FIANÇOIS DE SALES , A LA MàRE FAVRB
Le Saint loi témoigne son chagrin sur quelque epBtre-tempa «rriTé aax filles de Sainte-Marie. n respecte les personnes qui efi éloient cause. Il ne Teot pas qu'on suite le mouTement de la samondaine, mais l'esprii de l*Evangile.
lia très-chère fille, cette brouillerie me tient en peine jusqu'à ce que je sache ^elle soit accoisée. L'ennemi qui a vu que c'étoit tout de bon que ce petit institut s'augmentoit pour la gloire de Dieu, a suscité cette bourrasque , et encore une autre contradiction, delà part de certaines servantes de Dieu que j'honore infiniment , et crois que leur rare piété ne leur permettra pas de vivre longuement sans se remettre
(l)aarlki, Karlba, follidu et et torbarit ertt plorlma :
Loc fl. X, T. 41.
sur le train d'une pure et simple diiection de Dieu et du prochain.
Sa divine bonté nous veuille à jamais défendre de la prudence et sagesse, et des saillies de l'esprit humain, et nous fasse tout à fait vivre en la suite de l'esprit du saint Évangile, qui est simple, doux, amiable, humble, et qui aime le bien en tous, pour tous et partout où il est, et qu'il nous fait tellement aimer notre vocation, que nous n'en aimodl^ pas moins les autres, ce qui nous fait parler avec véritable sentiment d'honneur, de respect et d'amour, de tout ce que Dieu veut être en son Église pour le bien de ses enfants et pour son service. Ce grand Dieu vive à jamais en vo> tre ame, ma très-chère fille, et je salue toutes nos chères sœurs.
LETTRE DCV.