MADEMOISELLE
Exhortation è l'amour de Dieu.
18 décembre KOS.
Mademoiselle, mon frère qui va là vous ra peut-être que je vous chéris et honore en fort; mais vous croiriez peut-être en aussi qu'il me fcroit ce bon office par larité, et je désire que vous sachiez que estmoncŒur qui a vraiment ce sentiment- . Cest pourquoi je récris ainsi de ma lain et de mon cœur. Mais dites-moi donc, lademoiselle , je vous supplie ; l'amour de ieu règne-t-il pas toujours en votre ame ? 'estrce pas lui qui tient les rênes do tou- » vos affections et qui domine toutes les Bssions de votre cœur? Oh, je n'en doute ullement : mais , mademoiselle , il faut ue vous permettiez à un esprit qui vous ime chèrement, de vous demander ce qu'il ait, pour le plaisir qu'il prend dWir dire t de redire votre bonheur. On demande si 3uvent : Vous portez-vous bien ? encore ue l'on voie ceux qu'on interroge en fort onne santé : ayez donc agréable que, sans éfîance de votre vertu et constance , je DUS demande par amour : Aimez-vous ien Dieu , mademoiselle ? Si vous l'aimez ien, vous vous plairez à le considérer sou-
LETTRE DCa.