‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 382 sur 450 · A UNE DB SES · texte numérisé non relu

A UNE DB SES

Sur la mort de ion mari. La perfecUon doa vraiei amitiés ne m iroa? e qa'au ciol.

AnMey.ltaaanlMlL

Madame ma tante , si je ne savois que votre vertu vous peut donner les consolations et résolutions nécessaires à supporter avec un courage chrétien la perte qoe vous avez faite , je m'essayerois à vous en présenter quelques raisons par cette lettre, et , s'il étoit requis , je vous les porterois moi-même. Mais j'estime que vous avez tant de charité et de crainte de Dieu, que voyant son bon plaisir et sainte volonté, vous vous y accommoderez , et adoucirez votre déplaisir par la considération du mal de ce monde , qui est si misérable, que fi ce n'étoit notre fragilité , nous devrions plutôt louorDicu, quand il cnôte nos amis, que non pas nous en fâcher : aussi bien faut-il que tous, les uns après les autres, nous en sortions, selen rorclre qui est établi ; et les premiers ne s'en trouvent que mieux , quand ils ont vécu avec soin de

gers : ce fat alors que le roiDie de Sales Toulot robllfer de revenir. « étant d'avis qoe. s'otutiner plus long-temps, m ce seroit tenter bleu, et ajoutant qu'a la douleur qa'U m avoit eue. lorsqu'il av oit été forcé de consentir qoe soa m flls aîné, l'espoir de ses vieux Jours, fût d'église, il m » vouioit pas ajouter celle de le voir périr inatiiemeal. s Mr.ls le saint missionnaire, qui ovolt été cD*ujé par soa érèque, crut devoir pursé\érfr; et après quatre ans da trataui.ses preiiicatious, l'eicmplede ses grauiiea vertu, et surtout m patience et sa douceur inaltérables ramenércMi tout le paj» a l'i^itlise laiiiolique. Ce fut a cette époque qu'il fut nomme coadjuteur de l'éiéque de Geoeva Pcn d'années apros, il n$sista »ou pero daua sa deroicrt maladie : cp vieillard, presque octogénaire. « ne po%- » roit se rassasier de ses saints et suares entretient b et se disait être trois et quatre fois heureux d'mvoir • un tel /Us. • (Vie da S. Françola da Salea, par Aufvaia de Salaa.)

ut et de leur ame, comme a fait r mon oncle et mon atné, duquel Motion a été si douce et si utile ^ amis , que nous , qui avons été lus familiers et intimes, ne sauus empêcher d*avoir beaucoup de 3 la séparation qui s'en est faite :

plaisir ne nous est pas défendu, lue nous le modérions par l'espé' e nous avons de ne demeurer guère mais que dans peu de temps nous ons au ciel , lieu de notre repos, js en faisant la grâce. Ce sera là accomplirons et parferons sans onnes et chrétiennes amitiés que ivons fait que commencer en ce Vest la principale pensée que nos :édés requièrent de nous, en lavons supplie de vous entretenir, jes démesurées tristesses pour les ui n*ont point de telles espérances; it, madame matante, j'ai tant m à la mémoire de notre défunt et ervice, que vous accroîtrez infini- »ligation que j'ai, si vous me faites r de me recommander avec toute L de m'employer en grande assuaites-Ie , je vous supplie de tout ir, et je prie notre Seigneur qu'il I en vous ses saintes consolations, x)mbie des grâces que vous soukdamema tante, votre, etc.

LETTRE DCCXXXV.

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