‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 35 sur 450 · LETTRE XLVI · texte numérisé non relu

LETTRE XLVI

s. nUKÇOIS DIS SALES, A QUELQUES DIOCÉSAINS.

lostnicUons sur ceriainet prtliqoet toichati l'administration des sacreioens d'eucharistie et de mftrSage , surtout l'usage de la coupe.

Octobre iiti.

Messîevrs, ayant au que vous prenez qaeiqiie sorte de scandale de quoi l'on vous demie l'ablution dans un verre après que Tom avez communié, et parce que l'on coDduii tes époux et épouses devant Tautel pour célébrer le mariage , je vous ai voulu faire ces deux mots pour vous exhorter de ne point vous faire ce tort à vous-mêmes que de croire que oe que l'Église notre mère ordonne puisse être mauvais ou inutile.

Or. elle ordonne que les laïques reçoivent la communion sous l'espèce du pain seulement, en laquelle ils participent néanmoios parfaitement au corps et au sang de notre Seigneur, tout autant comme s'ils le

recevoient encore sous Tespèco du vin; puisque ce même sauveur a dit : Qui m$ mange, il vivra pour moi; et Çut mange ce patn, vivra éternellenient (I). En sorte quo ce qui se boit après la communion par le peuple, ce n*estpas le sang du Sauveur, mais seulement du vin , qui se prend pour laver la bouche , et faire plus entièrement avaler le précieux corps et sang déjà reçu en la très-sainte communion. C'est pourquoi cela ne doit pas être présenté dans lo calice, mais dans un autre vase, ou de verre , ou autrement. Quo si par ci-devant il a été autrement fait, c'a été par abus, et par la nonchalance et paresse des ofllciers de l'Église, et contre l'intention de l'Église môme.

Et quant au mariage, il n'est pas raisonnable de le célébrer ailleurs que devant rautel , puisque c'est un sacrement si grand (3), et que ceux qui le reçoivent ne sont pas hors de l'Eglise , comme les petits enfants qu'on apporte au baptême , ains sont déjà baptisés , et par conséquent introduits en l'Église et à Tau tel.

Laissez- vous donc conduire, mes amis et frères , comme de bonnes brebis , à ceux qui , sous mon autorité et celle du saint* siège apostolique, vous ont été donnés pour pasteurs ; et Dieu vous bénira, ainsi que je l'en prie, étant de tout mon couir votre, etc.

LETTRE XLVn.

Page 1