je les tiendrai toujours courtes, résenranl beaucoup de choses pour mettre au livre des avertissemens , la brièveté étant requise en aemblables affaires; et quand on écriroit trente ans, on n'empèclieroitpasqu'il 1)6 demeurât toujours quelque doute pour legespritadélicatsetbarguignans. besoin des supérieures, leur dévotioo et leur esprit, doivent suppléer à tout.
Mille très -chères salutations à votre dièreame, ma très-chère mère, à laquelle Dieu m'a donné d'une manière incomparable.
LETTRE DLXX.
(TM«4gBouiUn4*lavUlutloid(l*<IUi4a INJsb.) Le S«lnL lui dit qu'il pris Dieu iiee rclrcor pour
alla, tOa qu'illg profite d« la commuDloD Jour-
oilléra qu'il lui hoIi permlie.
Uon Dieu 1 ma chère fille , certes il me torde qoo je vous voie; au reste, je me porto fort bien, et votre cœur tout autant que jo le puis connollre. J'ai pnâ avec une ardeur trts-particuliàre ce malin pour notre avancement au saint amour de Dieu, et me sens des plus grands désirs que jamais au bien de notre ame. Ah I cedis-je, A Sauveur d.e notre cœur , puisque mcshui nous serons. tous tes jours à votre table, pour manger non-seulement votre pain, mais vous-même qui êtes notre pain vivant et Euressentiel , faites que tous les jours nous fassions une bonne et parfaite digestion de celle viande très-parfaite , et que nous vivions perpétuellement embaumés de votre sacrée daucour , bonté et amour.
Je vais au sermon du Père Franr.ois. Ce soir j'en fais un à Sainte-Claire ; mais Tau- Ire soir, ce sera vers demain, il fimt écrire à Dijon , car mardi nous enverrons; mais si je puis, je vous verrai. Bonsoir, unique et Irès-cbère sœur, ma fille. Je ne veux pas que vous jeûniez celte année.
LETTRE DLXXI.
Le Silot la ooniola dint ici pe doalellaBilalDigte.
Enfin ce beau jour, si propre pour allw vers vous , ma très-chère fiUe , a'écuk ainsi sens que j'aie ce contentement; n moins :1 faut que je supplée en qoekisa sorte par ce petit mot, que je sauve d'n&t les affaires que certains religieux m'a^ portent.
Bonsoirdonc, ma tiès-cbère Glle; tjm bien soin de soulager doucement votre pnvre cœur ; gardez-vous bien de loi anor mauvais gré de ces fâcheuses pensées qn lui sont autour : non, ma fille ; car le|WH vret n'en peut mais ; et Dieu inéme ne Id en s«it aucun mauvais gré pour cela ; n contraire, sa divine sagesse seplatt ftvgir que ce petit cœur va tremblotant à l'ombn du mal , comme un foible petit poumia i l'ombre du milan, qui va voltigeantandessus , car c'est signe qu'il est bon,» cœur , et qu'il abhorre les mauvaises butai sies.
Mais, ma trës-ctière fille, nous avons notre mère, sous les ailes de laquelle oom faut fourrer. Recourons à la croix, et l'aor brassons de cœur; demeurons en paix i l'ombre de ce saint arbre. Mon Dieu I il est impossible que rien ne nous offense, taodia qu'avec une vraie résolution nous Touhw être tout à Dieu , cl néanmoins nous savons bien que nous ie voulons. .
Bonsoir derechef, ma irès-chère fille, m vous inquiétez point; moquez-vous de l'ennomi, car vous êtes entre les bras du Toll^ Puissant. Dieu soit à jamais notre force et nolreamourl Demain, moyennant sa grlce, nous vous irons voir, ma très-chèremoit unique fille de mon cœur.
LETTRE DLXXn.
Dieu soit loué, ma Irès-cbercmcre! Non,
DE S. PiUaiÇOIS DE SALES.
encore l'office ; maid si pouvez idre pour la messe ; je le veux lez-vous assise le plus que vous 1 lieu où ce grand vent qui tire iur ne vous frappe point.
!pare pour le sermon avecbeauir, non toutefois sans défiance dre ce devoir à ce grand saint, i veuille que ce soit lui-même sermon , toutes les conceptions it tirées de lui-même, ame la présidente Âmelotm'aîmoiseile du Piessis, nièce de lac , et me pria que j*intercéelle afin que Ton pût avoir réimain. Elle m*assura que les élites Taimoient et chérissoient ;, et ne Font rejetée pour autre e pour son incommodité corpo-
hle que ce soit une bonne glle, }ts en quelque considération le bon lieu et bien apparentée; cents livres annuelles à perpé- •à-dire, qui demeureront à la ;e qu'il faut pour l'entrée, endront demain , pour savoir la , en cas qu'on la reçoive, quand ra au premier essai. Madame si vertueuse , que , comme je )arle sincèrement des qualités onjour, ma très-chère mère ; je mment vôtre.
LETTRE DLXXIII.
«YÇOIS DE SALES, A MADillia DE GHANTAL.
Iqaée ptr !«• damei d« HlrttmloB.)
«ommande de ne point Jeûner dani M maladie.
certes encore meilleure la méous dites , d'écrire au père de t nûment votre pensée, ma trèssar après cela il n'y aura rien
ère qui est ici ne partira que lUt aujourd'hui j'ai été tant tral'est pas possible de plus.
i pas, ma très-chère fille, ni 3 Brechard; car quant à vous, iendrai bien , après que vous oient guérie , de vous faire jeudi en échange^
Envoyez-moi votre scrar Françon [i).
que nous confesserons ce soir. Parlez amiablement, mais gravement, au bon enfant M. de Grenier, lequel , j'espère , fera quelque chose de bon.
Notre cher neveu (2) a certain dé«ir de ne retourner pas voir le père; mais je ne vois point d'apparence.
Il faut bien tout cet hiver pour la digestion de notre résolution.
Au demeurant, je me suis trouvé ce matin avec une si parfaite douceur et tranquillité d'esprit , sans aucun sentiment de l'étonnement que mon cœur avoit eu , que j'a: connu clairement que la venue de Notre- Dame s'approchoit , par un pressentiment de sa douce lumière.
J'ai envie de vous parler un peu bien à loisir de cela : cependant bonsoir, ma trèschère fille , ma soeur. Faites bien la cour à cette céleste pouponne qui nous arrive, et lui demandez sa grâce pour impétrer celle de son fils. Jamais je n'eus tant de sainte affection que j'en ai pour votre ame et notre très-unique cœur.
LETTRE DLXXIV.