PAAlfÇOn DE SALES, A UNE ABLtOIEOSB
Le Sftiairtiborla à vivre dent Hiammié, ta douceur et U tiroplicité.
Ma très-chère fille, il me semble certes que je le vois, ce Sauveur crucifié, au milieu de votre ame, comme un bel arbre de vie, qui, par les flammes des bons désirs qu'il vous donnne, vous promet les fruits du divin amour qu'il produit ordinairement es lieux où sont la rosée d'humilité, douceur et simplicité de cœur.
Vivez donc bien ainsi, ma très-chère fille : ce sont mes vœux et mes souhaits continuels, comme vous chérissant d'une affection singulière, et me confiant que réciproquement vous soupirezsouvent devant sa divine miaéricorde pour l'amendement de mon cœur, dont je vous conjure ardemment, ma très-chère fille.
Si je puis retourner à Saint- André, ce sera de toute mon affection ; vous aurez votre désir. Que si je ne puis, vous aurez plus que votre désir, puisque le bon père, que j'aime et honore si cordialement, y fera cent fois mieux le service de notre commun maître que moi. Votre trèa-humble, etc.
LETTRE DGXXXVm.
s. FBANÇOIS DE SALES , A UlfE IBUOIBimB